Environnement : le Canada en queue de peloton

Un homme avec une plante dans les mains  Photo :  IS/iStock

La société de consommation du Canada et son approche timide pour réduire sa consommation d'énergie ont terni la réputation du pays sur le plan écologique, a déclaré jeudi le Conference Board du Canada.

L'organisme de recherche indépendant a publié son rapport bisannuel concernant la performance environnementale de 17 pays développés évalués en fonction de 14 indicateurs, allant de la qualité de l'air à la biodiversité.

Le Canada se trouve en dessous de la moyenne dans neuf catégories et a obtenu une note générale de « C », ce qui le place au 15e rang dans le classement établi par le Conference Board.

Seuls les États-Unis et l'Australie ont moins bien performé. Quant au sommet du palmarès, il est occupé par la France suivie de la Norvège et de la Suède.

Selon Len Coad, directeur du volet Énergie, environnement et technologie du Conference Board, la piètre performance du Canada s'explique par la mollesse de sa réponse par rapport aux défis environnementaux.

Il a affirmé que les décideurs canadiens avaient fait des progrès pour améliorer la note du Canada en matière d'environnement, mais qu'ils n'avaient pas agi avec autant d'efficacité que ceux d'autres pays.

« La plupart des problèmes sont traités mais, comme nous descendons dans le classement, nous ne les traitons pas assez efficacement ou assez rapidement », a déclaré M. Coad depuis Calgary dans une entrevue téléphonique.

Le Canada s'est notamment classé en dernière position pour les émissions de gaz à effet de serre (GES). En 2010, son taux d'émissions GES a été de 20,3 tonnes par habitant, soit beaucoup plus que la moyenne de 12,5 tonnes pour les 17 pays évalués par l'organisme.


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