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Carnet Gérald Fillion

15 juin 2011

Groupe TMX : Londres ou Maple?


Qui doit acheter le Groupe TMX, propriétaire des Bourses de Toronto et de Montréal? Est-ce que les actionnaires du Groupe et le gouvernement fédéral doivent approuver la vente à la Bourse de Londres, comme souhaité par le TMX? Ou serait-il préférable pour tout le monde de rejeter cette offre et d'opter pour celle, plus généreuse, proposée par un groupe d'institutions canadiennes? 
 
L'enjeu est important. Cette affaire, comme plusieurs autres, est à la fois financière et politique. Oui, c'est aux actionnaires de choisir. Mais c'est aussi aux instances gouvernementales de voir à l'intérêt des Canadiens dans ce dossier.  
 
Le pays doit-il céder son marché boursier à la Bourse de Londres? Et si non, doit-il le céder aux plus grosses banques et investisseurs du pays (Teachers, la Caisse de dépôt et placement du Québec, le Fonds FTQ, etc.)? 
 
Dans un cas comme dans l'autre, il y a du bon et du moins bon. Il y a surtout un avide désir de faire galoper l'action vers des sommets. L'affrontement se fait à l'avantage des hauts dirigeants, des avocats et, espérons-le, des actionnaires.  
 
Qu'en est-il de votre intérêt d'épargnant, de celui des entreprises d'ici qui veulent utiliser la bourse pour se développer, prendre de l'expansion, créer de la richesse et des emplois? Et qu'en est-il de l'intérêt du Canada, du Québec, de l'Ontario, de Toronto et de Montréal? Est-il acceptable que le marché canadien soit dirigé de Londres? Est-il acceptable que ceux qui contrôlent l'essentiel du capital canadien (les grandes banques et grands investisseurs) détiennent le TMX? 
 
Quelques notes... 
 
L'offre la plus généreuse : 
Maple offre 48 $ par action (sur 70% des actions, le reste demeure sur le marché). La Bourse de Londres offre 44,95 $ par action (sur 100% d'actions - soit 2,99 actions de la nouvelle entité pour chaque action du Groupe TMX). Match nul.  
 
L'approbation des gouvernements : 
L'offre de Londres, comme celle de Maple, doit être approuvée par l'Autorité des marchés financiers (AMF) et par la Commission des valeurs mobilières de l'Ontario (CVMO). Dans le cas de la Bourse de Londres, Industrie Canada doit se prononcer. Dans le cas de Maple, le Bureau de la concurrence doit se prononcer et dira oui, comme d'habitude. Avantage Maple. 
 
Qui a le pouvoir? 
Dans l'offre de Londres, c'est Londres qui a le pouvoir, avec 55 % de l'actionnariat et un plus grand nombre d'administrateurs au conseil. Dans l'offre de Maple, ce sont les grandes institutions financières canadiennes qui détiennent le pouvoir, avec 60 % de l'actionnariat. Avantage Maple. 
 
Vu de Toronto... 
L'offre de Londres donne une envergure internationale au marché des ressources du Canada. L'offre de Maple donne le pouvoir aux grandes banques et grands investisseurs du Canada, qui pourraient éventuellement être tentés d'unir leurs activités à un autre grand joueur mondial. Avantage Londres en principe, mais vue de Toronto, peu importe l'offre, une prise de possession étrangère semble inacceptable.  
 
Vu de Montréal... 
L'offre de Londres donne à la Bourse de Montréal le développement des produits dérivés pour l'Amérique et l'Europe. Le Québec aura deux administrateurs. Cette condition sera en place pendant quatre ans. L'offre londonienne énonce que « Montréal, outre le fait qu'elle accueille le siège de la Bourse de Montréal et la CDCC, deviendra également le centre de la division mondiale des produits dérivés du groupe issu de la fusion. »  
 
L'offre de Maple donne à Montréal le mandat de développement du marché des dérivés pour le Canada et les États-Unis. Le Québec aura 25 % des administrateurs pour une durée infinie. Maple exprime « l'engagement de garder l'activité de négociation et de compensation des dérivés de Groupe TMX à Montréal. » 
 
Donc, l'offre de Londres donne plus d'ampleur à Montréal, l'offre de Toronto donne plus d'administrateurs. Dans les deux cas, les garanties pour Montréal semblent solides. Avantage Londres. 
 
