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Cet espace de dialogue, de réflexion et de débat d'idées est aussi le vôtre. Nos carnetiers sont là, non pour mettre de l'avant leurs opinions, mais pour lancer une discussion et vous permettre de vous exprimer sur les événements marquants qui surviennent ici ou ailleurs dans le monde. Nous lisons tous les commentaires reçus, mais nous modérons chacun des carnets pour ne retenir que les commentaires les plus pertinents selon les sujets abordés. Seules les interventions signées et faites dans le respect d'autrui sont retenues. Pour en savoir plus, lisez
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Carnet Gérald Fillion

9 juin 2011

Environnement : le déni


Nous sommes dans le déni, écrivait Thomas Friedman dans le New York Times mercredi. Notre planète ne pourra pas supporter éternellement ce qu'on lui demande, écrit le chroniqueur. Le niveau de croissance planétaire actuel équivaut à une Terre et demie. Petit problème, n'est-ce pas? 
 
Ce constat n'est pas neuf. Ça fait au moins deux décennies qu'on en parle de façon sérieuse et qu'on affirme qu'il faut adopter des solutions durables pour mieux consommer et mieux produire... et éviter un réchauffement accéléré de notre planète et un épuisement des ressources. Déjà, on constate un effritement constant de la diversité de la faune, de la flore et de notre alimentation. On gaspille, on surconsomme, on épuise tout ce qui nous est essentiel, du pétrole à l'eau.  
 
Les émissions de gaz à effet de serre (GES) ont atteint un sommet l'an dernier. Et selon l'Agence internationale de l'énergie, nous ne sommes pas du tout en train de prendre les moyens pour empêcher une hausse de 2 degrés Celcius de la température planétaire d'ici 2100. Selon l'économiste en chef de l'AIE, Fatih Birol, « rester sous le seuil d'une augmentation de 2 degrés va devenir un défi extrêmement difficile à tenir ». 
 
Le protocole de Kyoto n'a pas donné les résultats escomptés. Certains affirment même que, dans les faits, cet accord est mort et enterré. Copenhague a donné des résultats décevants, alors que le dernier sommet international sur les questions environnementales tenu à Cancun a fait renaître l'espoir d'une coordination internationale sur les changements climatiques.  
 
Malgré toutes les inquiétudes scientifiques, nous voici en 2011, et aucun accord sérieux ne permet de croire à un changement d'attitude durable des pays qui ont le plus contribué à la hausse des émissions de GES et de ceux qui contribueront encore plus dans le futur à ces émissions, les pays émergents pour ne pas les nommer! 
 
Croissance verte 
 
Dans ce contexte, un rapport de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) sur la croissance verte, dévoilé mardi à la Conférence de Montréal, se veut rafraîchissant. L'OCDE s'inquiète de la détérioration de la planète, de l'utilisation accélérée des ressources, en particulier de l'eau, qui deviendra plus rare pour des centaines de millions d'êtres humains. D'ici 2025 — c'est demain! —, 33 % de la population mondiale pourrait manquer d'eau.  
 
Il faut miser sur l'innovation et la productivité en investissant dans les infrastructures, dans la recherche et le développement, en finançant et soutenant des projets verts et en favorisant la concurrence. L'OCDE donne en exemple la Corée du Sud, qui a décidé de consacrer annuellement 2 % de son PIB à des initiatives vertes. L'organisme souligne également le plan de match de l'Irlande, de la Chine et du Rwanda notamment.  
 
Cependant, il est important de souligner que le secrétaire général de l'organisme, Angel Gurria, a tenu à nous dire à RDI Économie que « croissance » est le mot le plus important de l'expression « croissance verte ». Si l'OCDE mise plus que jamais sur la croissance, autant qu'elle soit verte! 
 
Mais Angel Gurria a joué d'astuce quand je lui ai parlé des sables bitumineux de l'Alberta, affirmant que « la question c'est de s'assurer que la consommation puisse être réduite pour produire le même niveau d'unité produite [...] et qu'à travers les technologies, on puisse réduire les émissions ». 
 
Il refuse de blâmer le Canada sur sa gestion des questions environnementales. Il affirme que son action est économique et non environnementale. Ce n'est pas un rapport sur les changements climatiques, nous a-t-il dit, mais sur la croissance... verte. Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a dit clairement à la Conférence de Montréal qu'il était hors de question pour lui d'adopter une taxe sur le carbone.  
 
