LES ISRAÉLIENS

À l'origine : une visite d'Ariel Sharon

Arrivé à la présidence du Likoud en septembre 1999, Ariel Sharon fait sa véritable entrée en scène un an plus tard. Désirant affirmer la souveraineté israélienne sur les Lieux saints de Jérusalem-Est, il se rend sur l'esplanade des Mosquées. Sa démarche provoque la colère des Palestiniens. Aux yeux d'une majorité d'Israéliens, cet événement ne fait que leur fournir un prétexte pour déclencher l'affrontement. La crise israélo-palestinienne se retrouve vite dans une impasse et dégénère une fois de plus en un conflit meurtrier.

La visite d'Ariel Sharon se répercute également sur la scène politique israélienne. Celui qui était alors perçu comme un simple chef intérimaire voit sa popularité augmenter.

D'autre part, la crise qui s'ensuit fragilise le gouvernement du travailliste Ehud Barak, qui échoue à freiner l'escalade de la violence qui dégénère en une deuxième Intifada palestinienne. Certains partis quittent la coalition gouvernementale et Ehud Barak met en jeu son poste de premier ministre. Impopulaire dans les sondages, il retourne à la table de négociation deux semaines avant la tenue du scrutin, dans l'espoir de se présenter devant l'électorat avec un accord de paix. Ariel Sharon, qui s'est opposé à tous les accords de paix conclus dans les années 1990, promet pour sa part de ramener la sécurité et s'engage à adopter une position musclée face aux Palestiniens.

« Seul Sharon peut apporter la paix », disait son slogan électoral

Ehud Barak s'avère incapable de conclure un accord de paix avec les Palestiniens et, lors de l'élection de février 2001, le chef de la droite nationaliste, Ariel Sharon, inflige une cuisante défaite au premier ministre démissionnaire. Un mois après son élection, Sharon devient officiellement premier ministre d'Israël et forme un gouvernement d'union nationale, qui regroupe aussi bien des membres de l'extrême droite que des travaillistes, dont le prix Nobel de la paix Shimon Peres, qui obtient le portefeuille des Affaires étrangères. Plusieurs travaillistes critiquent l'alliance entre leur parti et le Likoud.

Les opérations militaires

« Ce sera une campagne agressive et continue, sans répit, et lorsque l'autre partie comprendra qu'elle ne parviendra à rien par la terreur, il sera alors plus aisé d'ouvrir des négociations. »
Ariel Sharon, 5 mars 2002

Pour contrer le soulèvement palestinien, l'armée israélienne tire des balles caoutchoutées et réelles, sort ses chars et ses hélicoptères, bombarde des immeubles. Dès octobre 2000, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte une résolution condamnant le « recours excessif » à la force par Israël (les États-Unis s'abstiennent de voter). Des organisations comme Amnistie internationale accusent pour leur part Israël de violer de façon majeure les droits de la personne, des actes qui pourraient, critiquent-ils, être qualifiés de « crimes de guerre ». Le premier ministre israélien, Ariel Sharon, a réitéré à de multiples reprises son opposition catégorique au déploiement d'une force d'observateurs militaires de l'ONU que réclament les Palestiniens afin de protéger la population palestinienne des abes des forces de sécurité israéliennes.

« Crimes de guerre »

Depuis des années, Amnistie internationale dénonce les actions israéliennes, plus particulièrement sur le plan militaire. L'organisation critique ce qu'elle considère comme des actes de torture, de détentions arbitraires, de meurtres illégaux, d'exécutions extrajudiciaires et de punitions collectives à l'encontre des civils palestiniens. D'autres organisations de défense des droits de la personne joignent leur voix à celle de AI. Selon les organisations palestiniennes, le tiers des victimes palestiniennes ont moins de 18 ans.

La violence comme outil de paix...

