Conclusion

Véritable « ressource de la vie », l'eau est essentielle à la survie de toutes les espèces — plantes, animaux et humains. Jumelées à d'autres variables telles que les changements climatiques et la surconsommation, les exportations massives de notre « or bleu » pourraient menacer la pérennité de cette ressource vitale et, par conséquent, la protection des écosystèmes.

Mais comment oublier cette statistique très inquiétante : 2 milliards 700 millions de personnes risquent de souffrir de pénurie d'eau en 2025 ?

Le Canada étant le pays le mieux nanti de la planète en matière d'eau douce, ne devrait-il pas songer à « partager » cette richesse avec le reste de l'humanité ?

Par contre, qui dit commercialisation, dit règles du marché. Et de là, un danger se dessine : celui que ce « partage » ne se fasse au détriment des pays les plus pauvres.

Chose certaine, dans un contexte où la mondialisation se fait de plus en plus présente, où notre puissant voisin du sud semble toujours davantage intéressé à nos ressources naturelles (eau, bois, énergie) et où notre dollar dégringole de façon inquiétante, la tentation sera de plus en plus forte de faire de notre eau une marchandise.



 


Journaliste
CLAUDINE MAGNY
Mise à jour, décembre 2001

Design et intégration
LUC LAVIGNE