Saviez-vous que?

La Grande-Bretagne compte 148 prisonniers pour 100 000 habitants, le Canada 107 pour 100 000 et la France 85 pour 100 000 (chiffres de 2006).

 
 


Un cas marquant

Depuis que le gouvernement fédéral est dirigé par les conservateurs du Stephen Harper, les opposants à la peine de mort dans le monde s’inquiètent, craignant une résurgence des courants en faveur de la peine capitale. Même si la perspective d’un retour de la peine ultime a été écarté par le premier ministre du Canada, certains signes dénotent une certaine ambivalence du gouvernement dans ce dossier qui divise encore l’opinion publique. L’exemple le plus flagrant de cette ambivalence est la décision d’Ottawa de ne plus intervenir pour empêcher l’exécution des ressortissants canadiens condamnés à mort dans d’autres pays.

Fin 2007, un cas illustre ce changement de cap et mobilise les trois partis d’opposition à Ottawa, qui dénoncent la non-intervention du gouvernement Harper dans le dossier Ronald Allen Smith, un Albertain de 50 ans condamné à mort au Montana pour avoir tué deux autochtones en 1982.

Ottawa rompait ainsi avec une vielle tradition, en décidant de ne pas intercéder dans cette affaire auprès des autorités américaines. La dernière intervention du gouvernement fédéral en faveur d'un ressortissant canadien condamné à mort aux États-Unis remonte à la fin des années 90. Ottawa avait alors tenté de convaincre le gouverneur du Texas de l'époque, George W. Bush, de commuer la peine de Stanley Faulder, coupable du meurtre d'une femme. Cette intervention n'a pas empêché l'exécution du Canadien.

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