Vos émotions passent d'abord par votre corps

Un homme joue au tennis  Photo :  iStockphoto

Le visage arrive bon deuxième lorsque vient le temps de lire l'état émotif d'une personne. Des psychologues de l'Université de Princeton, aux États-Unis, affirment en effet que la lecture de l'état émotionnel d'une personne dépend d'indices contextuels venant de tout le corps, et non seulement du visage.

Selon le Dr Hiller Aviezer et ses collègues, cette nouvelle connaissance aide à mieux comprendre comment la communication sociale se déroule au cours de situations tendues et potentiellement dangereuses.

De plus, elle pourrait faciliter l'intervention auprès de certaines personnes, comme celles qui présentent un trouble du spectre autistique, par exemple.

Les travaux

Les chercheurs ont montré que lorsque les gens ne voient que le visage des joueurs de tennis qui viennent de gagner ou de perdre un point important, ils ne peuvent distinguer les gagnants des perdants.

Les participants devinaient toutefois correctement l'émotion d'un joueur s'ils voyaient également son corps. Ces résultats ont été vérifiés avec d'autres photos de gens qui éprouvaient des émotions dans des situations différentes.

Les chercheurs ont ensuite transposé numériquement le visage de joueurs qui gagnaient un point sur le corps de joueurs qui en perdaient un et vice versa pour confirmer que la perception changeait vraiment en fonction de la vue du corps.

Toutefois, au lieu d'évaluer les visages, les participants devaient prendre la pose et mimer les expressions faciales vues sur les photos. Ces poses étaient influencées par le corps de joueurs, mais pas par leur visage.

Encore une fois, les résultats ont montré que les humains évaluaient les émotions intenses largement à l'aide des informations communiquées par le corps.

« Ces résultats montrent que, lorsque les émotions deviennent extrêmement intenses, la différence entre la réaction positive et négative est difficile à faire avec l'expression du visage. » — Dr Hiller Aviezer

Les résultats, selon les auteurs, remettent en question les modèles classiques de comportement dans les neurosciences, la psychologie sociale et l'économie.

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