Au fil des mois, Israël intensifie ses opérations militaires, et ce de façon plus marquée depuis l'investiture d'Ariel Sharon. Blocus militaires, bombardements, incursions dans des villes autonomes et réoccupation de zones autonomes, recours aux chasseurs F-16, destruction de bâtiments ou de secteurs qui abriteraient ou aideraient des activistes palestiniens : Israël met en œuvre une gamme d'actions de représailles, censées mettre un terme aux attentats et détruire les infrastructures des combattants palestiniens ou les symboles de l'Autorité palestinienne, soupçonnée de soutenir les activistes. Pour freiner l'action des groupes extrémistes, le gouvernement d'Ariel Sharon décide également de procéder à l'assassinat ciblé d'activistes et de responsables palestiniens, comme Abou Ali Moustapha, chef du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), éliminé en août 2001, ou le chef militaire du Hamas, Salah Chéhadé, en juillet 2002.

Une bavure militaire

En juillet 2002, l'armée israélienne élimine le chef militaire du Hamas, Salah Chéhadé, soupçonné d'avoir organisé des douzaines d'attentats suicide, en larguant une bombe sur son quartier général, situé dans un quartier densément peuplé; son garde du corps meurt lui aussi. Mais les voisins sont eux aussi touchés: 13 civils, dont neuf enfants, meurent également dans l'attaque.

Au départ, Ariel Sharon en parle comme l'un « des plus grands succès de l'armée israélienne », tandis que la communauté internationale, incluant les États-Unis, condamne vivement l'opération militaire. Le premier ministre se rétracte par la suite, disant qu'il n'aurait pas autorisé une telle action s'il avait connu les résultats. D'autres politiciens qui s'étaient eux aussi félicités de l'attaque, tenteront de prendre leurs distances par rapport à l'opération. L'Autorité palestinienne accuse Israël d'avoir compromis le processus de paix, puisque, quelque temps avant le bombardement, son nouveau ministre de l'Intérieur aurait obtenu des groupes radicaux, dont le Hamas, qu'ils concluent une trêve dans les attentats suicide visant des civils.

Le 11 septembre au secours d'Ariel Sharon

Jouisant d'un réputation de plus en plus mauvaise sur la scène internationale en raison des campagnes militaires de son gouvernement contre les Palestiniens, les événements du 11 septembre 2001 aux États-Unis, ont fournit un prétexte de taille au premier ministre Sharon qui a aussitôt inscrit les actions militaires de son gouvernement contre les Palestiniens dans le cadre de la guerre antiterroriste qu'a entrepris Washington au lendemain des attentats. Ariel Sharon a d'ailleurs tenté d'assimiler Yasser Arafat à Oussama ben Laden, mais sans grand succès.

« Arafat est responsable de tout ce qui se passe. Il a choisi la voie du terrorisme. »
Ariel Sharon, 12 décembre 2001)

Quand l'attaque constitue la meilleure défense

Sur le terrain, l'armée israélienne explique ses opérations par les attentats palestiniens et par l'« inaction » de l'Autorité palestinienne. La campagne militaire israélienne, a averti Sharon en mars 2002, est nécessaire au retour au processus politique permettant de trouver une solution au conflit. Pour reprendre les négociations, le chef du gouvernement israélien exige l'arrêt complet des attentats palestiniens.

Depuis la fin du mois de février 2002, le conflit menace de dégénérer en guerre totale. Avec l'incursion israélienne dans des camps de réfugiés palestiniens, soupçonnés d'abriter des militants, le gouvernement Sharon démontre qu'aucun des territoires palestiniens n'est à l'abri de représailles. Tandis que l'État hébreu poursuit sa campagne militaire, la communauté internationale appelle Israël à plus de retenue. Cela n'empêche pas l'armée israélienne de lancer, fin mars 2002, l'opération « Rempart », sa plus vaste offensive en Cisjordanie depuis juin 1967, pendant laquelle surviennent notamment le siège de l'église de la Nativité, à Bethléem, et des combats acharnés à Jénine. L'État hébreu procède également à des arrestations par centaines, notamment à Naplouse, Bethléem, Hébron et Jénine. Après la fin de l'opération, les troupes israéliennes poursuivent leurs actions, décrites comme étant « préventives », invoquant la nécessité d'arrêter des terroristes et de démanteler leurs infrastructures. Mais malgré les dispositifs de sécurité mis en place, les incursions militaires et le bouclage des territoires occupés, les attentats suicide se poursuivent contre la population israélienne.

