Le Canada risque de perdre une bataille à propos du commerce de l'ours polaire

Des ours polaires dans la Baie d'Hudson Des ours polaires dans la Baie d'Hudson  Photo :  PC/JONATHAN HAYWARD

Le Canada pourrait perdre une bataille internationale concernant sa gestion des ours polaires au moment où d'anciens alliés changent leur fusil d'épaule et soutiennent désormais une proposition d'interdiction du commerce transfrontalier pour certaines parties de l'animal.

Le commerce de l'ours polaire, qui est au cœur du débat, est une entreprise en pleine croissance et lucrative pour les chasseurs inuits, qui vendent les peaux en tant que sous-produit de leur chasse traditionnelle.

Une défaite constituerait aussi un « avertissement » pour le Canada et une atteinte à son image de gardien responsable du puissant prédateur de l'Arctique.

Au début du mois prochain, les pays du monde entier se réuniront à Bangkok pour examiner les changements à la Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction.

Parmi les propositions qui seront étudiées figure celle des États-Unis qui souhaitent placer les peaux d'ours polaires, les têtes ou les autres parties dans la même catégorie que l'ivoire d'éléphant, ce qui aurait pour effet d'interdire leur vente à l'extérieur des frontières du Canada.

Le Canada s'était opposé à une proposition similaire en 2010 et avait réussi à la repousser avec l'aide de l'Union européenne, qui avait voté en bloc pour vaincre la motion.

Maintenant, de grands pays dont le Royaume-Uni et Pays-Bas, ont annoncé qu'ils appuieraient une interdiction. La Russie, dont le territoire abrite aussi des ours polaires, est également d'accord avec les États-Unis.

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