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Écoutez les derniers mots de Catherine


Le départ de l’avion du mardi 23 juin, qui devait me ramener aux Îles de la Madeleine, a été reporté à cause de la brume, mais j’ai fini par arriver aux Îles mercredi dans l'après-midi, profitant d’une éclaircie dans le brouillard pour atterrir!

J’ai eu de la chance, car depuis mon retour, il fait une brume si dense qu’on ne voit plus les buttes autour de la maison!

Les Îles dans la brumeLes Îles dans la brume, vue de ma maison à Havre-aux-Maisons

Il fait chaud et humide, c’est un beau temps pour une première baignade. Et voilà, c’est l’été qui commence!

Mais ce retour aux Îles signifie aussi que l’expérience de Jeune correspondante à l’étranger pour Radio-Canada est bel et bien terminée pour moi.

Je l’aurais prolongée encore et encore, mais toutes les bonnes choses ont une fin... Quelqu’un d’autre prendra le flambeau l’an prochain, je le souhaite!

Crabe frais… un régal de premier souper aux ÎlesDu crabe

De mon côté, je vais terminer mon baccalauréat en biologie, tout en conservant un intérêt certain pour le journalisme et les communications.

Alors, pour cette expérience unique si enrichissante, je remercie sincèrement l’équipe de Radio-Canada, à Montréal comme à Paris, ainsi que Céline Galipeau, Marcel Courchesne, Robert Quintal, Maxence Bilodeau, Véronique Lemoine, Nicolas Weinberg, et tous ceux que j’ai rencontrés à travers ce périple au cœur du journalisme.

Merci à vous qui m’avez lu et suivi sur le blogue, lui donnant sa raison d’être et m’encourageant dans mon apprentissage du web!

Et finalement, merci à mes parents, toujours présents, et artisans de ce que je suis.

Voilà, je passe le flambeau au prochain ou à la prochaine Jeune correspondant à l’étranger.

MERCI et bon été!!!!

Catégorie : International

À peine descendue de l'avion, Catherine Chevrier-Turbide se retrouve avec Céline Galipeau sur le plateau du Téléjournal pour faire un petit bilan de son expérience de correspondante à l'étranger.

Elle raconte aussi son expérience en tant que journaliste Web, une autre nouveauté pour elle!

Regardez l'extrait du Téléjournal du 22 juin:


Catherine publiera bientôt sur son blogue un autre post pour conclure son aventure...

Regardez le reportage de Maxence Bilodeau sur la renaissance artistique de Berlin, diffusé Téléjournal du 22 juin:

Catégorie : International

Me voilà revenue à Paris... pas de décalage horaire, mais un temps de chien! Et c'est ici que commence la fin du périple! Les images sont en banque, mais il reste toute la partie assemblage à effectuer... on a la moitié du travail de fait!

Maxence a rédigé et retravaillé son texte avec l’aide des correcteurs de Radio-Canada. Et hop, on peut attaquer l’image. C’est long de choisir toutes les scènes et les plans les plus appropriés, mais le résultat est au rendez-vous.

En tout, pour le reportage sur le Mur de Berlin qui a été diffusé le dimanche 21 juin 2009, il aura fallu une journée et demie de tournage et autant pour la rédaction du contenu audio et le montage.

Au total, 3 journées de travail bien remplies... Avec Maxence, rien n'est laissé au hasard: il s’applique d’un bout à l’autre!

Le reportage diffusé au Téléjournal du 21 juin


Et ce soir, mon séjour à Paris se termine sur une belle note: c’est la Fête de la musique. J’y suis allée avec Laura Hébert, une amie des Îles de la Madeleine qui étudie en sciences politiques ici depuis septembre!

C'est vraiment agréable de revoir quelqu’un des Îles avec qui je relâche la prononciation « à la française » dans une ambiance de fête!

Rendez-vous de la musique, les parcs, les places publiques et les petites rues sont emplies de spectacles et les masses se rassemblent devant les scènes temporaires. Ça bouge!

Caroline discute avec des écolières de NeuköllnCatherine et Laura aux Halles

Et de pas en pas, les styles musicaux passent du techno à la chanson française, au blues, à la musique latine. Il y en a pour tous les goûts! Danser, taper du pied ou prendre un verre, chacun profite de l’événement comme bon lui semble.

Les métros sont ouverts jusqu’au petit matin, les policiers veillent au grain... place à la musique et à la fête!