« Nous devons poursuivre nos opérations intensives contre Yasser Arafat et l'Autorité palestinienne, cet empire du mensonge. »
Ariel Sharon, 3 mars 2002

 

Un mur de sécurité

Israël a amorcé, en juin 2002, la construction d'un mur le long de la « ligne verte » (la frontière de 1967, avant la guerre de Six Jours), entre la Cisjordanie et le territoire israélien. Destiné à empêcher les kamikazes palestiniens de pénétrer en Israël, ce mur de huit mètres de haut, qui sera construit en trois ou quatre phases, s'étendra sur 350 km. Les villes cisjordaniennes d'où proviennent les kamikazes, comme Jénine, Naplouse, Tulkarem et Kalkilya, seront ainsi isolée de l'État hébreu. Jérusalem sera pour sa part coupée de la Cisjordanie.

Le mur se substituera aux barrières qui se sont révélées inefficaces. La première phase du projet, qui devrait prendre six mois, se fera sur 100 km, contournant Jénine jusqu'à un point au nord-est de Tel-Aviv. Le tout devrait être complété en deux ou trois ans. Le coût de ce projet, qui inclura également des zones tampons, des barrages et des postes d'observation : un million de dollars américains du kilomètre.

Ce projet est contesté, notamment par l'extrême droite israélienne. Les colons et leurs défenseurs craignent que ce mur sonne le glas de leurs revendications territoriales, en constituant une première étape vers un tracé officiel de la frontière séparant l'État hébreu d'un éventuel État palestinien. Craignant également que les kamikazes se retournent contre eux s'ils ne peuvent aller en Israël, ils font des pressions pour que leurs colonies se retrouvent à l'extérieur du mur. Les leaders palestiniens crient pour leur part au « racisme sioniste » et à un nouvel apartheid.

Les citoyens israéliens

L'escalade de la violence mène rapidement à des gestes extrémistes. Dans les premières semaines qui suivent le déclenchement de la deuxième Intifada, les Israéliens sont particulièrement choqués par le meurtre de deux soldats israéliens, battus par une foule de Palestiniens, à Ramallah. L'image d'un Palestinien qui a participé au lynchage montrant ses mains ensanglantées révolte la population israélienne. Au fil des mois, les attentats perpétrés par des militants palestiniens durcissent l'opinion publique israélienne. Souhaitant retrouver la sécurité, les Israéliens font le pari qu'Ariel Sharon réussira là où Ehud Barak a échoué. Mais l'élection du faucon de la droite israélienne ne sonne pas la fin des attentats, qui répondent aux opérations militaires israéliennes. Si depuis sa création Israël applique la loi du Tallion, les Palestiniens semblent aussi l'avoir adopté en rendant chaque mort palestinien par un mort israélien.

Les colons

Les colons, qui n'ont pas l'intention de rétrocéder leurs terres aux Palestiniens, sont de ceux qui réclament des solutions plus radicales pour mettre fin au conflit. Considérés par les Palestiniens comme des intrus occupant leur territoire, les colons juifs de la bande de Gaza et de Cisjordanie représentent des cibles privilégiées pour les tireurs embusqués ou pour ceux qui commettent des attentats à la bombe. Un exemple: le 20 juin 2002, des Palestiniens ont tiré sur des colons d'Itamar, en Cisjordanie, tuant notamment une mère et trois de ses enfants.

