our
mieux comprendre les bulletins météo
La place réservée à la météo
prend de plus en plus d’importance dans les médias
: les bulletins de nouvelles lui donnent de plus en
plus d’importance, et des chaînes spécialisées
ont vu le jour afin de répondre au besoin des
gens d’être informés sur le sujet.
Au-delà du « Il fera beau demain »,
que veulent dire les expressions utilisées dans
les bulletins?
Le
point de rosée : L'air contient toujours
de la vapeur d'eau. La nuit, la terre retourne à
l'atmosphère et l'espace une grande partie de
l'énergie qu'elle a accumulée sous les
rayons du soleil. Elle se refroidit donc. S’il
n'y a pas de vent (ou très peu), l'air près
du sol devient de plus en plus froid, et la vapeur d'eau
qu'il contient finit par se condenser et faire des gouttelettes
d'eau (la rosée). C'est cette température
que l'on appelle le point de rosée. Le point
de rosée est donc la température à
laquelle il faudrait refroidir l'air pour que la vapeur
d'eau qu'il contient se condense.
L’indice humidex : C'est un
indice développé par des météorologues
canadiens en 1965. Cet indice, qu'on donne sous forme
de température équivalente, indique de
quelle manière le temps chaud et humide est perçu
par la moyenne des gens. Lorsque l'air est humide, la
sueur sur notre corps (sans vent) ne s'évapore
pas bien, et une température, par exemple de
26 degrés Celsius, qui normalement serait assez
confortable, nous semble plus chaude ou plus inconfortable.
Si l'air est sec et qu'il fait chaud, la sueur sur notre
corps s'évapore bien, de sorte que nous ne ressentons
pas, ou très peu, cet effet de l'humidité.
L'humidex combine donc la température et l'humidité
en une seule valeur, de manière à refléter
la température perçue. Il peut s'avérer
un moyen plus efficace de mesurer combien l'air est
étouffant que la température ou l'humidité
prises séparément.
Le refroidissement éolien : C’est
la sensation de refroidissement causée par l'effet
combiné de la température et du vent.
Le Canada a un nouvel indice pour calculer ce refroidissement.
Il équivaut à la sensation ressentie sur
la peau par une journée calme. Par exemple, si
la température extérieure est de -10 degrés
Celsius et que le refroidissement éolien est
de -20 degrés Celsius, cela signifie que
vous ressentirez sur votre visage le même froid
que si vous étiez dehors à -20 degrés
Celsius par temps calme.
Saviez-vous
que?
Les cheveux allongent sous l'effet de l'humidité.
L'écart entre l'air sec et l'air saturé
d'humidité peut faire une différence
d'environ 3 % dans la longueur des cheveux.
À l'air humide, les cheveux naturellement
bouclés frisent davantage, tandis que
dans les mêmes conditions, les cheveux
raides s'aplatissent. C’est que dans
les deux cas, ils allongent. Le cheveu est
un indicateur fiable de beau ou de mauvais
temps, à tel point qu'il est le principal
élément de l'hygromètre
à cheveux, un instrument utilisé
pendant des années pour mesurer l'humidité.
Inventé en 1783, on l'a utilisé
jusqu'à la mise au point d'une technologie
plus perfectionnée dans les années
60.
L’anticyclone (haute pression)
: C'est une région où la pression atmosphérique
est plus élevée qu'aux alentours. Les
vents tournent dans le sens horaire des aiguilles d'une
montre ( hémisphère nord) autour du centre
de l'anticyclone. Contrairement à la dépression,
dans l'anticyclone, l'air est stable et a tendance à
descendre vers le sol, ce qui a pour effet d'assécher
l'air, donc, en général il faut beau.
Les creux et les crêtes barométriques
: Un creux est comme un corridor de basse pression,
de sorte que de part et d'autre du creux, la pression
barométrique est plus haute qu'à l'intérieur
du creux. On l'associe aux dépressions et au
mauvais temps. Une crête est comme un corridor
de haute pression, de sorte que de part et d'autre de
la crête, la pression barométrique est
plus basse qu'à l'intérieur de la crête.
Elle est associée aux anticyclones et au beau
temps.
Le smog : Ce terme a
fait son apparition il y a plus de trois décennies
pour décrire le mélange de fumée
et de brouillard que l'on retrouve dans l'air. Il désigne
maintenant un mélange toxique de polluants atmosphériques
que l'on peut souvent observer sous forme de brume diffuse
dans l'air.
Saviez-vous
que?
Un avertissement de refroidissement éolien
est lancé lorsque les conditions deviennent
dangereuses et que l'on risque de subir des
engelures en quelques minutes. On calcule
ce risque à partir de -45 degrés
Celsius dans la majeure partie du Canada.
Chaque année, au pays, plus de 80 personnes
meurent par suite d'une surexposition au froid.