La Fête de la musique, rue Montorgueil, à Paris

Laissant la musique et les fêtards derrière moi, je suis rentrée à pied, flânant dans les rues de Paris... et puis soudain, L’Opéra national de Paris, devant moi, silencieux.

Ce soir, il avait laissé la musique à la rue...

Et maintenant, direction Charles de Gaulle, et Montréal!

Catégorie : International


Notre voyage à Berlin tire à sa fin… court, bien court séjour, mais c'est pour mieux y revenir, peut-être!

Aujourd’hui, Maxence, Caroline et moi continuons le tournage. Il nous faut encore toutes sortes d’images pour alimenter les reportages à venir.

Un atelier d'artisteUn atelier d'artiste, dans le quartier Neukölln

Ce matin, nous avons fait des entrevues et nous avons tourné dans un grand atelier blanc, partagé par 5 Français et un anglais, depuis près de 8 mois.

Les Français, finissants aux Beaux-Arts de Paris, pensent que Berlin attire un nombre croissant d'artistes venus de tous les horizons.

« C’est une ville où les réalisations sont possibles, un genre de ville laboratoire », m’a expliqué Cyril Aboucaya qui vit à Berlin depuis le mois d'octobre dernier. Selon Cyril et ses camarades, il y a un fort roulement d’artistes et de galeries, dans le coin.

Plusieurs artistes viennent pour un court laps de temps, question de faire des repérages dans l’idée de revenir ultérieurement. C'est ainsi que les locataires des immeubles désaffectés de Berlin changent, si fréquemment.

Maxence Bilodeau en entrevue Maxence Bilodeau en entrevue

Caroline nous a ensuite amenés déjeuner à La fabrique arc-en-ciel, une petite cantine de son quartier, Neukölln. Ce quartier accueille un nombre croissant d’artistes nouvellement arrivés en ville.

On y trouve aussi beaucoup de petits restos et de magasins d’aliments « bio ». Dans ce panorama, Neukölln arrive aussi à préserver son mode de vie communautaire, à la berlinoise.

« Mémé Werner »

L’endroit, aménagé autour d’une cour intérieure, est flamboyant. Les couleurs sont vives et invitent littéralement le passant à venir passer la porte pour aller voir à l'intérieur.

Il s’agit d’un ancien squat qui a été racheté par la Mairie, et qui a été transformé en centre de réparation de vélos, en auberge de jeunesse, et en cantine.

Fabrique Arc-en-CielLa fabrique arc-en-ciel

Dans la délicieuse cantine, les uns deviennent la famille des autres. Cette vieille dame de 83 ans, Élisabeth Werner, par exemple, une belle dame aux grosses lunettes, est surnommée « Mémé Werner ».

De 8 heures le matin jusqu'à 15 heures, elle fait du bénévolat à La fabrique. Elle a décidé de peler des patates pour les cuisiniers parce que, en tant qu'adepte de ces tubercules, elle estimait qu'il devait y en avoir plus au menu!

Le reste du temps, elle socialise avec ceux qui viennent manger à 3-4 euros. Beaucoup viennent ici non pas pour le prix, mais pour le réseau social, et pour l’atmosphère familiale agréable.

Mémé WernerCatherine et Mémé Werner

Arrivée à Berlin il y a 2 ans, après le décès de son mari, Mémé Werner habite chez sa fille. Lorsqu’elle est entourée par tous les habitués de la cantine, elle dit qu'elle en oublie son âge avancé, tellement l’ambiance est familiale!

Les galeries ouvrent leurs portes

Ce soir, il y a exposition au Tape Modern Gallery, une galerie aménagée dans un entrepôt qui jouxte un Club de techno branché.

On y va encore pour capter d’autres images de la vie artistique de Berlin. C’est un grand espace qui permet des installations en tous genres. De l’art contemporain, rien de moins!

Mémé WernerL'entrée de la galerie Tape Modern

Sur le plancher, un tas de sable avec un seau au centre, rempli de sangria... Chacun se tire une paille géante du sac, posé non loin de là, et, après avoir pris une gorgée, on plante sa paille dans le sable.

La montagne beige se transforme en hérisson au fur et à mesure que les buveurs vont et viennent.

Hérisson de paille sur sableHérisson de paille sur sable

À Berlin, tous les trois mois environ, c’est la « Soirée des Galeries ». Toutes les galeries d’un quartier renouvellent leurs expositions à la même date, et les portes sont grandes ouvertes au public.

