« Sortir du placard », un geste bénéfique pour la santé

Une porte  Photo :  iStockphoto

Les homosexuels qui parlent publiquement de leur orientation sexuelle sont nettement moins stressés que ceux qui ne le font pas, montre une étude menée au Centre d'études sur le stress humain de l'Hôpital Louis-H. Lafontaine.

Le Robert-Paul Juster, l'auteur principal des travaux, explique que l'acceptation de soi et la communication jouent un rôle positif sur la santé et le bien-être des minorités sexuelles.

Cette recherche a été réalisée grâce à la participation de 87 personnes dont l'âge moyen était de 25 ans. Elles ont toutes été soumises à des examens, notamment des tests psychologiques, et à de nombreux prélèvements.

Les chercheurs ont évalué le niveau de cortisol, l'hormone du stress, et une vingtaine de marqueurs biologiques (les niveaux d'insuline, de sucre et de cholestérol, la pression sanguine et l'adrénaline). Des échantillons de sang, d'urine et de salive ont également été prélevés.

Le groupe de participants comptait 46 homosexuels et bisexuels (GLB) et 41 hétérosexuels. Parmi les  personnes homosexuelles et bisexuelles, 31 (19 hommes et 12 femmes) affichaient publiquement leur orientation et 14 ne la révélaient pas.

Les résultats

Certains résultats obtenus ont surpris les auteurs. Par exemple, les hommes GLB ont montré moins de symptômes dépressifs que les hommes hétérosexuels. En outre, les GLB qui s'affichaient ouvertement dans leur milieu avaient encore moins de symptômes psychiatriques que ceux qui vivaient secrètement leur sexualité.

Le Dr Smith Grant explique cette réalité par le fait que le stress lié à la stigmatisation force les minorités sexuelles à mettre au point des stratégies d'adaptation qui les rendent plus efficaces au stress dans la vie de tous les jours.

« Le fait de révéler son homosexualité ou sa bisexualité peut être bénéfique pour la santé lorsque les politiques sociales sont tolérantes et facilitent le processus de divulgation. [...] Sortir du placard ne devrait plus être une question de débat populaire, mais bien de santé publique. » — 

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Psychosomatic Medicine.

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