Menace de grève des ambulanciers : Québec prêt à négocier

Ambulanciers en grève?

Le ministre de la Santé du Québec, Réjean Hébert, se dit prêt à reprendre les négociations avec les représentants syndicaux des 2500 ambulanciers affiliés à la CSN qui se disent prêts à déclencher une grève générale illimitée à la vielle de Noël.

Ces employés sont sans contrat de travail depuis presque trois ans. En octobre, ils ont rejeté dans une proportion de 71 % une entente de principe qui avait été conclue en juillet avec le gouvernement.

Si Réjean Hébert affirme avoir l'intention d'aménager cette entente pour qu'elle soit satisfaisante pour les syndiqués, il prévient toutefois qu'il a peu de ressources à mettre sur la table. « J'ai dit d'entrée de jeu que les ressources financières du gouvernement sont limitées et que ma marge de manoeuvre est extrêmement limitée dans ces négociations, mais on va se rasseoir à la table pour voir ce que les syndicats souhaitent négocier », a-t-il déclaré en entrevue à RDI.

« On va les examiner leurs propositions et on regardera, avec la capacité financière de l'État, comment on peut y répondre. » — Réjean Hébert

Le ministre se défend par ailleurs de faire durer le conflit de travail. « On en était arrivé à une entente. Les exécutifs syndicaux étaient d'accord avec cette entente. Les syndiqués l'ont rejetée, alors on va reprendre les négociations, mais on ne peut pas nous accuser de faire traîner les négociations », a-t-il dit.

De gauche à droite : Jean Gagnon, représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux affiliée à la CSN (FSSS-CSN), Dany Lacasse, vice-président responsable du secteur privé à la FSSS-CSN, et Réjean Leclerc, membre du comité national de négociation du secteur préhospitalier CSN. De gauche à droite : Jean Gagnon, représentant du secteur préhospitalier à la Fédération de la santé et des services sociaux affiliée à la CSN (FSSS-CSN), Dany Lacasse, vice-président responsable du secteur privé à la FSSS-CSN, et Réjean Leclerc, membre du comité national de négociation du secteur préhospitalier CSN.

Les ambulanciers réclament une amélioration de leur régime de retraite, la réduction du nombre d'échelons salariaux, des réaménagements à leur période de probation et l'abolition de certains frais qui leur sont réclamés (frais de caserne).

« Nous, on croit que les demandes qu'on fait sont atteignables, sont raisonnables et que ça rentre dans le cadre budgétaire du ministère », a soutenu Dany Lacasse, vice-président responsable du secteur privé à la Fédération de la santé et des services sociaux, affiliée à la CSN.

Ils obtiendront le droit de grève à partir du 24 décembre. En attendant, ils appliquent déjà des moyens de pression administratifs qui ne concernent pas les services essentiels. Ils refusent notamment d'encadrer des élèves stagiaires en soins préhospitaliers d'urgence et de raccompagner le personnel oeuvrant à titre d'escorte médicale.

Les représentants des ambulanciers soutiennent que ces derniers assumeront la totalité des services essentiels pendant une éventuelle grève.

« Nous cherchons un règlement d'ici Noël » — Réjean Leclerc, membre du comité national de négociation du secteur préhospitalier CSN

La CSN représente 60 % des techniciens ambulanciers. D'autres sont affiliés à la FTQ et d'autres encore, à des syndicats indépendants. Les syndiqués de la CSN desservent des régions comme Montréal, Québec, Saguenay-Lac-Saint-Jean, les Laurentides et la Côte-Nord.

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