Pourtant, Angel Gurria est d'avis que « si vous n'avez pas un prix pour les émissions, ça veut dire que le coût d'opportunité est nul et ça ne va pas provoquer un investissement, ça ne va pas provoquer un intérêt pour la recherche, pour trouver des alternatives ». 
 
Peut-on dire que le déni dont parle Thomas Friedman est au coeur de la politique canadienne sur les changements climatiques et la croissance verte? Et s'il y a urgence d'agir, pourquoi l'OCDE n'envoie-t-elle pas un message un peu plus clair au Canada? Faut-il le rappeler, année après année, le Canada est le pays qui reçoit le plus grand nombre de prix fossiles (sorte de prix citron) dans les réunions internationales consacrées à l'environnement.


Regardez RDI en direct sur l'économie, animée par Gérald Fillion

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Gérald Fillion présente et analyse l'actualité économique à Radio-Canada. Il anime RDI ÉCONOMIE du lundi au vendredi à 18 h 30 HE sur RDI, une émission visant à rendre l'économie accessible à un large public. Gérald Fillion est journaliste à Radio-Canada depuis 2001 et se spécialise dans la couverture économique depuis 10 ans. Il est diplômé de l'Institut des valeurs mobilières du Canada et est titulaire d'un baccalauréat en communications de l'Université du Québec à Montréal.  
 
Retrouvez Gérald Fillion au Téléjournal (à 21 h HE à RDI et 22 h HE à la Première Chaîne), au Téléjournal Montréal (18 h HE), dans les les téléjournaux de plusieurs stations du réseau et à RDI (16 h 15, 17 h 15 et 18 h 30). On peut aussi l'entendre à la radio, à Classe économique et dans les émissions du retour à la maison partout au pays.

23 juin 2011

Monsieur Joel Noguera, 
 
Je vous remercie beaucoup de me citer dans ce Carnet et aussi en d’autres occasions comme vous le faites si bien. C’est bien trop d’honneur. :-) 
 
J’aimerais préciser mon point de vu sur le sujet, puisque vous m’en offrez l’occasion. La question ne relève pas seulement du transport en commun qui n’est pas la solution en tout et pour tout. Ainsi, le Pont Champlain est aussi un lien essentiel pour le camionnage. Ce sont me semble-t-il 12 000 camions lourds qui empruntent en moyenne le Pont Champlain chaque jour. Il n’y a dans la grande région de Montréal pratiquement pas ou peu d’alternative. On ne peut pas envisager de remplacer ces transports par du ferroviaire car on ne dispose pas non plus de l’infrastructure adéquate. Ici l’inadéquation est dans l’étalement urbain qui ne coïncide pas avec des zones d’emplois à proximité. Il en est de même des industries qui produisent ailleurs lorsque de nombreux camions doivent obligatoirement emprunter le Pont pour livrer leurs marchandises aux Etats-Unis. On a développé sur la Rive-Sud l’habitat (d’ailleurs peu densifié) et des commerces, plus quelques services. En revanche, trop peu les unités d’approvisionnement et de production qui travaillent pour les marchés du sud. 
 
La problématique relève surtout de l’urbanisme et moins des infrastructures qui seront toujours en retard si les concepts urbains ne progressent pas. La solution passe par un rééquilibrage de toutes les activités de telle sorte que les gens auront moins besoin de se déplacer et lorsqu’ils se déplaceront, ils passeront moins de temps dans leurs autos pour des voyages courts qui chaque année durent désormais de plus en plus longtemps. 
 
Merci encore de me mentionner régulièrement.

Serge Drouginsky, Longueuil

23 juin 2011

Bonjour, j'apprécie beaucoup certains commntaires, dont ceux de Mr Douginsky, lecture qui sonnent comme de la musique a mes oreilles, tant ils rejoignent les mêmes observations que j'avais 
Mentionné dans un carnet antérieur se rapportant à l'énergie. Ou, comme le fait ce jour Mr Drouginsky en démontrant le manque de visibilité de nos différents paliers gouvernementaux, qui ne sont plus aune contradiction prés dans leurs décisions .L'exemple flagrant concerne le pont Champlain que de gaspillages onéreux pour les contribuables de vouloir investir au profit d'accès aux voitures dans le centre ville , a l'encontre du transport en commun ,qui inéluctablement deviendra nécessaire dans un avenir très proche. Idem, pour l'échangeur turco pourquoi encore vouloir continuer dans le même sens alors que les sommes allouées serait plus efficaces pour le transport en commun. 
Beaucoup de paroles ,mais pas de plan directeur articulé sur l'avenir de nos villes de demain dans le domaine du transport et de l'accès de nos centres villes en favorisant le transport en commun afin de redonné une qualité de vie plus appréciable aux habitants et aussi au banlieusards qui s'énervent et passent leurs temps dans les bouchons a consommer de l'énergie très couteuse et polluante. 
Ce n'est pas les idées qui manque, c'est la volonté, pourquoi pas imaginer le rôle de la voiture a des véhicules urbain électrique utilisable un peu comme pour les velos,déjà ce conceptest a l'essai dans certaine villes en Europe.

