Sommet sur l'enseignement supérieur : l'ASSE lance un ultimatum à Québec

Le compte rendu de Sébastien Bovet

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) annonce qu'elle quittera le Sommet sur l'enseignement supérieur si le gouvernement Marois ne remplit pas trois conditions, dont celle d'inclure le principe de la gratuité scolaire dans les sujets abordés lors du Sommet.

En conférence de presse, lundi matin, deux porte-parole de l'ASSE ont expliqué que leur association « tend une perche finale » au ministre responsable de l'Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, et le « somme de respecter ses engagements » en posant trois conditions à la participation de l'ASSE au sommet :

  • Tout d'abord, les membres de l'ASSE demandent que la gratuité scolaire soit considérée comme une mesure envisageable par le gouvernement dans les pourparlers qui se dérouleront au Sommet sur l'enseignement supérieur, qui aura lieu à Montréal les 25 et 26 février prochains.

  • L'ASSE demande ensuite que la seule possibilité envisagée par le gouvernement lors de cette rencontre ne soit pas des hausses des frais de scolarité ou leur indexation.

  • Enfin, l'association étudiante demande que des mécanismes d'assurance-qualité ne soient pas reconnus au sein d'un conseil supérieur des universités. L'ASSE ne veut pas qu'il y ait des indicateurs de performance des universités qui pourraient donner lieu, selon elle, à une marchandisation de l'enseignement.

Si le gouvernement de Pauline Marois refuse ces conditions, l'ASSE menace de quitter le sommet, ou carrément de ne pas y participer.

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante, qui a été particulièrement active au cours de l'été au sein de la CLASSE lors des manifestations contre la hausse des droits de scolarité, prévoit de maintenir la pression sur Québec en tenant une manifestation nationale le 26 février, à Montréal, en marge du Sommet.

Le mouvement, qui réclame la gratuité scolaire, reproche au gouvernement de Pauline Marois d'avoir manqué à sa parole et d'avoir tourné le dos aux étudiants en rejetant avant le sommet l'option de la gratuité scolaire au Québec. Le ministre Pierre Duchesne a en effet déclaré le 27 janvier dernier qu'il écartait le principe de la gratuité scolaire des discussions qui auront lieu au sommet.

L'Association pour une solidarité syndicale étudiante, qui affirme représenter plus de 70 000 étudiants des collèges et universités à travers le Québec, envisage également de déclencher une journée de grève pour protester contre les positions du gouvernement Marois.

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