Commotions cérébrales fréquentes

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Les commotions cérébrales au hockey junior sont beaucoup plus fréquentes que ce qui a été estimé à ce jour, montrent les résultats d'une étude ontarienne.

Une étude ontarienne menée auprès de deux clubs de hockey junior montre que le nombre de commotions cérébrales est sept fois plus élevé que celui rapporté à ce jour par d'autres études.

Le Dr Paul Echlin et ses collègues ont suivi 67 jeunes regroupés au sein de deux clubs de hockey junior durant la saison 2009-2010 pour constater que 17 joueurs ont subi un total de 21 commotions cérébrales pendant les 52 matchs.

Ainsi, le ratio commotions/matchs joués est de sept fois plus élevé que celui rapporté par d'autres études.

Environ le quart de ces blessures au cerveau sont survenues chez des joueurs impliqués dans des batailles, ont constaté les chercheurs.

Pire encore, pas moins de 29 % des joueurs ayant subi une commotion en ont subi une deuxième, voire plus, au cours de la même saison.

Les commotions cérébrales peuvent constituer de très sévères blessures au cerveau. Les auteurs de l'étude rappellent que subir plusieurs commotions peut entraîner des déficits physiques et cognitifs importants et permanents.

Les joueurs qui subissent ce genre de blessures ne peuvent revenir au jeu avant 13 jours, en moyenne. Toutefois, le tiers des joueurs doivent attendre bien plus longtemps avant de s'en remettre complètement.

L'étude « Hockey Concussion Education Project » est publiée dans le journal Neurosurg Focus ».

En mai dernier, une étude menée auprès d'une trentaine de joueurs des Carabins, l'équipe de football de l'Université de Montréal, avait montré que les commotions cérébrales sévères causaient des pertes de l'acuité olfactive.

En 2008, une équipe de l'Institut neurologique de Montréal de l'Université McGill avait découvert qu'un état dépressif touchait souvent les athlètes à la suite d'une commotion cérébrale subie lors de la pratique d'un sport.

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