La mondialisation

Le défi des Amériques
• Le Sommet des peuples
 
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Références

Sur le continent américain, les mouvements d'opposition à la mondialisation sont en général issus des syndicats nationaux et des autres mouvements sociaux qui s'étaient formés contre le libre-échange. Leurs échanges ont donné lieu à la création de l'Alliance sociale continentale, en mai 1997, à Belo Horizonte.

Cette alliance, mise sur pied sous l'initiative de l'Organisation régionale interaméricaine des travailleurs, repose sur la construction « d'alternatives viables et concrètes à la ZLEA ». Elle rassemble aujourd'hui des organisations sociales et syndicales provenant des 35 pays des Amériques, y compris Cuba.

En avril 1998, l'Alliance sociale continentale a organisé un premier Sommet des peuples à Santiago, au Chili. Cet événement, qui faisait office de contre-sommet officiel et qui a été convoqué à l'instigation de cinq coalitions nationales d'opposition au libre-échange, s'est conclu par la publication d'un document intitulé Des alternatives pour les Amériques. Vers un accord entre les peuples du continent. On peut y lire : « Le commerce et l'investissement ne doivent pas constituer des fins en soi, mais bien des moyens susceptibles de nous mener vers un développement juste et durable. Il est essentiel que les citoyens et citoyennes exercent leur droit de participer à la formulation, à la mise en œuvre et à l'évaluation des politiques sociales et économiques du continent. Les objectifs centraux de telles politiques doivent être la promotion de la souveraineté économique, le bien-être collectif et la réduction des inégalités à tous les niveaux. »

L'Alliance sociale continentale dénonce la clandestinité du processus de négociation et rappelle l'exigence de transparence. « Les organisations syndicales, sociales et environnementales du continent sont d'avis que le projet de ZLEA risque de promouvoir un modèle de croissance injuste et destructeur pour ces environnements. De plus, ces négociations se font sans véritable consultation publique tout en accordant une place trop importante au milieu des affaires (American Business Forum). Dans ce contexte, la société civile du continent s'organise!!! »

Ainsi, l'Alliance sociale continentale a organisé un deuxième Sommet des peuples, qui s'est tenu à Québec juste avant le Sommet des Amériques, soit du 17 au 21 avril 2001. Ce second contre-sommet était en partie financé par Québec et Ottawa. Le gouvernement fédéral le reconnaissait d'ailleurs comme un des « événements parallèles appuyés par le gouvernement canadien ».

En outre, de nombreux autres groupes se sont organisés en vue du Sommet, parmi lesquels Common Frontiers, la Table de convergence de l'opposition pacifiste, Opération Québec Printemps 2001 (OQP 2001), Opération SalAMI, ATTAC-Québec, Alternatives, Convergence des luttes anti-capitalistes (CLAC), le Comité d'accueil du Sommet des Amériques (CASA) et Black Bloc.

Au cours des mois qui ont précédé le Sommet, ces groupes ont organisé des séminaires, des manifestations et des camps de désobéissance civile à l'intention de ceux et celles qui voulaient se joindre au mouvement d'opposition à la mondialisation des marchés. La question de la violence divisait les troupes, mais la majeure partie des groupes d'opposition se présentaient comme étant résolument non violents.

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Affiche d'opposition à la mondialisation



« Le commerce et l’investissement ne doivent pas constituer des fins en soi, mais bien des moyens susceptibles de nous mener vers un développement juste et durable. »
Des alternatives pour les Amériques


Alliance sociale
continentale


Le troisième Sommet des Amériques est le plus grand événement politique d'envergure internationale jamais tenu au Canada.


Convergence des luttes
anti-capitalistes (CLAC)

 

 

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