La dépression : Les dépressions,
parfois appelées les cyclones de moyenne latitude,
sont des zones de basse pression situées entre
30 et 60 degrés de latitude. Les dépressions
se développent quand l'air chaud des zones subtropicales
rencontre l'air froid des régions polaires. Il
y a un point de rencontre préféré
entre la Grande-Bretagne et l'Amérique pour l'air
polaire froid et l'air chaud des zones subtropicales.
Les dépressions ont habituellement des fronts
chauds et froids bien définis, car l'air chaud
est forcé de s'élever au-dessus de l'air
froid. Les fronts et les dépressions ont une
naissance, une vie et une mort, et selon l'étape
à laquelle ont les rencontre, l'intensité
du temps varie. C'est l'endroit où la pression
est la plus basse. Cette zone se forme de la façon
suivante : l'air au-dessus d'une région chaude
(l'équateur, par exemple) est réchauffé.
Il s'élève à mesure qu'il se réchauffe,
car la chaleur le rend plus léger. Ceci provoque
au niveau du sol une zone de basse pression, appelée
dépression. Habituellement, dans une dépression,
le ciel est nuageux. Ce système engendre du mauvais
temps, des vents violents et de la pluie abondante.
La perturbation : La perturbation côtière
se forme le long du littoral, près de Terre-Neuve
et du Canada. Elle est le résultat de l'affrontement
entre l'air froid qui descend du pôle Nord et
les remontées de l’air chaud issu d'une
zone allant des Bermudes aux Açores. Cette phase
de formation est appelée frontogenèse.
C'est la naissance de la masse nuageuse.
Au fur et à mesure qu'elle progresse vers l'est,
cette perturbation évolue. Son centre dépressionnaire
se creuse. Ses vents se renforcent. Le front froid,
dont l'air est plus lourd, rattrape le front chaud.
Le secteur chaud a tendance à rétrécir,
puis il disparaît. Un nouveau front est né.
C'est l'occlusion. C'est souvent le cas à l’approche
des côtes européennes.
ourquoi
changer l’heure?
Nous avons commencé à changer l’heure,
à passer à l’heure avancée,
lors de la Première Guerre mondiale, pour économiser
l’énergie. À cette époque,
on utilisait beaucoup le charbon pour produire de l’électricité.
Comme la majorité de la population se lève
après le lever du soleil, c’est plus économique
d’avancer l’heure, de sorte qu’en
fin de journée, il fait jour plus tard.Ce ne
sont pas toutes les provinces qui ont accepté
ce changement d’heure. La Saskatchewan refuse
encore d’y participer. Nous passons à l’heure
avancée le premier dimanche d’avril à
2 h, et retournons à l’heure normale le
dernier dimanche d’octobre, à 2 h également.
Qu’est-ce que la moyenne saisonnière?
Pour calculer une moyenne saisonnière, on utilise
les données météorologiques des
30 dernières années. Par exemple, pour
déterminer la moyenne de la température
maximale d’une journée de l’année,
on prend les températures maximales de cette
journée pour les 30 dernières années,
on les additionne et on divise par 30.
Saviez-vous
que?
Saviez-vous que? La mort, à la fin
du mois de mars 1999, de la marmotte ontarienne
Willie a été cachée afin
de ne pas nuire au Festival de la marmotte
de Wiarton. Les organisateurs étaient
au courant du décès de la vedette
de l'événement depuis qu'ils
avaient retiré le petit cadavre de
son terrier, mais ils avaient gardé
le secret. Ils craignaient de provoquer un
fiasco touristique si la nouvelle s'ébruitait
en plein milieu du festival annuel, qui attire
chaque année jusqu'à 10 000
personnes dans cette ville du sud-ouest de
l'Ontario. La marmotte, qui aurait atteint
l'âge respectable de 22 ans, avait fait
ses prévisions météorologiques
sur le moment de l'arrivée du printemps
lors de 10 festivals au cours des 43 dernières
années.
Le
jour de la marmotte
Le 2 février,
chaque année, la tradition veut que la marmotte
sorte de son trou pour prédire, grâce à
son ombre, dans combien de temps arrivera le printemps.
Si le soleil projète l’ombre du rongeur
sur le sol, celui-ci rentre dans son terrier où
il se rendort pour six semaines encore. Par conte, si
le temps est couvert et que la marmotte ne voit pas
son ombre, elle restera éveillée, son
instinct l'avertissant que le printemps sera doux et
précoce. Cette méthode pas très
scientifique est-elle vraie? Dans un livre publié
en 1980, Rube Hornstein présente une analyse
statistique afin de déterminer si l’hiver
se poursuit vraiment pendant six semaines lorsque la
marmotte voit son ombre. Résultat : la justesse
de la tradition n’a pu être confirmée
que dans une proportion de 30 %.