Droits de scolarité au Québec : un débat de société

Quelque 500 professeurs d'université signent une lettre appuyant les étudiants en grève

La manifestation du 22 mars à Montréal La manifestation du 22 mars à Montréal  Photo :  PC/Ryan Remiorz

Au moment où les injonctions devant les tribunaux se multiplient pour permettre le retour en classe dans les cégeps et les universités, plus de 500 professeurs d'université signifient dans une lettre leur appui aux étudiants opposés à la hausse des droits de scolarité.

Selon les signataires de la missive envoyée aux journaux, des professeurs représentant plusieurs domaines d'étude et la plupart des établissements universitaires, la lettre énonce « une position générale, minimale, qui marque clairement la place des professeurs et professeures aux côtés des étudiants », à un moment critique de la grève. « Elle entend ouvrir la voie à de futurs débats sur l'avenir de l'éducation », peut-on lire dans un communiqué.

Parmi les signataires, on retrouve notamment Gérald Larose (UQAM), Michel Seymour (Université de Montréal), Gilles Gagné (Université Laval), Yvon Rivard (Université McGill), Georges Leroux (UQAM) et Daniel Turp (Université de Montréal).

Les signataires expliquent que les professeurs ont pu paraître s'exprimer de façon dispersée depuis le début de la contestation étudiante, et qu'il était important de parler désormais d'une voix commune.

Les professeurs disent que la lettre continue à circuler dans les universités, afin de réunir un maximum de signatures pour « dénoncer l'indifférence de l'actuel gouvernement ainsi que sa conception à courte vue du financement des universités et de la place de l'éducation dans la société ».

Les demandes d'injonction se multiplient

De nombreux professeurs d'université et de cégep ainsi que plusieurs centrales syndicales s'étaient déjà montrés solidaires des étudiants en grève ces dernières semaines.

Mercredi, l'Université de Montréal a obtenu une injonction interlocutoire provisoire empêchant la tenue de manifestations qui empêcheraient les employés et les étudiants d'avoir accès à l'ensemble de ses installations.

À Gatineau, un groupe d'une cinquantaine d'étudiants de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) déposera vendredi une demande d'injonction en Cour supérieure pour forcer l'établissement à donner ses cours.

Parallèlement mercredi, les étudiants qui contestent la hausse des droits de scolarité ont remporté une victoire au Collège de Valleyfield, où l'établissement a annoncé que les cours étaient « levés » pour une journée, en raison des piquets de grève. La direction avait annoncé plus tôt son intention de reprendre les cours dès jeudi matin, malgré le fait que les étudiants sont en grève.

La grève étudiante au Québec en est à sa 59e journée.

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