Entrevue avec Gilles Sabourin, d'Amnistie internationale ()  
   
   

« La différence entre les partisans de la peine de mort et ses adversaires réside dans le fait que les premiers s'identifient d'instinct aux victimes, et les seconds, aux assassins. »
Maurice Toesca, Le Prix de la douleur

 
 


Le pour et le contre

Les arguments de ceux qui sont pour

La peine de mort aide à prévenir la criminalité, car elle a un effet dissuasif sur les criminels potentiels.
La récidive étant courante chez les criminels, la peine de mort aide à diminuer la criminalité.
Les crimes de guerre devraient être passibles de peine de mort, car on ne peut comparer le crime d'un meurtrier agissant sous le coup de l'émotion à celui d'un autre agissant de façon répétitive et organisée.

Les arguments de ceux qui sont contre

Les erreurs judiciaires étant inévitables, des innocents risquent d'être exécutés.
La peine de mort est assimilable à la torture.
L'application de la peine de mort est un meurtre (comment qualifier une justice qui défend aux citoyens de tuer, mais qui le fait elle-même?).
L'usage de la peine de mort correspond à une vision répressive de l'application de la justice. Les sociétés qui appliquent la peine de mort connaissent un taux de violence et de criminalité aussi élevé que les autres. Cette peine n'est pas dissuasive.

 

  Un cas particulier : la loi martiale

On peut dire que la peine capitale n'a réellement disparu au pays que très récemment.

Beaucoup de Canadiens croient que la peine capitale a été entièrement abrogée en 1976. Elle était cependant restée en vigueur dans les cours martiales jusqu'en 1998. Il a donc fallu 23 ans pour que la loi soit amendée et que la peine de mort disparaisse définitivement.


Dans l'histoire militaire du pays, 26 soldats ont été condamnés à mort. Tous, sauf un, ont été fusillés pendant la Première Guerre mondiale.

Modifications à la Loi sur la Défense nationale

 

  Historique de la peine de mort relativement aux infractions d'ordre militaire

À l'époque de la Confédération, la Loi de Milice prévoyait la peine de mort pour les infractions d'ordre militaire commises par des membres de la Milice.

Au cours de la Première Guerre mondiale, 25 soldats canadiens ont été exécutés (22 pour désertion, 2 pour meurtre et 1 pour lâcheté).

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, 3 soldats ont été condamnés à mort, mais un seul a été exécuté (il avait été déclaré coupable de meurtre).

Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, aucun membre des Forces canadiennes n'a été exécuté à la suite d'une infraction d'ordre militaire.

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