Donald Trump est chahuté au Vermont

Radio-Canada avec Reuters, Agence France-Presse, Associated Press et New York Times
Donald Trump lors de son passage à Burlington, au Vermont Donald Trump lors de son passage à Burlington, au Vermont  Photo :  AP/Charles Krupa

L'État du Vermont a reçu Donald Trump, jeudi, lors d'un rassemblement qui a été maintes fois interrompu par des gens visiblement opposés au coloré candidat à l'investiture républicaine.

C'est que Burlington, qui a été le théâtre de cette quasi foire d'empoigne, est la ville où le candidat démocrate Bernie Sanders a vu sa campagne démarrer. Burlington est aussi considérée comme une enclave progressiste. Le Vermont a déjà été un bastion républicain, avant de devenir l'un des États les plus libéraux des États-Unis.

L'équipe entourant Trump s'était affairée, avant le rassemblement, à trier sur le volet le millier de participants qui se présentaient, tickets à la main, leur demandant s'ils étaient ou pas en faveur de Donald Trump. Ceux qui admettaient y être opposés étaient prestement escortés hors de l'immeuble. Une mesure controversée que le principal intéressé a défendue en affirmant, par communiqué, que les places dans la salle étaient comptées : « Je prends soin de mes gens, pas de ceux qui ne sont prêts à voter pour moi ou qui sont indécis ».

De l'amusement à l'impatience

Une manifestante lors du rassemblement de Donald Trump au Vermont Une manifestante lors du rassemblement de Donald Trump au Vermont  Photo :  Charles Krupa

Néanmoins, il s'était glissé dans la foule des protestataires qui ont chahuté l'aspirant-chef du Parti républicain durant son discours. Dans un premier temps, le milliardaire à la tête d'un empire immobilier s'en est amusé. « N'est-ce pas excitant? » a-t-il lancé à la foule. Par la suite, cependant, il a demandé aux agents de sécurité de les faire sortir, et vite, suggérant même qu'on leur confisque leur manteau, tout en notant qu'il faisait froid dehors.

Considérant que les agents n'agissaient pas assez rapidement, M. Trump a déclaré : « Voici pourquoi nous perdons le contrôle dans notre pays. Tout le monde a peur de faire quoi que ce soit ».

La question du contrôle des armes à feu

Le rassemblement pour Donald Trump avait été planifié pour avoir lieu en même temps que l'allocution télévisée que prononçait le président Barack Obama en faveur d'un resserrement du contrôle des armes à feu. Donald Trump a souvent affirmé qu'il abolirait les zones dans lesquelles les armes à feu sont interdites aux États-Unis. « Vous savez ce que ces zones représentent pour un déséquilibré? C'est un appât », a-t-il lancé à la foule réunie à Burlington.

Des gens sont ressortis de ce rassemblement avec un sentiment de frayeur, une dame affirmant même que la harangue de Donald Trump lui faisait penser aux films illustrant Hitler. En revanche, un partisan du candidat à l'investiture républicaine a conclu que Trump « se tient debout » et qu'en raison de sa fortune personnelle, « il ne se laisserait pas acheter par les autres ».

Avec les informations de Michel Labrecque

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