joel Noguera, Nimes France

21 juin 2011

Pardon, j'aurais dû être plus précis: On contre l'inflation en haussant les taux d'emprunts hypothécaires et en créant du chômage. Voilà parce qu'emprunter pour combler un besoin essentiel n'est pas la même chose qu'emprunter pour du superflu.

Jean Lespérance, Montréal Québec

20 juin 2011

Monsieur Patrice Bernard, 
 
Je comprends mieux ce que vous entendez par « démence » dans ce cas. Et je suis d'accord avec votre analyse. Si je ne suis pas ceux qui croient en un scénario catastrophe, vous avez raison quant à fait qu'on ne s'engage pas dans une sortie de crise et qu'on s'installerait plutôt dans un climat de crise larvée qui pourrait perdurer pour peut-être encore des années. D'où l'intérêt d'établir une économie prospère responsable qui soit en harmonie de l'environnement et toutes les formes d'écosystèmes puisqu'en somme tout est lié.

Serge Drouginsky, Longueuil

20 juin 2011

Monsieur Serge Drouginski, 
 
Merci pour votre remarque qui me donne la chance de préciser ma pensée. L'aspect que je tenais à faire ressortir dans la citation de Nietzsche, et qui représente bien ma pensée personnelle, c'est une démence certaine au niveau du pouvoir actuel qui impose une ligne de pensée économique malsaine qui, selon moi, représente bien une tragédie humaine. 
 
Les médias font partie de ce pouvoir, et de cette démence, en évitant les débats. Les lecteurs des carnets sont surtout intéressés, tout comme moi d'ailleurs, à passer des messages. C'est pourquoi j'insiste tant auprès de Gérald Fillion pour qu'il prenne la responsabilité d'organiser le débat. 
 
Ce qui se passe en Grèce n'est que la pointe de l'iceberg. L'austérité démentielle imposée ne fera qu'exacerber la situation. On ne comprends pas bien la macroéconomie qui ne se résume pas à un simple budget comptable. Au Canada, même si on s'en sort mieux, on applique cette même logique désastreuse. Le tout risque de s'écrouler ou, au mieux, de retarder indûment la sortie d'une interminable crise.

Patrice Bernard, Amos

19 juin 2011

J'ai tout oublié de Nietzsche sauf ses rapports avec les femmes: Je le cite:  
Donne-moi femme ta petite vérité! dis-je. 
Et voici ce que dis la vieille femme: « Tu vas chez les femmes? N'oublie pas le fouet!  
Ainsi parlait Zarathoustra.  
Peut-être devrions-nous le tenir à l'écart de nos discours. Il pourrait avoir une influence que je n'ose qualifier de bonne ou de mauvaise.Était-il un sage? N'en parlons pas.  
Chhhut!

Jean Lespérance, Montréal Québec

17 juin 2011

Monsieur Patrice Bernard, 
 
Pour une personne qui comme moi a étudié de nombreuses choses (parfois très inutiles), je devrais me réjouir que vous fassiez référence à Friedrich Nietzsche, puisqu’il a fait parti de ma formation philosophique de base. Si ce n’est que dans le débat que vous avez engagé avec monsieur Fillion que personnellement j’apprécie beaucoup, vous faites un usage hors contexte de ce grand philosophe. 
 
Je pense que dans ce cas, la qualité des débats gagnerait grandement si vous vous exprimiez en votre nom personnel et non en justifiant votre action par un cadre philosophique inapproprié qui dessert la richesse et la vivacité du débat économique et cette chance que nous avons de pouvoir nous exprimer sur ses différents sujets. 
 
Je pense que Nietzsche d’ailleurs nous incite à dépasser le cadre rassurant de nos ego respectifs pour embrasser cette dimension qui relève le sens de la tragédie humaine. 
 