Le consortium Maple, parce qu'il est exclusivement canadien, semble être le meilleur candidat pour acheter les Bourses de Toronto et de Montréal. Mais le Groupe TMX a conclu une entente avec la Bourse de Londres et maintient qu'il s'agit de la meilleure transaction. Qui a raison?  


Regardez RDI en direct sur l'économie, animée par Gérald Fillion

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Gérald Fillion présente et analyse l'actualité économique à Radio-Canada. Il anime RDI ÉCONOMIE du lundi au vendredi à 18 h 30 HE sur RDI, une émission visant à rendre l'économie accessible à un large public. Gérald Fillion est journaliste à Radio-Canada depuis 2001 et se spécialise dans la couverture économique depuis 10 ans. Il est diplômé de l'Institut des valeurs mobilières du Canada et est titulaire d'un baccalauréat en communications de l'Université du Québec à Montréal.  
 
Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à Classe économique et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.

28 juin 2011

@Nicole Mercier, 
Il est vrai tel que mentionné par Suzanne Caron que la Bouse de Londres est sous le contrôle de l'émir de Dubaï : Cheikh Mohammad ben Rached al-Maktoum. Et leur banque principale Barclays est sous le contrôle d'un autre cheikh Mansour ben Zayed al-Nayan. L'Angleterre est devenue une colonie des Émirats Arabes Unis et elle tente de nous acheter pour nous revendre. en totalité aux Émirats. Seule une prostituée comme l'Angleterre pouvait faire affaire avec l'émir de Dubaï, voir sur internet, de quoi il est reconnu coupable dans le monde entier. 
Ce sont les banques qui mènent et non les pays. TMX de même que toutes les autres bourses ne valent pas un sou, mais après le super grand krach qui va survenir, elles vaudront le double de ce qu'elles valent aujourd'hui, non pas en terme d'argent mais en terme de structures. À être expliqué plus tard. Nous sommes hélas! gouvernés par des ignorants à courte vue au service des banquiers. Les banquiers savent, mais ils n'ont qu'un seul principe: faire une piastre tout de suite. Les banquiers canadiens sont exactement pareils aux banquiers anglais ou américains, ce sont des proxénètes qui vendent notre putain d'économie à n'importe qui. Les crimes de Madoff et de Lacroix sont des peccadilles en comparaison avec le leur. 
Pourquoi Harper et Carney n'interviennent pas? 
Parce qu'ils croient les banquiers. dans un pays civilisé, ils seraient accusés de haute trahison.

Jean Lespérance, Montréal Québec

27 juin 2011

J'avoue en partant que je ne suis pas une experte en économie ou en finance. Je suis discrètement ce milieu. Malgré tout, cette offre par Londres au TMX me fait peur. Pourquoi? 
D'abord, pourquoi céderions-nous l'un de nos meilleurs fleurons canadiens à des investisseurs étrangers? Même l'offre de Maple me questionne. Pourquoi? Entre les deux, personnellement, je privilégie Maple. Mais la question devrait être plutôt la suivante : est-ce que le TMX a vraiment besoin de cette offre pour survivre au niveau mondial sur le plan financier? Ne serait-il pas capable de développer ces produits sans cela? Ou si une simple entente de collaboration sur un domaine spécifique n'aurait pas été suffisante? 
Ils ont sûrement analysé ces options. Si c'est le cas, je n'ai rien vu dans les différents médias à cet effet. 
Un autre point qui m'inquiète : c'est l'insistance élevé à nous vendre l'idée. Est-elle totalement désintéressée? Je n'en suis pas convaincue. La garantie pour 4 ans de LSX ne me rassure pas. Et qu'arrivera-t-il après ce délai? Étant minoritaire, et si LSX veut faire une autre fusion ou se faire acheter par une autre bourse, que restera-t-il de l'influence canadienne? 
Et le fait que le groupe TMX se soit déjà prononcé sur l'entente me laisse perplexe. Le Conseil d'administration aurait dû rester neutre et soumettre à l'assemblée des actionnaires leurs analyses pour la décision ultime. Y a-t-il eu un appel d'offre à ce sujet? Non à voir la réaction du groupe Maple. 
Non à la vente de TMX tout simplement. Le gouvernement canadien ne devrait pas autoriser une telle transaction.

