Cartagène à la recherche de volontaires

Projet Cartagène Des infirmières spécialement formées accompagnent les participants tout au long du processus.  Photo :  Cartagène

Jusqu'à 300 000 Québécois recevront un appel dans les prochaines semaines les invitant à participer à l'ambitieux projet scientifique Cartagène.

Ce portrait biologique et génétique de la population québécoise doit permettre de mieux comprendre comment notre environnement, nos habitudes de vie et notre bagage génétique sont impliqués dans le développement des maladies chroniques, comme le diabète, le cancer et les maladies du coeur, afin d'en améliorer la prévention, le diagnostic et le traitement.

Une première phase de recrutement, il y a 3 ans, avait permis de récolter les données de 20 000 personnes. Cette fois, ce sont 17 000 participants, âgés de 40 à 69 ans, qui seront choisis au hasard dans six agglomérations du Québec, soit Gatineau, Montréal, Québec, Saguenay, Sherbrooke et Trois-Rivières.

Les participants seront appelés à partager, en toute confidentialité, des informations sur leurs habitudes de vie, leur état de santé et leurs antécédents médicaux, ainsi que ceux de leur famille. Ils seront également invités à fournir un échantillon de sang.

« Les gens qu'on appellera au cours des prochaines semaines auront l'opportunité de faire quelque chose pour la santé de leurs enfants et petits-enfants », estime le Dr Philip Awadalla, directeur scientifique de Cartagène, et chercheur au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine et à l'Université de Montréal. Les personnes contactées seront libres de participer ou non, mais le Dr Awadalla espère qu'elles répondront positivement à l'appel, au « bénéfice des générations futures ».

Malades sans le savoir

Un constat frappant se dégage des données récoltées à ce jour par Cartagène : une proportion inquiétante des participants ignorent être atteints de certaines conditions potentiellement nuisibles pour leur santé.

Ainsi, un Québécois sur quatre souffrirait d'hypertension et jusqu'à une personne sur deux aurait un taux de cholestérol trop élevé.

Par ailleurs, des chercheurs du Québec et d'ailleurs utilisent déjà les données récoltées durant la première phase du projet. Une vaste étude pancanadienne dirigée par des chercheurs de l'Université McGill fera appel à Cartagène pour en apprendre davantage sur l'efficacité de certains médicaments par rapport à leurs effets indésirables sur les patients.

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