« La grandeur de l’homme, c’est qu’il est un pont et non une fin » – Nietzsche

Serge Drouginsky, Longueuil

16 juin 2011

Bonjour M. Fillion. Vous m'accusez d'éviter le débat sur l'enjeu soulevé. Il est vrai que mon commentaire ne concernait pas l'environnement. 
 
Je crois que c'est vous qui évitez toujours le débat. Pourquoi n'avez-vous pas répondu à mon message du 27 mai dernier dans votre carnet l'après DSK? Votre réponse ressemble étrangement à celles des politiciens et des experts reliés au pouvoir dont je conserve une volumineuse correspondance (et de lourds silences...) depuis plus de 30 ans. Il s'agit de l'art d'esquiver les débats tout en gardant la face sans cligner des yeux!!! 
 
C'est bien triste car Nietzsche a encore raison.

Patrice Bernard, Amos

16 juin 2011

Réponse à Patrice Bernard: ma réponse à Monsieur Théroux porte sur le sujet du carnet. Voici cette réponse de nouveau: la croissance verte, la prise en compte des questions environnementales, le développement durable ne viennent pas mettre fin à l'auto et à l'avion! C'est un peu plus nuancé que ça, voyez-vous... Comment favoriser la croissance économique, la création de richesse tout en étant durable et écologique? Par ailleurs, votre dernière phrase s'applique très bien à l'ensemble de votre intervention sur le sujet de carnet : vous évitez le débat sur l'enjeu soulevé. À vous aussi, je vous demande de parler du sujet et d'éviter de personnaliser vos messages.  
 
Une erreur technique et tout à fait invonlontaire: je suis le signataire du commentaire "réponse à Bernard Théroux" et non Bernard Théroux. Mes excuses.

Gérald Fillion, Montréal

14 juin 2011

Y a t-il vraiment un déni des gouvernements? Je ne pense pas. 
 
Combien de gens mondialement profitent des évolutions technologiques (frigo, cuisinière, télé, micro-onde, enregistreurs, chaine hifi, jeux de type play station, téléphone portable, micro-ordinateur, modem, etc. etc.)?  
 
Combien de gens en Chine et en Inde peuvent maintenant s'acheter une automobile, et des gadgets électroniques? 
 
Combien d'avions pour égayer nos vacances chéries? 
 
Il est un peu gros de rejeter uniquement la faute sur les gouvernements.  
 
C'est à nous d'être moins gourmand sur toutes ces évolutions qui améliorent nos vies. 
 
Quand tous auront fait l'inventaire des technologies utilisées et consommatrices, quand tous pourront couper de 20% à 30% ces consommations personnelles, nous pourrons alors demander et exiger plus aux gouvernements mondiaux. 
 
D'ici là, faisons notre propre évaluation de ce que l'on est prêt à couper pour favoriser l'environnement "vert".

Gravel E, Québec

14 juin 2011

Monsieur Fillion. Je me sens interpellé suite à votre réponse à monsieur Bernard Théroux. Vous avez raison de vous sentir piqué, mais il s'agit d'une constatation qui s'applique à presque tout le monde. N'auriez-vous pas été meilleur joueur de tout simplement reconnaître le fait pour peut-être faire avancer le débat au lieu de vous braquer sur votre position de pouvoir et de contrôle? 
 
Friedrich Nietzsche avait bien constaté que la démence était rare chez les individus, mais qu'elle était plutôt la règle dans les groupes, les partis, les nations et les époques. Cela fait au moins 35 ans que je constate la véracité de cette affirmation par l'absence de certains débats fondamentaux dans nos sociétés. 
 
Je dois vous référer à votre commentaire assez suffisant à mon sujet dans votre carnet de l'Après-DSK où vous me dites vous appuyer sur les faits et sur la compréhension qu'en ont les experts. Je vous ai tout de suite répondu sur la base des données économiques pertinentes au Canada depuis les 60 dernières années, faits réels qui ne peuvent être contredits par les experts. 
 
Nietzsche a toujours raison. La tactique du pouvoir est alors de tout simplement éviter la confrontation et le si nécessaire débat public.

