La grande guignolée des médias est terminée

L'actrice Mireille Deyglun et l'animateur Jean-François Lépine L'actrice Mireille Deyglun et l'animateur Jean-François Lépine

Une centaine de médias et des milliers de bénévoles étaient à pied d'oeuvre toute la journée dans les différentes régions du Québec pour amasser un maximum de denrées non périssables et de dons en argent afin de venir en aide à des milliers de démunis et de familles.

À l'occasion de sa 12e édition, La grande guignolée des médias a innové avec un concept réunissant les meilleurs chefs de la province. À titre de porte-parole et sous le thème « Les besoins sont grands », Stefano Faita, Ricardo Larrivée, Louis-François Marcotte et Bob le Chef, notamment, incitaient les Québécois à se montrer généreux.

Les artisans de Radio-Canada étaient déployés pour l'occasion dans toutes les stations régionales de la province, notamment à Montréal. Québec, Ottawa et dans le Bas-Saint-Laurent.

Le bilan complet de la journée sera transmis dans les jours à venir. Toutefois, certains chiffrent étaient disponibles en fin de journée. À Montréal par exemple, les différents sites de collectes avaient permis d'amasser plus de 185 000 $ et 1073 sacs d'épicerie à 16h30, soit plus que la récolte de 2011, à la même heure.

La collecte se poursuit

Les dons en denrées non périssables peuvent être déposés jusqu'au 24 décembre dans des centaines d'établissements de vente au détail du Québec. Vous pouvez également faire un don en ligne en cliquant ici.

Depuis ses débuts, en 2001, l'opération a permis de récolter près de 16 millions dollars, dont 2,7 millions dollars l'an dernier, en plus d'une importante quantité de denrées non périssables. Les dons sont ensuite remis à des organismes qui luttent contre la pauvreté et soutiennent les familles en difficulté.

Un constat déprimant

Selon différentes études, près de 1,5 million de Québécois vivaient sous le seuil de pauvreté en 2011. Celui-ci correspond à un revenu annuel de 16 000 $ pour une personne seule, et de 32 000 $ pour une famille de quatre membres.

À Montréal seulement, 142 000 personnes ont recours chaque mois aux organismes de bienfaisance pour se nourrir. Selon un bilan du réseau des banques alimentaires, la demande a crû de 28 % entre 2008 et 2011.

« Il y a cinq, six ou dix ans, la pauvreté était ailleurs. Elle était en Amérique du Sud ou elle était en Afrique, mais elle est ici, elle est dans nos quartiers », explique la directrice générale de la Société Saint-Vincent de Paul de Montréal, Lucie Allègre.

Cette année, les banques alimentaires sont nombreuses cette année à faire le même constat déprimant : les dons en denrées et surtout en argent sont en baisse, alors que l'achalandage augmente.

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