De l'importance d'un diagnostic rapide

Un couple âgé  Photo :  iStockphoto

Pas moins de 75 % des 36 millions de personnes atteintes de démence dans le monde n'ont pas encore reçu de diagnostic et ne bénéficient pas d'un traitement précoce qui leur serait pourtant bénéfique, rapporte l'organisme Alzheimer's Disease International (ADI) dans son rapport annuel.

L'ADI lance un appel aux États pour qu'ils créent des stratégies nationales afin de permettre d'aider ces personnes.

Le rapport note que l'idée reçue selon laquelle la démence est un processus normal du vieillissement empêche souvent d'établir un diagnostic rapide qui aurait pourtant des bénéfices en termes de santé, de société et de coûts.

En effet, les médicaments et l'aide psychologique à un stade précoce permettent d'améliorer la mémoire, de préserver l'indépendance et ainsi de maintenir une bonne qualité de vie.

De plus, le document note que le fait d'aider et de conseiller les aidants naturels permet d'améliorer leur humeur, de réduire la fatigue et de retarder le placement en résidence de la personne atteinte de démence.

Selon l'ADI, établir rapidement un diagnostic permet également à l'État de faire des économies de plusieurs milliers de dollars par personne.

Le rapport estime que seulement 20 % à 50 % des cas de démence sont diagnostiqués rapidement dans les pays développés. Ce pourcentage baisse à 10 % dans les États en voie de développement.

Au Canada

Le nombre de personnes touchées passera de 500 000 actuellement à 1 125 000 dans 30 ans.

Selon la Société Alzheimer du Canada, l'élaboration d'une stratégie canadienne sur la gestion des maladies neurodégénératives est nécessaire. Sans une telle intervention, le fardeau économique pourrait passer de 15 milliards à 152 milliards de dollars par année, estime l'association.

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