Libération de Turcotte : Ottawa promet des mesures

Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu et le ministre du Patrimoine James Moore. Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu et le ministre du Patrimoine James Moore.

Le gouvernement fédéral promet de mettre les victimes comme Isabelle Gaston, l'ex-conjointe de Guy Turcotte, au centre du processus judiciaire.

Alors que Guy Turcotte est remis en liberté jeudi, les conservateurs rappellent qu'ils entendent déposer dès la rentrée parlementaire un nouveau projet de loi pour resserrer davantage les critères de remise en liberté. Le ministre du Patrimoine James Moore et le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu ont tenu une conférence de presse à ce sujet, jeudi.

Le ministre et le sénateur croient qu'actuellement, le système de justice protège mal les victimes d'actes criminels. Le système ne tient pas suffisamment compte de leur parole, de leur intérêt ou de leur sécurité dans le cadre des décisions judiciaires sur les remises en liberté, soutiennent-ils.

« Isabelle Gaston mérite mieux que cela. Le système a fait défaut. » — James Moore, ministre du Patrimoine

Le ministre Moore reconnaît que les cas comme celui de Guy Turcotte, ce cardiologue reconnu coupable mais non criminellement responsable du meurtre de ses enfants, et celui de Vince Li, qui a tué un jeune homme à bord d'un autobus Greyhound en 2008, par exemple, sont des situations de remises en liberté « extraordinaires ». Néanmoins, ces cas ont pour effet de miner la confiance des Canadiens envers le système de justice, ajoute-t-il.

Le sénateur Boisvenu affirme pour sa part qu'il y a eu au cours des dernières années une évolution rapide du nombre de personnes reconnues criminellement non responsables, comme Guy Turcotte. Le nombre de maladies reconnues pour plaider la non-responsabilité criminelle connaîtrait également une progression fulgurante, soutient le sénateur. Ansi, le système « condamne le jury » à rendre des criminels non responsables, dit-il.

Les victimes doivent avoir la « sécurité mentale » que le système est là pour elles, résume James Moore. « Pas pour les criminels, pas pour ceux qui sont reconnus criminellement non responsables à cause de leur santé mentale ».

 

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