Nicole Mercier, Québec

24 juin 2011

Depuis des semaines, je suis de près les péripéties de l'achat de la bourse de Toronto par celle de Londres. Bien que je connaisse très peu l'économie mondiale et que je n'y comprenne pas grand-chose, cette transaction m'inquiète au plus haut point parce que je crois me souvenir qu'on mentionnait, dans l'émission Zone doc sur le krach de 2008, que l'émir de Dubaï est le principal actionnaire de la bourse de Londres. Or, la même émission montrait que Dubaï est dans une situation financière analogue, sinon pire que celle des États-Unis en 2008, à cause du développement immobilier insensé qui s'y est fait au cours des années 2000 (îles crées de toutes pièces, condos invendus, etc). Il se peut que je sois totalement dans l'erreur, mais je déduis de tout cela que la bourse de Londres, en s'emparant de celle de Toronto, se trouverait ainsi à avoir accès à des capitaux frais et jusqu'à date pas trop corrompus, et qui pourraient servir à éviter l'effondrement monétaire annoncé par la faillite de Dubaï. J'espère vraiment que mes spéculations relèvent de la science-fiction ou de la paranoïa, et je prie entre-temps pour que l'offre de Maple soit acceptée par les actionnaires de Toronto, ou encore que le gouvernement canadien refuse cette transaction qui me semble plus que douteuse.

Caron Suzanne, Greenfield Park

23 juin 2011

Je suis atterrée de voir le nombre de transactions au niveau des institutions financières et je les ne les comprends pas vraiment. Est-ce une obligation de vendre les Bourses Canadiennes et qu'est-ce qui pousse à poser ces gestes? Est-ce seulement une question d'avidité et d'amour de l'argent? Et tant qu'à faire, plutôt que vendre nos actifs canadiens, tant financiers que métallurgiques, que forestiers ou autres, pourquoi n'achèterions-nous pas les produits d'ailleurs pour ajouter à augmenter nos actifs? 
Suis-je illettrée, sans dessein ou naïve pour penser ainsi? Il me semble qu'on manque de fierté pour ce qu'on a réussi à bâtir en si peu de temps. La révolution tranquille remonte à peine aux années 60, ça veut dire 50 ans. En si peu de temps, avoir réussi à se positionner sur la scène internationale, c'est certain que ça attire les vautours. Faut-il donc se laisser détrousser avec un sourire en leur disant MERCI? Vraiment, je ne comprends pas. Et si on veut tellement faire des transactions, alors pourquoi ça serait pas nous qui achèterait? Les parachutes dorés, c'est bien beau, mais ça fout toute la société dans le trouble et c'est malheureux à dire, on est en démocratie, c'est certain, mais n'y a-t-il pas moyen de légiférer contre ces têtes folles qui abusent sans cesse. On a vu aux USA, à peine après avoir fini de rembourser les prêts octroyés par le gouvernement, les mêmes comportements délinquants sont réapparus. Ces amerloques, s'ils vont se jeter au milieu d'un banc de méduses, doit-on nécessairement les suivre? Est-ce qu'on a pas encore notre personnalité propre en tant que société développée?

Diane Cadieux, Mascouche

21 juin 2011

Le choix proposé n'est pas le meilleur mais doit faire avec. Je ne comprends pas pourquoi un outil aussi important n'est pas la propriété ou n'est pas sous la responsabilité du gouvernement fédéral ou provincial. Il y a eu bien sûr un gouvernement qui a un moment donné n'a pas pris ses responsabilités. C'est comme le reste, on s'imagine toujours que le monde financier sait mieux que nous ce qu'il faut faire.Ce qui donne comme résultat, un ministre de la finance et un gouverneur de la Banque du Canada qui sont incapables de penser par eux-mêmes, qui s'en remettent toujours à nos banquiers. On en voit le triste résultat dans leurs décisions. On contre l'inflation par des hausses de taux d'emprunts et par du chômage. 
La Bourse est une institution qui en principe devrait être la propriété de l'État et qui ne devrait jamais être vendue, mais on en est pas à une aberration près.  
Si on écoutait le monde de la finance, on vendrait même le parlement.

Jean Lespérance, Montréal Québec

21 juin 2011

Les gouvernements du Quatar et de Dubai ont pris le contrôle de la Bourse de Londres et tentent maintenant d'acheter le Groupe TMX. Tout un monopole qui se dessine à l'horizon. 
 
