Le réalisateur Jean-Claude Labrecque et son équipe ont suivi Bernard Landry pas à pas pendant les trois derniers mois de sa vie de premier ministre. On le découvre ainsi dans le contexte de la dernière campagne électorale, campagne qui s’est soldée par la défaite péquiste. Bernard Landry s’est prêté au jeu, un micro accroché au veston, et a permis qu’on le filme dans ses moindres activités politiques.

Le résultat est saisissant et soulève déjà les passions dans le monde de la politique comme dans celui des médias. À travers la campagne électorale d’un homme, en saisissant ses passions, ses moments d’humour et ses colères, le film aborde deux grands thèmes : la difficulté d’être un politicien dans un monde hypermédiatisé où la spontanéité peut signifier la mort politique, et les écueils du métier de journaliste politique.

En 105 minutes, le documentaire présente un Bernard Landry absolument frustré de ses rapports avec les médias, un chef politique hérissé qui n’hésite pas à qualifier les journalistes de tyrans, de tordus et de vicieux, prêts à saboter sa campagne. Bref, un homme qui, après 40 ans de vie politique, se vide le cœur auprès de son entourage.

Le tournant de la campagne – début de la chute pour le chef péquiste – survient lors du débat des chefs, alors que le chef libéral, Jean Charest, lui ressert les propos controversés de Jacques Parizeau sur les communautés culturelles et l'argent. La tempête médiatique se déchaîne et la machine péquiste perd pied.

Ce film donne aussi toute la dimension de l’homme, qui se révèle complexe et parfois attachant.

 

 

 

 

 

BIOGRAPHIES


Jean-Claude
Labrecque


Bernard Landry

À NOTRE ANTENNE

Pierre Maisonneuve reçoit : Guy Chevrette, Jean-François Lisée et Gilles Lesage pour discuter du documentaire.
Maisonneuve en direct

Michel Désautels s'entretient avec un journaliste de Radio-Canada, Claude Brunet, cité dans le documentaire.
Désautels

Gilles Gougeon a rencontré Bernard Landry à sa maison de Verchères, où il s'apprêtait à regarder le documentaire.
L'entrevue (9 mn 07)

Joël le Bigot, Marie-France Bazzo et Michel Désautels se sont entretenus avec le cinéaste.
Pourquoi pas dimanche?

Indicatif présent


Désautels

Entrevue de René-Homier Roy avec Bernard Landry sur le documentaire
C'est bien meilleur le matin

Jean Dussault a reçu Luc Lavoie, ancien conseiller politique, et le journaliste Michel Vastel.
Sans frontières