Contre le cancer... et la sclérose en plaques

Radio-Canada avec Agence France-Presse
Une colonne vertébrale Les douleurs dans le bas du dos sont très fréquentes chez les personnes atteintes de sclérose en plaques.  Photo :  Centre hospitalier universitaire de Dijon

La médecine fait parfois d'une pierre deux coups. Des chercheurs britanniques de l'Université de Cambridge ont démontré qu'un médicament initialement développé pour traiter certaines formes de cancer peut aussi aider les personnes souffrant de sclérose en plaques (SEP).

Le Dr Alastair Compston et ses collègues affirment que la molécule alemtuzumab (Campath), utilisée pour traiter une forme de leucémie et d'autres cancers, permet aussi de traiter les poussées de la SEP.

Deux essais cliniques menés sur plus de 1000 personnes montrent l'efficacité de cette molécule par rapport aux traitements actuellement disponibles.

Dans la SEP, les poussées (ou rechutes) se manifestent de façon intermittente par l'apparition ou la réapparition de symptômes comme :

  • une faiblesse musculaire
  • des troubles de la vue
  • de la sensibilité

Ces symptômes peuvent s'estomper partiellement ou complètement et caractérisent la SEP dite récurrente rémittente.

Le saviez-vous?

Environ 85 % des cas de cette maladie neurologique invalidante débutent ainsi par poussées intermittentes.

Dans un essai (CARE MS 1), le groupe sous alemtuzumab a eu moitié moins de rechutes au cours des deux ans d'observation (22 % contre 40 %) par rapport au groupe ayant reçu de l'interféron, le traitement le plus courant de la SEP.

Des résultats similaires ont été obtenus avec le second essai (CARE MS 2) sur des patients ayant rechuté sous traitement.

Espoirs

Ces résultats sont publiés dans la revue The Lancet et offrent la perspective d'une amélioration significative de la qualité de vie et d'un meilleur avenir pour les patients, soutient Alastair Compston.

Ce médicament est déjà, à l'heure actuelle, prescrit par certains médecins pour la SEP, en dehors de toute indication autorisée.

Bémol

Le traitement demande un suivi médical constant puisqu'il peut s'accompagner d'effets secondaires sérieux, comme des infections, des maladies auto-immunes et une chute des plaquettes sanguines.

Le saviez-vous?

Le taux de risque d'avoir la sclérose en plaques au Canada figure parmi les plus élevés du monde. Environ 1000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.

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