Le refus de Québec

Non à l'exportation massive

Signe que l'eau est devenue une priorité pour le gouvernement de Bernard Landry, Québec nommait, en novembre 2001, André Boisclair, déjà ministre de l'Environnement, ministre d'État responsable de l'eau.

À peine cinq jours plus tard, Québec déposait son premier projet de loi contre l'exportation massive d'eau. Québec dit vouloir définir clairement sa position à l'égard des traités internationaux.

Le projet de loi de Québec :

* Vise à interdire de façon définitive toute exportation massive d'eau, par camion ou bateau citerne, ou par canal de dérivation. L'exportation de l'eau souterraine ou de l'eau de source dans des contenants de moins de 20 litres restera cependant permise.

* A pour but de rendre permanent le moratoire sur l'exportation massive d'eau québécoise, obtenu en 1999.

Le projet de loi 58 fait d'ailleurs suite au rapport déposé en mai 2000 par la Commission sur la gestion de l'eau au Québec.



Oui à de l'eau de qualité, et à sa pérennité

Dans la foulée des événements tragiques survenus à Walkerton, Québec adoptait en juin 2001 une toute nouvelle réglementation sur la gestion de l'eau potable, établissant « des normes et des contrôles parmi les plus rigoureux en Amérique du Nord ».

 


 

« Pour nous, l'eau est un élément du patrimoine collectif du peuple québécois, et il est clair que la gestion doit en être faite dans un contexte de développement durable. […] Les Québécois peuvent être rassurés; ceci dit, le combat, il faut le mener ailleurs, sans quoi notre législation pourrait être contestée. »




« Ce qui est en cause, c'est que les États nationaux puissent avoir toute la marge de manœuvre nécessaire pour gérer leur ressource dans une perspective de développement durable. »
— André Boisclair, ministre de l'Environnement du Québec.

 

Hyperliens pertinents :

Québec interdit l'exportation massive d'eau
20 novembre 2001, Zone Nouvelles

« L'eau, ressource à protéger, à partager et à mettre en valeur »
Rapport de la Commission sur la gestion de l'eau au Québec, 3 mai 2000, site du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE)

L'eau
Ministère de l'Environnement du Québec

Le fleuve en panne sèche
Dossier, émission Découverte

Association québécoise pour un contrat mondial de l'eau

Face à face : oui ou non à l'exportation de l'eau ?
Site de la Coalition Eau secours !

Le Symposium sur la gestion de l'eau au Québec : La synthèse
Sujets abordés : L'état de l'eau au Québec; le statut juridique; les commerces de l'eau; les municipalités et l'eau; la gestion des bassins versants (Le Symposium à eu lieu à Montréal, en décembre 1997)

Qualité de l'eau potable : Québec se donne les plus hauts standards en Amérique du Nord
Communiqué, ministère de l'Environnement, 4 juin 2001

Walkerton : de l'eau propre
5 décembre 2000, Zone Nouvelles


 

Journaliste
CLAUDINE MAGNY
Mise à jour, décembre 2001

Design et intégration
LUC LAVIGNE

Un manifeste pour l'eau

Diverses associations présentes dans plusieurs pays (Belgique, Brésil, États-Unis, France, Inde, Italie, Suisse), dont l'Association québécoise pour un contrat mondial de l'eau (ACME-Québec) sont présentement engagées dans une campagne mondiale d'adhésions au Contrat mondial de l'eau.

Ce manifeste social reconnaît l'eau comme une ressource vitale non commercialisable parce qu'essentielle à la vie. Il vit le jour à Lisbonne , en 1998.

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Un retour en arrière

Décembre 1997 :
Symposium québécois sur la gestion de l'eau.
Le premier ministre, Lucien Bouchard, annonce que son gouvernement ne donnera pas de nouveaux permis aux compagnies qui puisent de l'eau souterraine, tant et aussi longtemps que ce dossier n'aura pas fait l'objet d'un débat public. Une annonce qui n'est pas sans soulever de vives réactions chez les compagnies d'embouteillage d'eau de source.

Septembre 1997 :
Conférence mondiale de l'eau, à Montréal. Des projets d'exportation massive d'eau potable du Québec vers des pays d'Afrique et du Moyen Orient sont abordés. L'homme d'affaires Jean Coutu participe à la rencontre. Selon lui, il est urgent que le Québec pense à faire fructifier cette richesse en la partageant.