Grève étudiante : les professeurs dénoncent l'attitude de Québec

De gauche à droite, Mario Beauchemin, président de la Fédération des enseignants de cégep, Jean Trudelle, président de la Fédération nationale des enseignants du Québec et Max Roy, président de la Fédération québécoise des professeurs d'université. De gauche à droite, Mario Beauchemin, président de la Fédération des enseignants de cégep, Jean Trudelle, président de la Fédération nationale des enseignants du Québec et Max Roy, président de la Fédération québécoise des professeurs d'université.

La Fédération québécoise des professeurs d'université, la Fédération des enseignants de cégep et la Fédération nationale des enseignants du Québec demandent à Québec de décréter un moratoire sur les droits de scolarité et de reprendre les négociations avec les étudiants.

Lors d'une conférence de presse tenue jeudi matin pour dénoncer l'attitude du gouvernement Charest dans ce dossier, les fédérations se sont dites « indignées de la manière avec laquelle le gouvernement gère le conflit depuis le début ». Le gouvernement Charest, disent-elles, fait preuve d'un « cynisme envers la jeunesse qui est inacceptable ».

« Après dix semaines de conflit, le cynisme dont fait preuve le gouvernement envers la jeunesse québécoise est difficile à accepter, pour des enseignantes et des enseignants qui travaillent avec les jeunes. Les actes de violence perpétrés par des groupuscules isolés sont certes inacceptables, tout comme d'ailleurs certains dérapages policiers qu'ils ont entraînés. » — Extrait du communiqué des fédérations de professeurs

Les trois organisations ont défendu la CLASSE, une organisation où le pouvoir est distribué de façon horizontale, comme l'ont aussi été les mouvements féministes ou écologistes. Ils disent que l'organisation est démocratique et légitime, et que sa position dans le dossier actuelle n'est nullement ambiguë.

« Au lieu de chercher à toute force à associer la CLASSE à la violence pour diviser les étudiants, au lieu de permettre, voire d'encourager une judiciarisation du conflit, le gouvernement devrait reconnaître la division sociale importante que génère la hausse des droits de scolarité et agir en conséquence », ont ajouté les professeurs par voie de communiqué.

Les fédérations de professeurs rappellent que les étudiants font aussi les frais de ce conflit, puisque l'éventuel retour en classe s'annonce difficile, étant donné les réaménagements d'horaire nécessaires et les difficultés à enseigner dans un climat qui risque de demeurer lourd.

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