Au moins 37 morts dans une explosion au centre d'Ankara

Associated Press
Une explosion a secoué dimanche le centre d'Ankara, la capitale de la Turquie. Une explosion a secoué dimanche le centre d'Ankara, la capitale de la Turquie.  Photo :  Getty Images/AFP/Adem Altan

Une voiture a explosé près d'arrêts d'autobus à Ankara, la capitale de la Turquie, dimanche. Selon le ministère de la Santé turc, on compterait au moins 37 morts et 125 blessés.

L'explosion est survenue sur l'important boulevard Ataturk, près de la principale place de la capitale, Kizilay.

Selon la chaîne de télévision NTV, une voiture, que l'on croit avoir été chargée d'explosifs, aurait explosé près d'un arrêt d'autobus situé à proximité d'un parc. Plusieurs véhicules ont pris feu par la suite. Le ministère de l'Intérieur turc affirme que les terroristes voulaient tuer des civils.

Des bureaux gouvernementaux et des ministères se trouvent tout près de ce quartier. Des autobus de la police antiémeute sont normalement stationnés dans ce quartier, mais il semble qu'ils n'étaient pas ciblés par l'attentat. Les fenêtres de boutiques situées le long du boulevard et de la place ont éclaté.

Le ministère des Affaires étrangères du Canada a dénoncé cet attentat. « Le Canada est consterné par la dernière attaque insensée survenue à Ankara. Nos pensées sont avec notre ami et allié la Turquie », peut-on lire sur le compte Twitter du ministère.

Le premier ministre, Ahmet Davutoglu, a convoqué une rencontre d'urgence. Plusieurs ambulances et des véhicules de police se sont rendus sur les lieux de l'explosion.

Dogan Asik Dogan Asik  Photo :  AP/Burhan Ozbilici

Un témoin, Dogan Asik, 28 ans, a été blessé au visage et à un bras. Il était à bord d'un autobus au moment de l'explosion.

« Il y avait environ 40 personnes [à bord]. L'autobus a ralenti. Une voiture est passée à côté de nous et, boum, elle a explosé. »

Les autorités ont bouclé le secteur pour éloigner curieux et journalistes. Elles disaient craindre une seconde explosion. Des enquêteurs médico-légaux analysaient la scène.

Personne n'a encore revendiqué la responsabilité de l'attentat. Des militants kurdes ainsi que des combattants du groupe armé État islamique ont récemment attaqué la ville. Un groupe d'extrême gauche est également actif en Turquie.

Il s'agit du troisième attentat à frapper Ankara en cinq mois. Un attentat à la voiture piégée a coûté la vie à 29 personnes, il y a trois semaines. L'attaque a été revendiquée par un groupe kurde, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

L'échec d'un processus de paix entre le gouvernement et le PKK a provoqué un regain de violence en Turquie. Depuis juillet, des centaines de personnes ont perdu la vie dans ces violences et attentats. Dimanche, le gouvernement a imposé un couvre-feu dans deux villes majoritairement kurdes.

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