La guerre de la toile

La cyberguerre au Canada

Le dernier d'une série de trois reportages d'Yvan Côté

Plus de deux ans après que le gouvernement canadien eut été la cible de pirates informatiques, plusieurs spécialistes affirment qu'Ottawa sous-estime les risques de la cyberguerre.

En janvier 2010, les systèmes d'alarme du gouvernement canadien passent au rouge : des virus ont infiltré les réseaux du ministère des Finances et du Conseil du Trésor. En catastrophe, les informaticiens ferment tous les accès Internet des deux départements afin d'éviter que les pirates puissent accéder à des dossiers d'État.

Le gouvernement Harper dissimule pendant six mois cette incursion de l'ennemi et demande à des milliers de fonctionnaires de se rendre dans des cafés pour accéder à Internet.

Ottawa minimise alors l'impact de l'incident, mais un mémo gouvernemental obtenu par le réseau anglais de Radio-Canada quelques mois après la cyberattaque soutient que « des données ont été subtilisées et que des comptes fédéraux ont été contaminés ». La fiabilité des réseaux informatiques gouvernementaux est remise en question.

Selon les chercheurs, si le Canada ne se prépare pas adéquatement pour faire face à cette nouvelle menace, Ottawa pourrait devenir la porte d'entrée des États voyous qui s'intéressent notamment à des informations secrètes d'organisations internationales comme le G8 ou l'OTAN. Des organismes avec lesquels le pays collabore tous les jours.

Il reste à savoir comment et surtout combien d'argent le gouvernement fédéral devrait investir pour se protéger de ce nouvel ennemi invisible.

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