Les gens peuvent donc faire une promenade d’expo en expo, comme bon leur semble. Cela permet aux galeries d’être mieux connues, et à tous les publics de se confronter à l'art. Belle initiative, non?

Colonne de la Victoire, Berlin Colonne de la Victoire, Berlin


Urbanisme social

Pour en terminer avec Berlin, je veux vous faire part d’une dernière chose qui m’a paru vraiment intéressante: la réhabilitation de Neukölln, le quartier le plus pauvre de Berlin.

C’est Stefanie Raab, architecte pour l’agence intérimaire Neukölln (Zwischennutzungsagentur), qui m'en a expliqué les particularités, pendant le vernissage de la galerie Tape Modern.

L’agence de « placement » pour laquelle elle travaille organise des visites de locaux et d'appartements à louer, et s'efforce de faire le meilleur appariement entre locataire et propriétaire.

Qu’est-ce que ça change? Meilleur est le « match », plus bas sera le prix du loyer. Et l’avantage? Les locataires peuvent rénover eux-mêmes les lieux et la valeur calculée des rénovations peut être convertie en argent, et déduite du loyer.

Pour les propriétaires, c'est une façon originale d'entretenir et de rénover les lieux et d'augmenter leur valeur sur le long terme. Les locataires, de leur côté, peuvent se loger à prix modique, dans de grands espaces.

Une façade d'immeuble à NeuköllnUne façade d'immeuble à Neukölln

Et ça n'est pas tout. Lorsque les vieux immeubles sont habités, c'est la revitalisation de tout le secteur qui se met en branle. Des magasins et des restos viennent s'y installer, et tout l'ambiance se met à changer.

Le but de cette stratégie de réhabilitation urbaine, me confiait la dame en question, c’est aussi de mettre en contact les jeunes défavorisés du quartier avec les artistes au moyen de projets conjoints.

Cela permet d’élargir les horizons des jeunes souvent peu scolarisés, et de leur permettre de gagner confiance en eux.

Le résultat est qu'ils retrouvent de l'intérêt à poursuivre leurs études à l'école. Et depuis, les 5 dernières années, ça semble fonctionner!

Caroline discute avec des écolières de NeuköllnCaroline discute avec des écolières de Neukölln
Catégorie : International

Journée entre deux, tant au point de vue du travail que de la météo: des réponses pour des entrevues qui se font attendre, un reportage qui change d'angle, de la pluie en début de journée, du soleil en après-midi, et la fatigue qui s'accumule... ça fait un gros mélange!

Le ReichstagLe Reichstag

Comme nous avions besoin de plus de clichés afin de compléter la banque d’images pour le reportage sur le Mur de Berlin, nous sommes allés faire un petit tour du Berlin touristique: Check Point Charlie, l'ancien et célèbre poste-frontière entre l'Est et l'Ouest, Alexanderplatz, place qui porte le nom du Tsar Alexandre 1er et qui accueille plusieurs grandes manifestations, la Brandenburger Tor (porte de Brandebourg), l'emblème de la ville, et, enfin, le fameux Reichstag, siège du Parlement allemand.

C'est aussi un bon jour pour tester un peu la nourriture allemande. Sur la Place Alexandre, nous avons acheté un bratwurst à un marchand ambulant rôtisseur de saucisses.

Bratwurst-man
« Ce n’est pas un hot-dog, nous a expliqué le vendeur, c’est un bratwurst », ce qui littéralement veut dire « saucisse grillée ». À ne pas confondre!



Servi pour presque rien, dans un mini pain qui ne fait pas la moitié de la longueur de la saucisse, c’est parfait pour un midi rapide!

Une bratwurst et deux gourmands



Et en soirée j’ai décidé d’aller au Hasir, un resto turc réputé, fondé par le « père » du Döner Kebab. Et ce plat vite fait, bien fait est un véritable un délice! Et en plus, il est si peu cher et tellement bon!

Un DönerDöner savoureux du Hasir

La communauté turque est très importante, à Berlin. Les premiers immigrants sont arrivés en 1958, à l'époque où la reconstruction de la ville exigeait une main-d'oeuvre nombreuse.

En 50 ans, leur implantation a connu une forte expansion et, dans certains quartiers, il arrive de voir l'affichage est uniquement en turc.

Et puis il y a encore une autre chose typique de Berlin, et qui donne à la ville un cachet bien particulier: les vélos... Il y en a partout ! Ils envahissent les rues, et qu’ils sont beaux!!!


Catégorie : International
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