Gaétan Barrette présente ses excuses à Diane Lamarre

Radio-Canada avec La Presse Canadienne
Le reportage de Julie Dufresne

Le ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette, a finalement présenté ses excuses à la députée péquiste Diane Lamarre mardi, et ce, quatre fois plutôt qu'une. Il l'avait accusée la semaine dernière d'avoir cautionné un stratagème mis en oeuvre par des pharmaciens aux dépens de la population à l'époque où elle dirigeait leur ordre professionnel. 

« Je dois admettre bien candidement et bien sincèrement que, dans le feu de l'action, mes propos ont pu dépasser certaines normes ou bornes et qu'ils aient pu heurter Mme Lamarre », a dit M. Barrette dans une mêlée de presse tenue à l'entrée de la réunion du caucus des députés libéraux.

« À cet égard-là, je tiens aujourd'hui à formellement lui présenter mes excuses, dans un dossier qui a une certaine complexité quand même. »

Dans ses explications, M. Barrette a fait valoir que son projet de loi sur l'achat de médicaments était d'une certaine complexité et qu'il s'était emporté en raison des questions des journalistes.

Le ministre Barrette avait accusé la porte-parole péquiste en matière de santé d'avoir instauré la « ristourne Lamarre ». Il disait qu'elle avait « approuvé par omission un "schème" pour aller chercher de l'argent », en ajoutant qu'« elle s'est servie dans le pot aux bonbons, le pot aux biscuits ».

Il n'avait pas voulu retirer ses propos dimanche soir à l'émission Tout le monde en parle. « La virulence, c'est la marque de commerce de la vie parlementaire », avait-il déclaré. Il avait également refusé de le faire lundi.

Mme Lamarre a accepté les excuses de M. Barrette. « J'ai entendu qu'il avait reconnu avoir fait une erreur à ce niveau-là, et pour moi c'est essentiel », a-t-elle déclaré peu après. 

Le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau, a ensuite présenté ses excuses pour avoir traité M. Barrette de « Tartuffe » la semaine dernière, en référence au personnage mesquin créé par Molière.

« Je suis content de voir que le Dr Barrette s'excuse. Il avait un ton qui était inacceptable », a commenté le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault. 

« Maintenant, j'espère que M. Couillard va prendre comme modèle M. Barrette et va s'excuser de m'avoir accusé d'avoir "soufflé sur les braises de l'intolérance", parce que ça aussi, c'était blessant, c'était arrogant », a-t-il poursuivi.