Mieux prédire les précipitations

Des gouttes d'eau  Photo :  iStockphoto

La situation en Montérégie rappelle l'importance de pouvoir prévoir avec précision les précipitations.

Le professeur Peter Yau et son équipe du Département des sciences atmosphériques et océaniques de l'Université McGill développent actuellement des techniques améliorées pour accroître la précision de ces prévisions à court terme.

Les techniques en cours de développement reposent sur l'établissement de nouvelles représentations des processus associés aux nuages. Celles-ci intègrent des observations radars de haute résolution des conditions météorologiques aux conditions initiales des prévisions modélisées.

Ces travaux permettent d'établir un système de prévision à l'échelle régionale et d'étudier la formation ainsi que la distribution des précipitations.

En d'autres mots, les chercheurs sont maintenant plus en mesure d'expliquer pourquoi, dans un même système, il pleut beaucoup plus à un endroit qu'à un autre.

Selon le physicien de l'atmosphère Frédéric Chausson, les calculs étaient jusqu'à ce jour faits aux quinze kilomètres, ce qui donnait lieu à certaines erreurs. Les nouvelles méthodes rendent possibles les microprévisions très localisées, explique-t-il.

« En resserrant les points de calcul sur la grille (intervalles de moins de quinze kilomètres), on augmentera la finesse de la prévision. Ça va certainement donner un coup de pouce. On est ouvert à tout ce qui peut améliorer la prévision parce que Dieu sait que c'est loin d'être un domaine parfait. » — Pascal Yiacouvakis, météorologue à Radio-Canada

Seules les prévisions de 24 à 48 heures pourront être améliorées. Le long terme reste toujours le talon d'Achille de la météorologie.

En complément

  • science
    dossier -  Comprendre la météo Les phénomènes, les nuages, les bulletins et les événements marquants des dernières années.

Info en continu Afficher le fil complet

Facebook