Sida : sur les traces d’une pandémie

La prévention du VIH/sida retient l'attention de  Science

La couverture de la revue Science La couverture de la revue Science

La recherche qui a montré que les gens infectés par le VIH/sida étaient 96 % moins susceptibles de transmettre le virus à leurs partenaires s'ils prenaient des médicaments antirétroviraux a été nommée « Percée scientifique 2011 » par la revue Science. Cette étude, entreprise par des chercheurs de l'Université de la Caroline du Nord, a porté sur 1763 couples hétérosexuels dans 9 pays.

Les résultats de l'étude HPTN 052 montrent sans ambiguïté que le traitement aux antirétroviraux a le double avantage de traiter les sujets atteints du VIH et de faire baisser le risque de transmission.

La médecine savait déjà que le traitement réduisait la charge virale, c'est-à-dire les quantités de VIH dans le sang d'une personne infectée, mais il restait une donnée inconnue : la charge virale dans le sang n'était pas forcément similaire à celle des sécrétions génitales.

« La plupart des chercheurs s'attendaient à ce que la réduction du virus chez une personne fasse aussi baisser son pouvoir de contamination. [...] Mais ce qui a surpris a été le degré élevé de protection puis l'impact de ces résultats sur les chercheurs, les militants et les décideurs du domaine. » — Myron Cohen

Selon l'équipe éditoriale de la revue, cette étude a donné un nouveau souffle à un mouvement déjà en cours qui prône le traitement actuel pour réduire la charge virale dans les communautés et rendre même possible l'élimination de la pandémie dans certains pays.

D'autres percées importantes

Bactéries intestinales Bactéries intestinales  Photo :  iStockphoto

Du gaz intact dans l'espace : Des astronomes ont sondé l'univers lointain et découvert deux nuages d'hydrogène qui semblent avoir conservé leur composition originelle durant les 2 milliards d'années qui ont suivi le big bang.

Notre arbre généalogique mieux compris : les analyses d'ADN de cousins anciens et disparus de l'homo sapiens ont révélé que beaucoup d'humains ont hérité de traits génétiques de ces hommes primitifs.

La plante se dévoile : Des chercheurs ont élucidé la structure d'une protéine photosynthétique utilisée par les plantes pour séparer les atomes d'hydrogène et d'oxygène formant l'eau. Cette découverte pourrait permettre de développer des techniques de production bon marché d'hydrogène, une source d'énergie propre.

Un nouveau mot : le microbiome : une étude portant sur les microbes qui peuplent nos intestins a montré que les humains possèdent des bactéries dominantes dans leur tube digestif, soit les Bacteroïdes, la Prevotella ou la Ruminococcus. Les travaux révèlent que l'une de ces bactéries prospère avec une alimentation riche en protéines, tandis que l'autre préfère le régime végétarien. Selon Science, ces résultats aident à mieux cerner les relations existant entre régime alimentaire et microbes aussi bien pour la nutrition qu'en cas de maladie.

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