Droits de scolarité au Québec : un débat de société

Forum universitaire en faveur de l'économie du savoir

Le compte rendu de Mathieu Dion

Alors que le milieu de l'éducation se prépare à participer au Sommet sur l'enseignement supérieur, des universitaires, des politiciens, des gens de la scène culturelle et du monde des affaires unissent leurs voix pour demander au gouvernement de miser davantage sur l'économie du savoir.

Les neuf universités montréalaises et leurs écoles affiliées ont organisé un forum lundi à Montréal, où différents acteurs sont venus faire part de leurs perceptions et de leurs attentes, en plus de faire valoir leur contribution au développement socioéconomique et culturel de la métropole et du Québec.

Bien qu'il ait été invité, le ministre de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, brillait par son absence.

« Quand on entend et qu'on voit le ministre procéder plutôt à des coupes, on se demande pourquoi cet aveuglement volontaire, pourquoi ne pas être ici », a déploré le chef intérimaire du Parti libéral du Québec (PLQ), Jean-Marc Fournier.

« Quand on a fait du sur place, on recule. Et c'est ça qui est la fragilisation des universités aujourd'hui. [...] Les universités se sont mises en mode écoute. » — Louise Roy, chancelière et présidente du conseil d'administration de l'Université de Montréal

Selon les participants au forum, si Montréal veut demeurer un acteur parmi les centres de recherche internationaux comme Boston, Washington ou San Francisco, le gouvernement doit investir davantage dans les universités.

La Chambre de commerce de Montréal parle même d'un incontournable pour l'économie montréalaise.

« Il reste collectivement à prendre acte de l'importance de bien financer nos universités et de reconnaître qu'il y a eu un déficit de financement qui s'est accumulé dans le temps. » — Michel Leblanc, PDG de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Le forum ne propose cependant rien pour compenser le sous-financement estimé à 800 millions de dollars par les recteurs des universités québécoises.

Louise Roy répond à cela que les intervenants doivent d'abord se mobiliser et que les solutions suivront. « Aujourd'hui, le but, c'était de démontrer comment les universités ont un apport fondamental et constructif à notre société », a-t-elle expliqué.

Les universités montréalaises espèrent que leur message sera entendu d'ici la tenue du Sommet sur l'enseignement supérieur, qui aura lieu à Montréal les 25 et 26 février prochains.

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