Ajouter à cela Christine Lagarde qui deviendrait présidente du FMI, elle qui vient de modifier les lois françaises pour les rendre conformes aux exigences de la finance islamique, et vous obtenez un nom pro-sharia.  
 
Je suis d'avis que le Canada ne devrait pas approuver la vente de la Bourse de Toronto. 
 
 
 
 

Claire Piché, Montréal

17 juin 2011

Indéniablement, les actionnaires du Groupe ne doivent pas être des gestionnaires de portefeuilles, sinon nous ne serons pas si l'intermédiaire financier est impartial lors des transactions. 
 
Moi, je préférais Londres pour que lors de la prochaine crise financière (probablement dans 4-5 ans), le gouvernement canadien (ou provinciaux) ne soit pas appelé à la rescousse. 
 
Ce monde est majoritairement du financier spéculatif et considérer ce domaine comme un élément important à la société canadienne n'est pas sain. 

Marc Desjardins, Ottawa

16 juin 2011

On tentera par tous les moyens de convaincre les Canadiens que l' achat de TSX parle LSX est une tres bonne affaire pour le Canada. 
 
Il faut etre tres naif pour croire de telles sottises ou de tels "cocoricos" corporatifs. Je crois qu' il faut voir les deux cotes d' une medailles. Tout ce deploiement par le TSX n' est que pour le bien des actionnaires du TSX. 
 
Si on savait ce que le CEO du TSX possede comme avantages financiers nous trouverions surement une reponse et cette reponse expliquerait surement pourquoi ce CEO preconise tant l' achat du TSX par le LSX. 
 
Je ne crois absolument pas ces cadres de grandes corporations tels que ceux du TSX ou autres. Ce sont des gens (surtout ceux en fin de carriere) qui revent de remplir une derniere fois leurs poches pour se payer des retraites tres dorees. Ces gens se fouttent eperdument du bien-etre du Canada. C' est tout simplement leur "ego" qui compte et rien de plus. 
 
Qui vous dit que ce n' est pas le CEO du TSX qui n' a pas organise et planifie l' achat du TSX par le LSX. Je n' en serais pas surpris !! Essayons de voir tous les parachutes dores du CEO du TSX et vous aurez la reponse.  
 
Vous croyez que ces gens operent avec des codes d' ethique epais comme la Bible. Ne soyez pas naifs, les codes d' ethique c' est pour les petites gens ....... !! 
 
Il y a plusieurs annees une riche proprietaire (Leona Helnsley, milliardaire) de la grande chaine americaine d' hotels "Helmsley" s' etait moquee d' une de ses employes en lui disant "only the poor people do pay income taxes" ..... de telles agissements ne sont surement pas guides par des codes d' ethiques mais uniquement par le pouvoir et les gains outranciers.  
 
Ne soyons pas naifs ...... ouvrons-nous les yeux. Un tres fort pourcentage des CEO ne sont que des menteurs et des manipulateurs de l' opinion publique. Le bien-etre du Pays, ca c' est uniquement pour la galerie!!!

Jean Couture, Gatineau

16 juin 2011

Bonsoir M. Filion 
 
concernant l'entrevue avec ce Monsieur de Londres, et bien, "chapeau" pour lui avoir dit qu'il ne répondait pas à votre question au sujet d'une certaine bonification pour donner plus de poids à leur offre...je crois fortement que Maple (Érable comme disait ce Monsieur de Londres)... serait en meilleur position malgré les belles paroles dites pour affaiblir l'opinion que nous avons envers Maple.

brigitte clement, laval

16 juin 2011

Il ne faut pas croire Xavier Rolet de Londres ni son vis-à-vis Thomas Kloet de Toronto. S'ils vendent à un tiers comme Barclays, Barclays va faire le sale boulot. J'ai en mémoire l'Institut Armand-Frappier devenu Biochem Pharma acheté par Glaxo-Smith-Kline qui promettait mers et monde mais qui a revendu à la firme anglaise Shire Pharmaceuticals qui a fermé ses portes en congédiant 500 personnes. En affaires, surtout avec les anglais, les promesses ne valent rien. Si on s'empare de notre bourse, ce n'est pas pour la faire grossir, c'est pour en revendre une bonne partie et la vider, la rendre non compétitive. Déjà les primes et bonus qu'on s'est donnés sont un vol scandaleux non autorisé qui nous montre clairement la suite des choses. Il faut savoir tirer des leçons du passé. On avait promis à Luc Bertrand de le laisser en place et on l'a tassé. Pourquoi faire? Pas parce qu'il était incompétent, mais pour magouiller. On ne peut pas faire confiance à des gens sans parole et profiteurs. Même si les produits dérivés sont de la merde, c'est de la merde qui rapporte. Et il est toujours bon de savoir dans quelles mains elle passe, ne serait-ce que pour ne pas en acheter.