Les militaires sont eux aussi visés par les attaques palestiniennes, une stratégie venue récemment s'ajouter aux attentats suicide de façon encore plus marquée. Érigés pour assurer la sécurité sur les routes menant aux colonies juives, les barrages de l'armée se sont souvent avérés des cibles faciles pour les activistes palestiniens. Les soldats de métier ne sont pas les seuls à risquer leur vie puisque, avec le service militaire obligatoire, une portion de la population civile, hommes et femmes, se retrouve de plus en plus dans la ligne de tir des groupes armés palestiniens. Une situation qui fait resurgir le spectre du Liban sud, où de nombreux soldats ont perdu la vie au cours des 22 ans d'occupation israélienne.

Le service militaire obligatoire

Tous les garçons doivent faire leur service dans l'armée pendant trois ans, tandis que cette période est ramenée à 21 mois pour les filles. Les hommes demeurent réservistes jusqu'à 49 ans : ils endossent l'uniforme pour des périodes qui peuvent dépasser un mois par année. Les ultranationalistes sont toutefois exemptés du service militaire obligatoire. Dans la foulée d'une loi adoptée en 2002, les paiements de sécurité sociale de quiconque n'a pas effectué son service militaire sont coupés, une mesure qui affecte principalement les Arabes israéliens.

Les Israéliens frappés dans leurs villes

Mais ce qui reste encore moins acceptable aux yeux des Israéliens que la mort de leurs soldats, c'est les attaques terroristes sur leur propre territoire. Un jour, près de Tel-Aviv, un Palestinien lance son autobus contre un groupe de civils et de soldats, tuant huit Israéliens et en blessant une vingtaine d'autres; par la suite, un kamikaze entraîne cinq Israéliens dans la mort et en blesse une centaine d'autres dans un centre commercial près de Netanya; un jour, deux adolescents juifs sont retrouvés poignardés et lapidés; un soir, un kamikaze se fait exploser devant une discothèque de Tel-Aviv. Bref, les Palestiniens transportent la terreur au coeur des villes israéliennes.

Vivre dans la peur

Plus qu'aucun autre peuple, les citoyens israéliens, où qu'ils soient, vivent dans la crainte de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. L'attentat terroriste peut aussi bien frapper dans un petit village que dans une grande ville comme Jérusalem ou Tel-Aviv. Aux yeux de plusieurs, la mort d'Israéliens innocents justifie la répression à l'endroit des Palestiniens, d'autant plus que des enfants figurent souvent au nombre des victimes. À l'extérieur des colonies, de plus en plus d'Israéliens semblent cependant prêts à céder les colonies, croyant que cette solution pourrait ramener la paix en territoire israélien.

Au nom des enfants israéliens tués, un groupe d'extrême droite israélien a par ailleurs, en mars 2002, perpétré un attentat contre des Arabes israéliens, une première depuis le déclenchement des hostilités. L'attaque à la bombe, survenue près d'une école de Jérusalem-Est, a fait huit blessés, dont sept écoliers. Il reste à voir s'il s'agit d'un geste isolé ou si cela traduit le début d'un cycle d'attentats dont sera victime la population arabe vivant en Israël.

L'économie israélienne durement touchée

L'escalade de la violence se répercute aussi sur l'économie israélienne: le taux de chômage dépasse la barrière des 10 % pour la première fois en neuf ans, l'inflation atteint un niveau record, le produit intérieur brut (PIB) a reculé, et les investissements étrangers ont chuté. Quant au shekel, la monnaie nationale, il a perdu près de 20 % de sa valeur par rapport au dollar américain, depuis le début de 2002 seulement. Les dépenses militaires augmentent et Israël se retrouve confronté à un important déficit budgétaire, tandis que le tourisme connaît des jours difficiles. En somme, trois ans d'Intifada ont considérablement malmené l'économie israélienne, une crise renforcée par l'effondrement de l'industrie technologique.

