Faire du bénévolat fait littéralement du bien au coeur

Radio-Canada avec Agence France-Presse
Un organisme de charité Les jeunes qui accomplissent des tâches ménagères et du bénévolat au sein de leur communauté ont une meilleure estime de soi et sont en meilleure santé, postule Madame Schreier  Photo :  iStockphoto

Faire du bénévolat est bon pour la santé cardiaque, et ce, même à un jeune âge, montre une étude canadienne.

La doctorante en psychologie Hannah Schreier et ses collègues de l'Université de Colombie-Britannique ont suivi 106 étudiants pour savoir si le fait de donner du temps pour les autres avait un impact sur leur santé physique.

Les résultats montrent clairement que le bénévolat améliore leur santé cardiovasculaire.

« C'est encourageant de voir comment l'intervention sociale auprès de membres de la collectivité améliore la santé des adolescents. » — Hannah Schreier
Contexte : D'autres travaux ont déjà montré que des facteurs psychosociaux, comme le stress, la dépression et le bien-être personnel, jouaient un rôle dans les maladies cardiovasculaires. Mme Schreier a souligné que les signes précurseurs de la maladie pouvaient apparaître dès l'adolescence, d'où l'objet de cette étude.

Dans cette recherche, les chercheurs ont mesuré l'indice de masse corporelle, le cholestérol et le degré d'inflammation de 53 élèves de la 10e année de Vancouver qui donnaient une heure par semaine de leur temps à des activités avec des élèves du primaire de leur quartier.

Ils ont comparé les résultats de ce groupe avec un autre de 53 lycéens qui ne faisaient pas de bénévolat. Ils ont aussi évalué l'estime personnelle, la santé mentale, l'humeur et l'empathie des étudiants.

Ainsi, après dix semaines, les jeunes qui faisaient du bénévolat avaient un niveau de cholestérol et un degré d'inflammation des tissus plus bas que les autres et avaient également moins de graisse corporelle.

Mieux encore, les participants qui avaient montré le plus d'empathie et d'altruisme dans l'accomplissement de leurs tâches étaient aussi ceux dont la santé cardiovasculaire s'était le plus améliorée.

Le détail de ces travaux est publié dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

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