Nouvelle phase d'essais pour le vaccin canadien contre le virus Ebola

Radio-Canada avec Agence France-Presse
Un travailleur de la santé prend la température de personnes en Guinée, le 18 mars 2016, pour s'assurer qu'ils ne soient pas infectés par le virus Ebola Un travailleur de la santé (au centre) prend la température de personnes en Guinée, le 18 mars 2016, pour s'assurer qu'ils ne soient pas infectés par le virus Ebola  Photo :  AP/Youssouf Bah

Un vaccin mis au point au Canada et considéré comme le premier traitement efficace contre le virus Ebola fera l'objet d'une nouvelle phase d'essais cliniques cet automne, ont annoncé mardi les autorités canadiennes.

Selon la ministre de la Santé du Canada, Jane Philpott, cette prochaine phase d'essais cliniques constitue une étape importante de l'élaboration de ce vaccin expérimental « qui s'appuie sur des travaux entamés en 2000 au Laboratoire national de microbiologie de l'Agence de la santé publique du Canada ».

Lors de ces essais cliniques, le vaccin sera testé auprès de personnes séropositives qui se seront portées volontaires. Car, comme l'explique la Dre Cécile Tremblay, du Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), « il est particulièrement important d'étudier l'efficacité du vaccin contre le virus Ebola chez les populations vulnérables, notamment chez les personnes vivant avec le VIH ».

« Ces populations sont souvent considérées comme étant le plus à risque durant des éclosions en raison de leurs systèmes immunitaires affaiblis », a-t-elle expliqué.

Le Réseau canadien de recherche sur l'immunisation et le groupe pharmaceutique Merck mèneront ces essais en novembre à Ottawa et à Montréal, puis au Burkina Faso et au Sénégal l'an prochain. L'ensemble des essais cliniques s'effectuera sur deux ans, au coût de 3,5 millions de dollars.

Plus de 11 000 décès

On estime à 22 millions le nombre de personnes, dans 15 pays d'Afrique, qui sont exposées à un risque continu d'éclosion potentielle du virus Ebola. En deux ans, plus de 11 000 personnes ont succombé au virus, qui occasionne fièvre, vomissements et diarrhée intense.

Ce vaccin initialement conçu au Canada et dont la licence est détenue aux États-Unis avait fait l'objet d'une étude préliminaire, dont les résultats avaient été publiés dans la revue médicale britannique The Lancet, en juillet 2015. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait alors déclaré que le premier vaccin efficace contre le virus Ebola était « à portée de main ».

Plus tôt cette année, l'OMS avait annoncé la fin de l'épidémie en Afrique de l'Ouest.

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