La politique d'Ariel Sharon inefficace... mais plébiscitée

Avant d'être élu en 2001, Ariel Sharon s'était engagé devant les Israéliens à ramener la sécurité au pays. sa promesse est restée lettre morte. Il assure cependant qu'Israël « continuera à combattre le terrorisme avec toute sa force ».
Les élections de 2003 l'ont reporté au pouvoir, sans pour autant que sa politique ait fait ses preuves. La sécurité intérieure est devenue la préoccupation majeure de la population israélienne. Elle souhaite des réponses concrètes à ses inquiétudes. Ariel Sharon est perçu comme l'homme fort de la situation, un patriarche expérimenté. Le Likoud bénéficie à présent de plus du quart des 120 sièges de la Knesset, contre 19 avant les élections de janvier 2003. Le taux de participation a néanmoins été l'un des plus faibles jamais enregistrés dans l'histoire du pays, soit moins de 65 %.



Un timide mouvement en faveur de la paix

Après l'échec des pourparlers de Camp David à l'été 2000, la gauche israélienne semblait avoir délaissé la voie de la négociation, expliquant l'impasse des discussions par l'intransigeance du leader palestinien, Yasser Arafat.

Mais devant la violence qui atteint sans cesse de nouveaux sommets, émerge lentement un mouvement en faveur de la reprise des négociations et du démantèlement de certaines colonies juives implantées dans les territoires palestiniens. À titre d'exemple, en février 2002, une marche pour la paix a rassemblé à Tel-Aviv quelque 15 000 Israéliens.

Le nombre croissant de soldats tués amène en outre plusieurs Israéliens, incluant un mouvement constitué par des mères de soldats, à réclamer également le retrait des troupes engagées en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Au sein de l'armée, plusieurs dizaines d'officiers de réserve ont annoncé leur refus de servir dans les territoires occupés et de prendre part à ce qu'ils appellent une « force d'occupation ». Même si ces manifestations se sont multipliées, ce phénomène reste pour l'instant marginal au sein de la population israélienne. Un récent sondage, réalisé par l'organisation La Paix maintenant, qui s'oppose à la colonisation, indique toutefois que la majorité des colons seraient disposés à quitter le territoire palestinien, à la condition de recevoir une indemnisation gouvernementale : 68 % se plieraient alors à la directive, tandis que seuls 2 % seraient enclins à résister par la violence.

« Nous ne continuerons pas non plus à nous battre au-delà de la ligne verte [qui sépare Israël des territoires palestiniens] dans le but d'opprimer, d'expulser, d'affamer et d'humilier un peuple tout entier. »
extrait d'une pétition signée par 52 réservistes de l'armée, en janvier 2002

Un projet de loi contesté

Déposé par le rabbin Haïm Druckman, un député du Parti national religieux, un projet de loi adopté en juillet 2002 réserve l'achat de terres du domaine public aux juifs. La mesure législative permet de contourner une décision de la Cour suprême, qui interdisait toute discrimination envers les Arabes israéliens, prise deux ans plus tôt. Les partis de gauche dans l'opposition comme les partis arabes crient au racisme. En fait, même le ministre Shimon Peres a critiqué cette décision. Certains ont même assimilé cette mesure à une forme d'apartheid. Jusqu'à maintenant, les municipalités arabes d'Israël n'occupaient que 3 % des terres, même si les Arabes, avec un million d'habitants, comptent pour 18 % de la population israélienne.

« La minorité arabe constate que le racisme s'intensifie en Israël sous ce gouvernement. Avant, le racisme existait dans la pratique, mais jusqu'à maintenant, il n'était pas légitimé par des lois. »
Ahmed Tibi, député de la Knesset

« Cela ne relève pas du tout de quelque forme de discrimination, mais se fonde plutôt sur la base même du sionisme: le retour du peuple juif sur sa terre. »
Limon Livnat, député de la Knesset, membre du Likoud


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LE CONFLIT
Points litigieux
Initiatives de paix
Les groupes armés palestiniens
De 1897 à 2000 :
les sources du conflit
Le conflit en images
LES PALESTINIENS
Vu des territoires
Le Hamas au pouvoir
Mahmoud Abbas
Arafat, le combattant solitaire
LES ISRAÉLIENS
Vu d'Israël
Ariel Sharon
Rabin, la colombe assassinée

Près de deux ans plus tard, le conflit a fait plus de 600 victimes du côté israélien.