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Économie


Photo : Mélanie De Bellefeuille
Les routes sont de moins en moins praticables

L'économie haïtienne est à bout de souffle, elle est l'une des plus faibles du monde. Elle accuse un net recul : en 2001, elle avait baissé de 1,7 % par rapport à l'année précédente. L'économie souffre de l'absence d'investissements étrangers et de l'arrêt de l'aide internationale au développement, décidé au cours des années 90 par la France et les États-Unis, qui réprouvent le fonctionnement non démocratique des institutions. La détérioration des infrastructures, comme les routes, complique la circulation de la population et des marchandises.

Photo : Mélanie De Bellefeuille

Malgré sa situation géographique et son climat, les difficultés politiques et économiques du pays empêchent le développement du tourisme, si florissant dans la République dominicaine voisine. Les usines extraterritoriales fournissent à Haïti 90 % de ses exportations officielles, suivies de la production de café et de cacao, dont les cours se sont effondrés ces dernières années.

L'agriculture : l'activité substantielle en péril

Photo : Mélanie De Bellefeuille

L'agriculture reste l'activité économique et sociale essentielle du pays : elle occupe 60 % de la population active et assure 35 % du PNB. De petites exploitations aux rendements très faibles fournissent les produits d'agriculture vivrière qui nourrissent les Haïtiens : maïs, sorgho, haricots, tubercules. Mais cette production ne couvre que 70 % des besoins alimentaires du pays. La balance agricole est négative. Le PIB agricole croit de moins de 1 % par an, alors que la population augmente annuellement de 2,08 %.

Photo : Mélanie De Bellefeuille

Exemple de défrichement

De moins en moins de ressources alimentaires sont disponibles pour la population. Un tiers de la terre du pays est cultivée. Mais la terre est de moins en moins fertile, à cause de l'érosion provoquée par le défrichement, qui s'est intensifié dans les dernières décennies. La terre, lessivée par les pluies, est de plus en plus sujette aux glissements de terrain.
Les cultures spéculatives comme celles du café, du coton ou du sisal, appartiennent principalement à de grandes sociétés étrangères — qui possèdent les grandes exploitations modernes — ou à une oligarchie locale.

Le manque d'autres secteurs d'activité

L'industrie haïtienne est presque inexistante. Elle se limite aux domaines du textile, de l'alimentation et de la construction, avec le ciment. Le pays n'a pratiquement plus de minerais. Par exemple, la mine de bauxite de Reynolds a été fermée par le groupe multinational, faute de rentabilité.

Derrière cette économie de façade se déroule un énorme trafic de drogue, dont Haïti est devenu une plaque tournante. L'île n'en produit pas et n'en consomme pas, mais d'après l'American Drug Enforcement Administration, un sixième de la cocaïne colombienne entrant aux États-Unis arrive d'Haïti, le plus souvent par la Floride.
Pour en savoir plus :
notre dossier sur la Colombie

Conséquence directe d'une économie en faillite, le chômage est une donnée très importante en Haïti. Il touche plus de la moitié de la population. Les envois pécuniaires de la diaspora haïtienne représentent environ 1,5 milliard de dollars, soit trois fois le budget de l'État. Ils contribuent pour une grande part à l'économie de survie du pays.