Les populations d'oiseaux du Canada ont diminué en 40 ans

Paruline noir et blanc Une paruline  Photo :  Charles M. Francis

Un rapport sur l'état des populations d'oiseaux du Canada montre qu'elles ont été grandement influencées par l'activité humaine au cours des 40 dernières années, qui a profité à certaines espèces au détriment d'autres.

Constatation la plus inquiétante : il y a actuellement moins d'oiseaux que dans les années 1970, les effectifs des populations canadiennes ayant diminué en moyenne de 12 %.

Plusieurs oiseaux de prairies, dont les plectrophanes, les sturnelles, le pipit de Sprague et le tétras des armoises, montrent des déclins de leurs effectifs causés en grande partie par la perte de leur habitat.

Les insectivores aériens, un groupe d'oiseaux qui chassent les insectes en vol, comme les hirondelles et les moucherolles, montrent des déclins plus importants que tout autre groupe d'oiseaux, bien que la cause de ce déclin soit encore inconnue.

Les effectifs des oiseaux de rivage ont de leur côté diminué de près de la moitié. Ceux qui nichent dans l'Arctique, comme le bécasseau maubèche, une espèce en voie de disparition, ont diminué de 60 %.

D'autres espèces ont toutefois augmenté en raison des efforts de conservation. L'interdiction de l'utilisation de pesticides dans les années 1970 a contribué au rebondissement des populations d'oiseaux de proie tels que le faucon pèlerin, le balbuzard et le pygargue à tête blanche.

Une gestion efficace des milieux humides et de la chasse a aussi permis aux populations de sauvagine (canards et oies) de croître.

Les environnementalistes s'entendent pour dire que les populations d'oiseaux sont des indicateurs fiables de l'intégrité écologique de l'environnement.

Le rapport L'état des populations d'oiseaux du Canada est une collaboration de l'Initiative de conservation des oiseaux de l'Amérique du Nord (ICOAN), dont les membres comprennent les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, les ONG de conservation et les organisations du secteur privé.

Il s'appuie sur 40 ans de données recueillies par des professionnels et des bénévoles scientifiques et couvre huit régions du pays, dont la forêt boréale, l'Arctique et les océans.

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