Un rassemblement de Trump annulé pour des raisons de sécurité

Associated Press
Un partisan de Donald Trump (à droite) crie contre un opposant au candidat à l'investiture républicaine. Un partisan de Donald Trump (à droite) crie contre un opposant au candidat à l'investiture républicaine.  Photo :  Kamil Krzaczynski / Reuters

Le candidat à l'investiture républicaine Donald Trump a annulé un rassemblement à Chicago, vendredi, pour des raisons de sécurité, alors que bon nombre d'opposants se faisaient entendre dans l'aréna aux côtés de partisans du controversé homme d'affaires.

L'annonce du report de l'événement à un autre jour a suscité des applaudissements dans la foule au pavillon Chicago de l'Université de l'Illinois. Pendant ce temps, les partisans du candidat scandaient: « We want Trump! We want Trump! » (Nous voulons Trump!)

Quelques confrontations physiques ont éclaté dans la foule lorsque les organisateurs ont annoncé que l'événement était annulé. La police de Chicago a dit avoir procédé à quelques arrestations.

Des pétitions ont aussi circulé pour que l'administration universitaire annule l'événement. Elles faisaient valoir que le rassemblement créerait « un environnement hostile et dangereux » pour les étudiants.

Avant que la nouvelle ne tombe, les partisans de M. Trump et les manifestants également présents s'invectivaient sur les lieux. Pour une première fois depuis le début de sa campagne à la présidence, la foule semblait également partagée entre des gens prêts à acclamer le magnat de l'immobilier et d'autres fermement opposés à sa candidature.

Lorsqu'un manifestant afro-américain avait été escorté hors de la salle, plus tôt, la foule s'était mise à crier : « Let them stay » (Laissez-les rester).

Veronica Kowalkowsky, une partisane de M. Trump, a témoigné qu'elle n'avait aucune amertume envers les manifestants - tout en disant croire que c'était leur cas. « J'ai senti beaucoup de haine. Je n'ai rien dit de mal à personne », a affirmé la jeune femme de 18 ans.

Des heures avant le début de l'événement, des centaines de personnes attendaient à l'extérieur de l'aréna. Les sympathisants de M. Trump étaient aussi nombreux que les manifestants anti-Trump - la foule était surveillée de près par les nombreux policiers sur place.

Des perturbations fréquentes 

Donald Trump a dû faire face à plusieurs critiques concernant les affrontements violents survenus lors de ses événements de campagne.

Son rassemblement de St.Louis, vendredi, a été interrompu plusieurs fois par des manifestants et selon les policiers, 31 personnes ont été arrêtées pour avoir troublé l'ordre public. Une personne a été interpellée à l'extérieur de l'événement et a été accusée de voies de fait au troisième degré.

M. Trump avait alors raillé les manifestants, qu'il a décrits comme de « faibles fauteurs de troubles », les incitant à « retourner chez eux et à trouver du travail ».

« Ce ne sont pas de bonne personnes [...] Ce ne sont pas les personnes qui font de nous un grand pays. Ce sont les gens qui détruisent notre pays », a-t-il lancé.

Alors que le milliardaire tente de lancer un message d'unité dans son parti, les manifestations lors de ses rassemblements se sont intensifiées.

Un homme de la Caroline du Nord a d'ailleurs été arrêté pour avoir asséné un coup de poing à un manifestant afro-américain mercredi dernier.

« C'était un homme brutal qui donnait des coups. Et nous avons certaines personnes - certaines personnes brutales que nous avons ici - qui ont commencé à répondre aux coups. C'était une belle chose », avait répondu M. Trump.

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