Droits de scolarité au Québec : un débat de société

FECQ : Léo Bureau-Blouin passe le flambeau à Éliane Laberge

Léo Bureau-Blouin et Éliane Laberge en point de presse Léo Bureau-Blouin et Éliane Laberge en point de presse

Le président de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Léo Bureau-Blouin, termine son deuxième mandat d'un an à la tête de l'organisation au lendemain de l'échec d'une nouvelle tentative de sortie de crise dans le conflit étudiant. Il cède sa place à Éliane Laberge, 19 ans, étudiante au Collège de Rosemont.

M. Bureau-Blouin affirme qu'il part avec le sentiment du devoir accompli, malgré l'absence de règlement avec le gouvernement. « Je ne parle pas d'échec de mon implication, au contraire. Je pense qu'il y a de quoi être fier de ce qu'on a accompli, mais strictement en termes de résultats, d'objectifs politiques qu'on s'est fixés, je n'ai pas atteint ces objectifs-là », a-t-il déclaré vendredi lors d'un point de presse.

« Je pars quand même avec un certain sentiment du devoir accompli, pas un devoir qui est accompli totalement, mais je pense qu'on a démontré quelque chose d'important au Québec, qui est que les jeunes, on peut se tenir debout. » — Léo Bureau-Blouin

M. Bureau Blouin a tenu à remercier les étudiants pour la confiance qu'ils lui ont accordée au cours de son mandat.

« Jamais les jeunes n'ont soufflé aussi fort sur le paysage politique québécois. J'espère que ce souffle va se transformer en bouffée d'oxygène pour un Québec malade qui en a bien besoin », a-t-il dit.

La nouvelle représentante de la FECQ, Éliane Laberge, entend d'abord rétablir la communication avec la ministre de l'Éducation. Pour le moment, aucune rencontre n'est prévue entre Québec et les associations étudiantes.

« Mon premier acte, en tant que présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec, sera de contacter le cabinet de la ministre pour voir dans quelle mesure on peut reprendre les liens de communication et ce qui arrive pour la suite des choses. » — Éliane Laberge

Mme Laberge propose de faire intervenir un médiateur pour régler le conflit, une idée qui a déjà été rejetée par le gouvernement. « On a une volonté qui est réelle et sincère de régler cette crise-là, d'en arriver à un compromis qui conviendra à toutes les parties », a-t-elle assuré.

« Certains disent qu'on est face à une impasse qui est insurmontable.[...] Mais nous avons vu lors des négociations une nouvelle attitude, de vouloir tasser les idéologies que l'on trouve dans cette lutte-là pour en arriver à une discussion ouverte et franche », ajoute-t-elle.

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