Patrice Bernard, Amos

14 juin 2011

Réponse à Bernard Théroux : je vous invite à commenter le sujet plutôt que de lancer de petites attaques personnelles. Ça ne sert à rien, ça ne contribue pas au débat, c'est inutile, comprenez-vous tout ça Monsieur Théroux? Par ailleurs, la croissance verte, la prise en compte des questions environnementales, le développement durable ne viennent pas mettre fin à l'auto et à l'avion! C'est un peu plus nuancé que ça, voyez-vous... Comment favoriser la croissance économique, la création de richesse tout en étant durable et écologique?

Gérald Fillion, Montréal

14 juin 2011

Bravo M. Fillion pour la justesse de votre carnet économique. 
 
Je me désole à lire certains commentaires qui montre une fois de plus l'analphabétisme environnemental (et pourquoi pas aussi économique) dans lequel nous baignons. 
 
1) Changements climatiques ou cycle? Il n'y a pas vraiment de cycle mais une fluctuation plus ou moins choatique de notre climat si on l'estime sur des périodes à l'échelle géologique. Les changements actuels sont extrêmement rapides (et préoccuppant) en comparaison. Ils correspondent à une nouvelle ère de consommation répandue de pétrole. 
 
2) Le niveau de vie que nous avons et toute la croissance économique constatée depuis un siècle n'a comme origine que le pétrole. Un point c'est tout. On vante le progrès, no way! Le pétrole (au prix qu'il est et ce qu'il nous permet de faire) nous offre l'équivalent de plusieurs esclaves à notre service, jour après jour et ce, pour chaque individu d'un pays "développé". 
 
3) Nous approchons de l'ère où cela prendra presqu'un baril de pétrole pour en produire un. Oubliez les analyses offre-demande-prix: faire du pétole requiert du pétrole. Le plus facile à cueillir a déjà été pris. Le pétrole à rabais est fini. Et la croissance aussi.  
 
Il est rafraîchissant que le monde économique s'intéresse à cette question. Il aurait dû le faire il y a longtemps: bien avant d'être un enjeu environnemental, la question du pétrole nourrissant la croissance était là depuis le départ...

Jean-Philippe Chartrand, Cap-d'Espoir

14 juin 2011

Il est difficile de comparer le degré de pollution avec celui du passé parce que dans le passé, on ne mesurait pas la pollution. Cependant le corps humain est moins résistant au soleil et à la chaleur. À notre époque, on peut cependant voir ce qui se passe sur toute la planète. Personne ne peut nier la déforestation de la terre et les effets qu'elle entraîne. Là où il y a des arbres, c'est plus frais que là où il n'y en a pas, à l'exception des pôles. Ce que l'on détruit est plus important que ce que l'on consomme car on détruit nos moyens de défense, notre protection. Là où il n'y a pas de végétation, les céréales et les légumes sont rares. En détruisant ce qui nous maintient en vie, on courre à sa perte. Les arbres ne poussent pas vite même si on est intelligent. La déforestation et la contamination de l'eau nous conduisent vers la maladie et la mort.  
Alors pourquoi ne pas agir intelligemment et investir dans ce qui devient rare et dont la valeur augmente? Ni forêts, ni eau, cela cause plus que des changements climatiques, ça cause tout simplement la mort. Investir dans le vert, la vie, c'est rentable, même économiquement. Changements climatiques ou pas, investir dans la vie ou ce qui protège la vie est ce qu'il y a de plus rentable. Ce n'est plus le temps de discuter mais c'est le temps d'agir et de protéger ce qui a le plus de valeur. 

Jean Lespérance, Montréal Québec

13 juin 2011

Je suis d'accord que trop de gens vivent encore dans le déni. Pendant ce temps, les preuves scientifiques du réchauffement de notre climat s'accumulent et les pires scénarios prédits par le GIEC sont dépassés par la réalité. 
Je crois que nous devons agir en fonction de la tendance et non attendre la preuve absolue que le changement climatique est réel et majeur avant de changer. Dans le domaine de l'économique personnelle, doit t'on attendre de faire faillite avant de changer nos habitudes de consommation ou doit t'on plutôt se fier à la tendance à la baisse de notre compte bancaire avant de changer de cap ? Trop de gens attendent la preuve formelle que le réchauffement est réel et causé par l'homme. Devront nous attendre l'atteinte d'un seuil de mortalité humaine très élevé avant d'agir ? 
Je viens tout juste de terminer la lecture du livre "Climate Wars" et, si ce que l'auteur prédit se réalise, nous ne voudrons plus vivre dans un tel monde. Il est donc temps pour nous de décarboniser notre économie, de planter des arbres et de réparer les dégâts que nous avons fait à notre environnement et tout cela avant que les boucles de feed-back positives entrent en scène car après, peu importe nos efforts, le système génèrera de lui même des gaz à effet de serre et il ne nous restera plus qu'à appliquer les dernières solutions possibles soit la géo-ingénierie avec tous les risques que ces techniques comportent. 
 
