Les femmes du monde marchent contre la violence

Des femmes sont descendues dans les rues au Bangladesh pour protester contre la violence faites aux femmes et aux filles.

Des milliers de personnes sont attendues jeudi dans les rues des grandes villes canadiennes et partout dans le monde dans le cadre de la marche mondiale contre la violence envers les femmes.

Selon le mouvement One Billion Rising, une femme sur trois dans le monde, soit plus d'un milliard de personnes, sera battue ou violée au cours de sa vie. Un phénomène qu'il faut dénoncer et contre lequel il faut s'élever soutient l'organisme international.

« Nous encourageons toutes les femmes à marcher et à se guérir ensemble en ce jour de commémoration, parce que les femmes font face chaque jour à la violence physique, mentale, émotionnelle et spirituelle » peut-on lire dans un communiqué du mouvement One Billion Rising.

Un discours qui trouve écho au Canada, où des manifestations sont prévues dans de nombreuses villes, notamment à Ottawa, Toronto, Vancouver, Edmonton, Winnipeg, Calgary, ainsi qu'à Montréal.

Rapport incriminant pour la GRC

Ces manifestations contre la violence faite aux femmes surviennent chez nous au lendemain de la publication d'un rapport incriminant de l'organisme Human Rights Watch sur le comportement d'agents de la Gendarmerie royale du Canada à l'égard des femmes autochtones, notamment dans le nord de la Colombie-Britannique. Des femmes autochtones y affirment avoir été victimes d'agressions physiques et sexuelles répétées de la part de policiers.

Pour rédiger ce rapport, Human Rights Watch a interrogé une cinquantaine de femmes et de filles autochtones l'été dernier, ainsi que des membres de familles de femmes assassinées et disparues, tout comme des représentants de groupes communautaires.

À Ottawa, les libéraux et les néo-démocrates se sont joints à l'Assemblée des Premières Nations pour réclamer du gouvernement fédéral une commission nationale d'enquête sur les assassinats et disparitions de femmes et de filles autochtones au pays.

Mercredi, le gouvernement de Stephen Harper a demandé à l'organisme Human Rights Watch de partager ses informations avec la police afin qu'une enquête puisse être menée sur ces allégations.

Le premier ministre Stephen Harper a également annoncé mercredi que son gouvernement avait demandé à la Commission des plaintes du public contre la Gendarmerie royale du Canada de se pencher sur les allégations contenues dans le rapport publié mercredi par Human Rights Watch, dont le siège se trouve à New York.

info en continu

Facebook