Zika : l'OMS recommande l'usage de préservatifs

Radio-Canada avec Reuters et CBC
Un garçon observe un agent de santé qui répand des pesticides pour lutter contre le virus Zika dans un cimetière en banlieue de Lima, au Pérou. Un garçon observe un agent de santé qui répand des pesticides pour lutter contre le virus Zika dans un cimetière en banlieue de Lima, au Pérou.  Photo :  Martin Mejia

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande aux couples vivant dans les zones touchées par le virus Zika d'utiliser des préservatifs lors des rapports sexuels.

Le virus Zika est fortement soupçonné de causer chez les foetus des troubles neurologiques et congénitaux. Il se transmet à l'être humain par la piqûre d'un moustique infecté de type Aedes, qui vit dans les régions tropicales. Des virus actifs ont toutefois été découverts dans les fluides corporels de patients infectés et il n'est pas exclu que la maladie puisse se transmettre par voie sexuelle.

« En attendant qu'on en sache plus, tous les hommes et les femmes vivant dans des zones où le Zika est présent ou qui en reviennent - en particulier les femmes enceintes et leurs partenaires - doivent être informés du risque potentiel de transmission par voie sexuelle et adopter des pratiques sûres », dit l'OMS.

Les autorités sanitaires brésiliennes ont observé récemment une recrudescence des infections au virus Zika, ainsi qu'une augmentation du nombre des nouveau-nés atteints de microcéphalie, une malformation néonatale grave, dans le nord-est du pays.

En Colombie et au Venezuela, un lien a été établi avec le syndrome de Guillain-Barré, une maladie neurologique dont la gravité varie selon les patients.

Cas de microcéphalie au Brésil antérieurs à l'épidémie

Par ailleurs, un nombre important de cas de bébés nés avec des têtes particulièrement petites, aux limites de la norme, a été observé au cours des dernières années au Brésil, deux ans avant l'apparition du virus Zika, selon une étude. Certains cas remontent en fait à 2012.

« Nous sommes très, très surpris », dit la pédiatre et cardiologue Sandra Mattos, qui a mené l'étude.

Les autorités brésiliennes fixent à 32 cm la limite en deçà de laquelle on estime être en présence d'un cas de microcéphalie.

Mme Mattos souligne par ailleurs que les cas de microcéphalie graves se sont accrus à partir de 2014.

« Nous devons faire face à un ennemi inconnu », dit la pédiatre. « En même temps, nous avons un grand besoin de trouver des réponses rapidement pour la population, pour les femmes enceintes et les femmes en âge de procréer », ajoute-t-elle.

Encore relativement mal connu, capable de se propager dans de nombreuses parties du monde, transmis par des moustiques, le Zika est un agent infectieux « émergent ». C'est pourquoi il inquiète de plus en plus les autorités de santé publique. Il n'existe ni traitement ni vaccin contre ce virus.

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