Jean Lespérance, Montréal Québec

15 juin 2011

Dans la fusion des bourses de Toronto et de Montréal, il était prévu que Montréal conserverait son rôle de leader et que Luc Bertrand resterait à la tête de cette fusion. Or aussitôt la transaction semi-approuvée, on a écarté Luc Bertrand pour rappatrier à Londres et à Toronto le flux des activités. La transaction n'est même pas entérinée que déjà on s'est voté des bonus et toutes sortes de primes, ce qui est en soi illégal parce que la fusion n'est pas officialisée. Et pourtant l'AMF et la CVMO ne sont pas intervenues pour déclarer illégales ces extorsions, ce brigandage dans la caisse. 
Le principe de fusion des 2 bourses n'aurait pas dû être accepté mais il a été accepté sous de fausses promesses. Londres est une coquille vide qui n'a rien de plus à nous donner.  
La Bourse est un pipeline qui nous permet de voir ce qui se trame mondialement, c'est cher payé mais c'est un outil essentiel qu'on n'avait pas le droit de vendre hypocritement ou d'en abandonner le contrôle. 
M.Bertrand tente de racheter les conséquences de sa naïveté, je lui souhaite de réussir mais il y a une leçon à tirer de cette aventure. Pour Londres, nous sommes encore une colonie de naïfs qu'on peut exploiter à volonté.  
Et quand Henri-Paul Rousseau de la Caisse de dépôt a acheté pour 3 milliards d'obligations de British Airport Authority qui ne valent pas une cenne, on leur a donné toutes les raisons de le croire.  
Si Longres achète, c'est pour renvendre à la Banque Barclays qui appartient à Abou Dhabi et au Qatar et dont le principal actionnaire est le cheikh Mansour ben Zayed Al-Nayan.

Jean Lespérance, Montréal Québec

15 juin 2011

Si la stratégie de développement de la Bourse de Londres est relativement connue, notamment son développement international et aussi sa soif de se positionner comme « leader » sur le marché des dérivés, notamment grâce aux expertises de la bourse de Montréal.  
 
La stratégie de « Maple » semble moins bien établie. Si ce n'est qu'on souhaite conserver le contenu canadien là où il est. Très clairement, TSX doit grandir pour relever la tendance du marché en matière de transactions boursières. Si TSX ne devient pas plus grand et reste ce qu'il est, le groupe « Maple » sera tôt ou tard à la merci de « raiders » qui essayeront un coup pour faire monter plus encore les cours en vue d'une tierce fusion (nord américaine ou autre). C'est reculer pour mieux sauter. 
 
Au mieux, nous nous acheminons vers une sorte d'institutionnalisation du marché boursier canadien. Pourquoi ne pas alors dans ce cas nationaliser TSX puisque ici on offre une nationalisation institutionnelle privée. Ce qui n'est pas mieux. 
 
D'autre part, il est faux de dire que TSX cède son marché boursier à Londres. Le marché canadien va rester canadien, il sera aussi transigé ailleurs à meilleur coût pour les investisseurs qui pourront aussi trouver une offre plus variée. La direction des opérations canadiennes restera au Canada et dans cette ère de communication instantanée qu'est ce que cela change si certaines décisions sont prises à Londres plutôt qu'à Toronto ? 
 
La question fondamentale que sous tend cette lutte archaïque pour le contrôle est la suivante : devrions-nous retourner à un nationalisme fort, être à nouveau maîtres chez nous, revoir les principes du libéralisme économique, de la mondialisation des échanges pour recentrer nos énergies pour faire revenir les emplois perdus, axer notre développement sur le contenu canadien, reprendre le contrôle à100% de l'économie du pays, produire canadien pour n'acheter que canadien et rien d'autre ? 
 
Si la réponse est oui ! Il urge dans ce cas de prendre les grands moyens coûte que coûte !

Serge Drouginsky, Longueuil

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