Plus de planètes que d'étoiles dans la Voie lactée

Des étoiles dans la Voie lactée Représentation d'étoiles et de planètes  Photo :  ESO

Il y a plus de planètes que d'étoiles dans notre galaxie, la Voie lactée, a permis de constater une étude internationale de six ans consacrée à l'observation de millions d'étoiles.

Les astrophysiciens concluent par ces observations que les planètes en orbite autour des étoiles sont la règle et non l'exception dans notre galaxie.

« Il semble qu'il y a littéralement des milliards de planètes ayant des masses similaires à la Terre en orbite autour d'étoiles dans la Voie lactée. » — Daniel Kubas Observatoire austral européen

Selon les calculs statistiques des chercheurs, il y a en moyenne 1,6 planète par étoile dans la Voie lactée.

Environ 17 % des étoiles ont une planète d'une masse comparable à Jupiter, 52 % ont des planètes de la taille de Neptune et 62 % ont des « super-Terres », des planètes de cinq à dix fois plus massives que la Terre.

De plus, selon l'astrophysicien américain William Welsh de l'Université de San Diego, notre galaxie compterait des millions d'exoplanètes ayant plusieurs étoiles. Son équipe annonce également la découverte de deux nouvelles planètes de ce type grâce au satellite Kepler qui avait déjà permis de détecter Kepler-16b, la première planète dite circumbinaire.

L'astronomie à l'ère des exoplanètes

Depuis la découverte de la première exoplanète en 1995, les astronomes ont détecté et confirmé la présence de plus de 700 exoplanètes (sans compter les centaines de candidates découvertes par la mission Kepler). Ils ont aussi commencé à analyser les spectres et les atmosphères de ces astres.

Ces étoiles ont pratiquement toutes été observées par la détection des effets de leur attraction gravitationnelle sur leur étoile ou par la détection du moment où la planète passe devant son étoile et où sa luminosité diminue alors légèrement.

Ces deux techniques sont plus sensibles aux planètes massives ou proches de leur étoile, ou les deux. Ces méthodes ne permettent donc pas de détecter de nombreuses planètes.

Le recours à une troisième technique, dite des microlentilles gravitationnelles, a permis de détecter des planètes dont les masses couvrent une large gamme et qui sont situées bien plus loin de leur étoile.

« Nous avons également trouvé que les planètes les moins massives, comme les super-Terres ou les Neptunes peu massives, doivent être plus courantes que les planètes les plus massives. » — Arnaud Cassan, Institut d'Astrophysique de Paris

Cette méthode permet de détecter des planètes situées à une distance de leur étoile comprise entre 75 millions de kilomètres et 1,5 milliard de kilomètres (dans le système solaire cet intervalle comprendrait toutes les planètes de Vénus à Saturne) et ayant une masse allant de cinq masses terrestres à dix fois celle de Jupiter.

« Nous avions l'habitude de penser que la Terre doit être unique dans notre Galaxie. Mais maintenant, il semble qu'il y ait littéralement des milliards de planètes ayant une masse similaire à celle de la Terre en orbite autour des étoiles dans la Voie lactée. » — Daniel Kubas

Le détail de ces travaux est publié dans le magazine Nature.

Le saviez-vous?

En octobre 2010, des astronomes de l'Université de Californie à Berkeley affirmaient qu'il existerait des milliards de planètes comme la Terre dans notre galaxie, dont certaines potentiellement habitables.

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