Le bouclier antimissile
       

Le bouclier antimissile de George W. Bush

Quelques mois seulement après son assermentation à la Maison-Blanche, le nouveau président, George W. Bush, doit faire face aux attentats terroristes les plus impressionnants de l’histoire, la seule attaque étrangère jamais perpétrée en sol américain : les attentats du 11 septembre 2001. La destruction des deux tours du World Trade Center à New York et d’une partie de l’édifice du Pentagone à Washington par 19 pirates de l’air liés au réseau Al-Qaïda crée une onde de choc sur toute la planète.

Ces événements vont modifier en profondeur l’ordre des relations internationales. Les États-Unis déclarent la guerre au terrorisme, en particulier celui des intégristes musulmans associés à Oussama ben Laden. L’intervention armée en Afghanistan est lancée en octobre de la même année, et sera suivie, plus tard, par l’invasion de l’Irak, faussement soupçonné de détenir des armes de destruction massive.

C’est dans ces circonstances que les États-Unis annoncent, en décembre 2001, leur retrait du traité AMB de 1972. Le président Bush fait valoir que cet accord n’est plus adapté aux réalités d’aujourd’hui et qu’il empêche les Américains de se doter d’un système de défense efficace. Ce retrait du traité ABM lève les contraintes juridiques qui empêchaient les États-Unis de déployer leur bouclier antimissile.

La décision de relancer le programme national de défense antimissile est annoncée en tant que telle seulement un an plus tard, le 17 décembre 2002. Le projet de George W. Bush s’inscrit dans la lignée de celui de Bill Clinton.