Radio-Canada devant le CRTC

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le reportage de Daniel Thibeault

C'est aujourd'hui à Gatineau que commencent les audiences pour le renouvellement des licences de Radio-Canada et de CBC devant le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).

Le diffuseur public, qui n'a pas eu à se présenter devant le CRTC depuis plus de 10 ans, veut profiter des deux semaines d'audience pour convaincre le CRTC de lui accorder plus de flexibilité et davantage de revenus, notamment en diffusant de la publicité sur ses chaînes de radio Espace musique et Radio 2.

Le diffuseur veut aussi des conditions de licences plus flexibles pour pouvoir par exemple déplacer des émissions jeunesse de la télé vers le web et les appareils mobiles.

Le président du CRTC reconnaissait il y a quelques semaines que le monde de Radio-Canada avait bien changé depuis ses dernières audiences.

Quelque 80 intervenants sont attendus aux audiences.

Un mandat inchangé, mais moins d'argent pour le remplir

Le Conseil provincial du secteur des communications (CPSC) comparaîtra lundi. Son président, Richard Labelle, estime qu'il est très difficile pour le diffuseur public de remplir son mandat, inchangé, avec un budget qui ne cesse d'être réduit.

« Radio-Canada tente depuis ses débuts de satisfaire les exigences de la loi, qui impose des conditions qui ne sont pas exigées des diffuseurs privés », observe-t-il. « On peut demander à la SRC d'ouvrir des stations dans des marchés où la rentabilité n'est pas tenue en compte, par exemple. On ne demanderait pas ça à un diffuseur privé. »

Le dernier budget fédéral prévoit des compressions à CBC/Radio-Canada de 115 millions de dollars sur trois ans, auxquelles se sont ajoutées en octobre dernier des coupes budgétaires de 28,4 millions de dollars. Au total, la suppression d'emplois devrait atteindre 650.

À Ottawa, le porte-parole de l'opposition en matière de Patrimoine et député de Longueuil, Pierre Nantel, croit que le financement de la société d'État est « l'éléphant dans la pièce ».

« Le montant lui-même n'est pas tant ce que nous (le Nouveau Parti démocratique) revendiquons que sa stabilisation. Nous proposons que le budget soit échelonné sur un exercice financier de trois ans, par exemple », explique-t-il.

info en continu

Facebook