L'actualité internationale sous la loupe de nos correspondants

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Ils sont nos yeux et nos oreilles sur le monde. Réunis pour une émission spéciale animée par Céline Galipeau et Catherine Mercier, les correspondants de Radio-Canada ont discuté de leur métier, mais ont aussi fait le point sur la dernière année, marquée par le terrorisme international, et expliqué à quoi on doit s'attendre pour celle qui vient de commencer.

Sur notre plateau, Jean-François Bélanger et Sylvain Desjardins (Paris, Europe), Marie-Ève Bédard (Beyrouth, Moyen-Orient), Yvan Côté (Pékin, Chine), Raymond Saint-Pierre (Moscou, Russie, Europe de l'Est), Yanik Dumont Baron et Christian Latreille (Washington, États-Unis), ainsi que l'envoyée spéciale Alexandra Szacka (Europe) sont revenus sur les événements marquants de 2015. 

Il y a un an, jour pour jour, le journal satirique Charlie Hebdo, à Paris, était la cible d'une fusillade meurtrière, puis une prise d'otages à l'épicerie Hyper Cacher, à Paris, faisait d'autres victimes.  

Pour la France, l'année s'est terminée de la même façon qu'elle avait commencé, avec des attaques sanglantes qui ont fait une centaine de morts, en novembre.

« À Paris même, ça veut dire qu'il y a beaucoup de gens qui connaissent des personnes [...] qui ont été victimes : les familles, les groupes d'amis », en deuil des êtres chers qu'ils ont perdus, souligne Sylvain Desjardins.

Il se souvient du « témoignage particulièrement marquant » d'une femme de 28 ans, Floriane Bernaudat, qui a perdu son fiancé, « l'homme de [sa] vie », mort sous les balles au Bataclan.

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Si les attaques de janvier visaient la liberté de presse et faisaient preuve d'antisémitisme, souligne Jean-François Bélanger, les Français se sont sentis visés personnellement lors des attentats de l'automne. C'était une attaque contre leur mode de vie. « C'est Monsieur et Madame tout le monde qui ont été touchés, dit-il. Les Français ont voulu montrer un visage digne, un visage fort en disant : "On ne va pas céder au terrorisme." » 

« C'était devenu un acte de résistance de prendre une bière sur une terrasse. » — Jean-François Bélanger

Le terrorisme s'inscrit en grande partie dans la crise syrienne, qui a fait au moins 250 000 morts, attribuables notamment au régime Al-Assad et au groupe armé État islamique.

Très active en Syrie, mais aussi en Irak, cette crise donne du fil à retordre aux puissances occidentales.

Ce conflit, c'est un « casse-tête incessant » pour le président Obama, souligne Christian Latreille : « C'est le caillou dans son soulier qui ne veut pas partir. » La plupart des experts militaires disent que l'envoi de troupes massives au sol est nécessaire pour en venir à bout, mais c'est une option peu tentante pour un président élu pour sortir son pays de deux guerres, poursuit-il.

La situation en Syrie, elle-même éminemment complexe, laissait pourtant espérer « un plan de sortie de crise » il y a encore quelques jours à peine, explique Marie-Ève Bédard.

« On a commencé l'année [2016] sur une note très positive », rappelle-t-elle. En fin d'année, deux joueurs importants dans la région, l'Iran à majorité chiite et l'Arabie saoudite à majorité sunnite avaient montré des « signes de collaboration », devenus signe du passé avec la recrudescence des tensions au cours de la dernière semaine.

« Ça annonce de bien mauvaises nouvelles pour la Syrie », dit-elle.

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