Cybercriminalité : la GRC accuse des retards importants, révèle rapport

Un homme utilise un ordinateur  Photo :  iStockphoto

La multiplication des crimes numériques a laissé le programme de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) qui enquête sur toutes sortes d'accusations, de la pornographie juvénile à la fraude en ligne, avec un important retard qui représente un risque sérieux pour son travail, révèle un audit récemment divulgué.

Cet examen interne du programme de la GRC contre les crimes technologiques a mis au jour un retard dans les requêtes pour analyser des appareils électroniques - soit des preuves potentiellement essentielles - dans les cinq services analysés par les examinateurs.

Selon le rapport, l'ensemble des gestionnaires de programmes s'inquiète du fait que le nombre de demandes pour de l'aide et de l'analyse d'appareils par le programme a augmenté d'année en année.

Cet état de fait aurait été identifié comme un « risque important » pour le programme et les examinateurs ont réclamé des « gestes immédiats » pour corriger les retards.

Le programme de la GRC contre la criminalité technologique offre une aide aux enquêtes impliquant le crime organisé, la sécurité nationale, la fraude, le piratage, les homicides, la drogue, la pornographie juvénile et d'autres domaines requérant une expertise en technologie numérique.

Ce programme est composé d'un quartier général regroupant plusieurs équipes d'experts, ainsi que 11 unités de criminalité technologique partout au pays.

Le document précise que l'audit a été effectué en reconnaissance du fait que les activités criminelles impliquant des ordinateurs et d'autres appareils électroniques - dont la cyberfraude - sont en hausse.

L'examen a été terminé en février dernier, mais n'a été que récemment rendu public par la police fédérale. Des sections du document ont été jugées trop délicates pour être divulguées.

Le rapport se demande entre autres si les policiers de la GRC suivent les meilleures pratiques pour s'assurer que les appareils numériques saisis soient sécurisés lorsqu'ils sont laissés sans surveillance.

Dans une réponse écrite incluse dans le rapport d'audit, un haut responsable de la GRC a indiqué que bien que la stratégie fédérale en matière de cybersécurité annoncée en 2010 eut engendré un crédit additionnel pour les services administratifs, aucune somme n'a été consacrée pour réduire les « manquements dans les services offerts ».


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mercredi 17 décembre

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