Le boson de Higgs, percée scientifique de l'année

Radio-Canada avec Agence France-Presse
Graphique d'une expérience pour rechercher le Boson de Higgs, diffusé par le CERN à Genève, le 4 juillet 2012. Graphique d'une expérience pour rechercher le Boson de Higgs, diffusé par le CERN le 4 juillet 2012.  Photo :  CERN

Sans grande surprise, c'est l'observation du boson de Higgs qui a été retenue comme découverte scientifique de 2012 par la revue Science.

Le Britannique Peter Higgs et le Belge François Englert Le Belge François Englert et le Britannique Peter Higgs discutent lors de l'annonce des résultats.  Photo :  AFP/FABRICE COFFRINI

Cette particule est considérée comme la clef de voûte de la structure fondamentale de l'Univers.

Son existence avait été postulée en 1964 par le physicien britannique Peter Higgs, dont il porte le nom, avec ses collègues Robert Brout et François Englert.

La confirmation de son existence en juillet dernier est en fait un élément clé pour expliquer comment d'autres particules élémentaires comme l'électron ou les quarks obtiennent leur masse.

Saisir l'insaisissable

Sa détection était rendue difficile par son instabilité. Deux équipes internationales de physiciens ont participé aux travaux qui ont permis de confirmer son existence lors d'expériences menées au Grand Collisionneur de hadrons (LHC) du CERN, près de Genève, qui est le plus puissant accélérateur de particules au monde.

Environ 150 chercheurs de neuf universités canadiennes ont pris part aux recherches internationales qui ont permis de trouver le boson de Higgs.

L'année dernière, la recherche qui a montré que les gens infectés par le VIH/sida étaient 96 % moins susceptibles de transmettre le virus à leurs partenaires s'ils prenaient des médicaments antirétroviraux avait été sélectionnée par la revue.

Représentation du robot pénétrant dans l'atmosphère de Mars Représentation du robot Curiosity pénétrant dans l'atmosphère de Mars  Photo :  NASA

Voici la liste des autres découvertes qui ont reçu l'attention de la revue Science en 2012:

  • Des cellules souches embryonnaires de souris ont été transformées en des ovocytes viables qui ont pu être fécondés en laboratoire et se sont développés pour donner des souriceaux chez des mères porteuses. La technique mise au point par des chercheurs japonais permet de redonner espoir aux femmes infertiles.
  • Le séquençage du génome de l'homme de Denisovan à partir du fragment d'un os du petit doigt grâce à une nouvelle technique. Cette percée permet de mieux connaître ce cousin ancien de l'homme de Néandertal et de l'humain moderne.
  • Le système d'atterrissage de la sonde américaine Curiosity. La NASA montre qu'elle peut ainsi déposer avec une grande précision de lourdes charges sur le sol martien. Cette méthode pourra éventuellement être utilisée lors de missions habitées.
  • La structure des protéines, jusque-là inaccessible aux sources de rayons X traditionnelles, a été révélée par le laser à rayons X, qui est un milliard de fois plus puissant que la source traditionnelle lumineuse du synchrotron.
  • L'ingénierie de précision du génome permet maintenant de modifier ou d'inactiver des gènes. La nouvelle technique de ciblage génétique est efficace et moins chère, et elle pourrait permettre de déterminer le rôle spécifique de gènes et de mutations.
  • La confirmation de l'existence des fermions de Majorana, des particules qui ont, entre autres propriétés, celle d'agir comme leur propre antimatière et se présentent sous la forme de quasi-particules. Celles-ci pourraient être utilisées pour entreposer et traiter un plus grand nombre de données informatiques.
  • Le projet ENCODE a montré que 80 % du génome humain était actif, ce qui aidera à mieux comprendre comment les gènes sont activés et désactivés. Cela permettra éventuellement de révéler certains facteurs de risque génétique pour des maladies.
  • Une interface cerveau-machine a montré que des personnes paralysées peuvent bouger un bras mécanique par leur seule activité mentale et faire des mouvements complexes.
  • La découverte par des chercheurs chinois du dernier paramètre d'un modèle de physique qui décrit comment des particules appelées neutrinos se modifient à la vitesse de la lumière. Cette percée montre que la physique des neutrinos pourra un jour aider à expliquer pourquoi l'Univers contient autant de matière et si peu d'antimatière.

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