Mise en garde contre l'alimentation trop axée sur le riz

Le reportage de Johane Despins (version abrégée)

Une alimentation trop axée sur le riz peut causer de graves problèmes de santé, ce qui amène de plus en plus d'organismes, dont l'Organisation mondiale de la santé (OMS), à émettre des mises en garde contre la céréale la plus consommée dans le monde.

En février dernier, l'émission L'Épicerie révélait la présence d'arsenic dans des produits à base de riz, des résultats qui ont inquiété des experts et des consommateurs.

« J'avais des plaques grises qui étaient apparues sur le corps. Grises avec comme des petits spots rouges », explique Danielle, une téléspectatrice interrogée par l'émission.

Danielle a demandé à son médecin un test de dépistage, dont le résultat est qualifié d'alarmant par l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

« Je n'ai jamais pensé qu'il y avait un danger dans le riz, dans les riz qu'on mangeait. J'ai toujours pensé que c'était très contrôlé nos affaires. » — Danielle, téléspectatrice

L'Épicerie a fait analyser d'autres produits, dont plusieurs sont consommés régulièrement par Danielle. Les résultats sont similaires aux analyses de février dernier : 300 parties par milliard ont été décelées dans ce riz.

En Chine, l'arsenic dépasse de deux fois le maximum permis. « L'arsenic, c'est un des métaux lourds qui peut avoir des effets négatifs sur la santé, mais à partir de certaines doses », explique Dre Angelika Tritscher, de l'OMS, précisant qu'il est impossible « de définir une quantité d'expositions qui est sans danger ».

Le Canada et les États-Unis n'imposent aucune norme maximale pour l'arsenic dans les aliments, mais la Food and Drug Administration (FDA) veut faire bouger les choses. Quelque 1100 produits ont déjà été analysés.

« La FDA aux États-Unis a annoncé qu'elle aurait sans doute des recommandations à fournir aux consommateurs d'ici la fin de l'année. L'Organisation mondiale de la santé [et] la FDA reconnaissent l'arsenic comme un cancérigène reconnu. » — Fabien Gagnon, médecin-conseil à l'INSPQ

Quelque 65 % du riz consommé au Canada provient des États-Unis, mais pour l'instant, Santé Canada ne voit pas la nécessité d'établir une norme.

D'après un reportage de Johane Despins

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