La confusion cérébrale, mieux comprise

Le cerveau d'un homme  Photo :  iStockphoto

Un déséquilibre des neurones chargés de filtrer l'information visuelle serait responsable de maladies qui comportent des symptômes de « confusion cérébrale », comme la schizophrénie et le trouble obsessivo-compulsif, affirment des chercheurs québécois.

En fait, le Pr Julio Martinez-Trujillo et ses collègues de l'Université McGill ont découvert dans le cerveau des filtres dont la fonction est de réduire la confusion.

Explications

La médecine estimait à ce jour que ce type de confusion (également retrouvée dans l'hyperactivé avec déficit de l'attention et le syndrome de Gilles de la Tourette) était associé à une anomalie au cortex préfrontal.

Cette anomalie, sans être véritablement documentée, expliquait la difficulté à se concentrer, la perte d'inhibition, l'impulsivité et divers comportements inappropriés.

L'équipe montréalaise a découvert que la « confusion cérébrale » chez les personnes qui présentent l'anomalie a un lien avec le mauvais fonctionnement d'une cellule cérébrale particulière.

Les chercheurs ont détecté chez le primate des neurones qui filtrent de manière sélective l'information visuelle importante et celle qui ne l'est pas.

La clé de l'activité normale de ces neurones-filtres se trouverait ainsi dans leur capacité, en présence de confusion visuelle, à fortement inhiber l'information non pertinente. Le reste du cerveau peut accéder aux données importantes sans entrave, expliquent les chercheurs.

« Contrairement à ce que l'on pourrait croire, le cerveau ne dispose que d'une capacité limitée lorsqu'il s'agit de traiter l'information. De l'ensemble de l'information visuelle qu'il reçoit, le cerveau ne peut qu'en traiter environ 1 %. » — Pre Julio Martinez-Trujillo

Ainsi, les neurones responsables de la perception des objets et de la programmation des actions se livrent une concurrence ininterrompue lorsqu'il s'agit d'accéder à l'information pertinente.

Les chercheurs espèrent que leurs travaux, publiés dans la revue Neuron, permettront de développer de nouveaux outils diagnostiques.

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