Un soupir de soulagement après le non écossais

Radio-Canada avec Reuters et Agence France-Presse
Réactions européennes positives au non Écossais

Plusieurs pays et organisations ont poussé un soupir de soulagement collectif après l'annonce du résultat du référendum sur l'indépendance de l'Écosse, remporté vendredi par le camp du non.

L'Espagne est « très heureuse » du non à l'indépendance de l'Écosse, a affirmé le chef du gouvernement Mariano Rajoy, lui-même farouchement opposé à un référendum que veulent organiser les souverainistes catalans dans son pays.

« Nous sommes très heureux que l'Écosse reste avec nous », a dit M. Rajoy dans un message vidéo, se félicitant que les électeurs « aient fait le choix entre la ségrégation et l'intégration, entre l'isolement et l'ouverture ».

Le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, est heureux que le Royaume-Uni reste uni. « Le Royaume-Uni est un membre fondateur de l'OTAN et je suis sûr qu'il continuera à jouer un rôle important pour maintenir notre solide alliance », a déclaré M. Rasmussen dans un communiqué.

Les États-Unis et d'autres alliés avaient exprimé leur inquiétude quant à l'éclatement de la Grande-Bretagne, ce qui, selon eux, l'affaiblirait.

Le non écossais à l'indépendance est « bon pour une Europe unie, ouverte et plus forte », a dit pour sa part le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, dans un communiqué.

L'indépendance de l'Écosse aurait été un « cataclysme » pour l'Europe en encourageant séparatisme et nationalisme dans d'autres pays, ce qui aurait eu pour effet de rendre le continent « ingouvernable », ajoute-t-il.

Plus tôt, le président du Parlement européen, Martin Schulz, s'est aussi dit « soulagé du résultat » du référendum, dans un entretien vendredi à la radio allemande Deutschlandfunk.

« C'est une bonne décision, en des temps où rester uni a fait ses preuves face aux défis auxquels nous sommes confrontés », a-t-il affirmé dans un communiqué.

Les dirigeants européens avaient prévenu qu'en cas d'indépendance, l'Écosse serait considérée comme un pays extérieur à l'Union européenne et devrait donc passer par une procédure d'adhésion.

L'Écosse a dit non au référendum

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