Pierre Richard, Québec Québec

Pierre Richard, Québec

13 juin 2011

Wow bravo, vous avez raison mais vous, combien de voyage faites vous par année? N'étiez-vous pas fière d'être sur le premier vol de l'avion A380 d' Airbus sur Montréal. Vous avez une auto?  
 
Vous contribuez pour combien pour le réchauffement climatique et la surconsommation? Si tous vivaient comme vous on aurait besoin de combien de terre? 
 
Vivez au quotidien de la façon dont vous discourez, faites les sacrifices que vous demandez aux autres et votre prêche sera surement un peu moins ridicule.  
 
Un peu tanné des « faites ce que je dis, pas ce que je fais ». 

Bernard Théeroux, Montreal

12 juin 2011

Je tiens à félicier Gérald Fillion pour son texte sur le déni environnemental des gouvernements du monde. Assistons-nous à la follie de ceux qui ont fait fortune en exploitant à outrance les ressources, mais avant tout, les êtres humains ? Pourquoi est-ce si difficile de reconnaître que la planète respire de plus en plus mal, qu'à cause de nos gestes, nous sommes peut-être les dernières générations d'humains sur ce globe irremplaçable ? S'il n'y avait pas d'alternative, on pourrait comprendre, mais elles existent et l'intelligence humaine est là, disponible. On dit que les religions ont été sources de conflit, mais ce n'est rien comparé à la religion de l'argent pour l'homme. Ça le remplit d'orgueil et de la possibilité de contrôler les autres êtres humains. Les oligarchies de toutes sortes ont pris le contrôle sur le monde politique, petits comme grands gouvernements. On le voit même dans les municipalités, l'argent contrôle la politique. Pourquoi privatiser les services si c'est pour donner ce genre de monstre ? Le Canada est à la remorque de tous les pays industrialisé. Merci monsieur Fillion, nous avons besoin de jeunes communicateurs tel que vous, pour essayer d'inverser les choses.

André Mainguy, Longueuil

11 juin 2011

Ce que j'essaie de faire comprendre et qu'on ne semble pas avoir compris, lorsque je parle d'opportunités, je veux dire qu'il y a un gain énorme à penser en fonction d'une croissance par le vert plutôt que d'une croissance verte. Exemple: on met au dépotoir des matières plastiques qui sont du pétrole au lieu de les recycler pour enfouir le moins possible. Même chose pour des matériaux de bois inutilisables qu'on peut transformer en alcool méthylique. L'alcool méthylique est un combustible. Les exemples de gaspillage et de manque de vision, d'intelligence sont nombreux. On peut récupérer du métal pour en faire des panneaux solaires. Utiliser l'élecricité, c'est vert, mais la fabriquer, c'est du vert rentable. Il faut penser en fonction du vert rentable et non penser que le vert coûte des sous et est contre- productif économiquement. Pour profiter du vert, on n'a pas absolument besoin d'une taxe sur le carbone, il faut juste se servir de son intelligence. A-t-on eu besoin d'une taxe sur le carbone pour fabriquer des barrages hydro-électriques? Non. Alors pour toutes les autres choses, c'est pareil, on fait ce que l'on peut faire et qui est utile. On n'attend pas après un autre pays, on le fait. Et si on agit intelligemment, c'est toujours rentable.

Jean Lespérance, Montréal Québec

10 juin 2011

Première question : Le réchauffement est-il un cycle naturel de la Terre ou causé par l'activité humaine? La réponse... on ne sait pas. Mais dans le fond on ne devrait pas vraiment se poser cette question, parce qu'on ne devrait tout simplement pas prendre de chance avec la planète qu'on doit léguer à nos enfants.  
 
Nous faisons aussi face à un problème économique intéressant. Notre impact individuel est insignifiant. La somme des impacts individuels est grande. Le coût individuel est perçu comme grand. Donc impact insignifiant pour un coût élevé. Résultat? Comme le mentionne M.Drouginsky on évite. On veut bâtir un pont Champlain et un échangeur Turcot qui répondent aux besoins des « vert » et des « pollueurs ». On chiale sur les prix de l'essence plutôt que de changer nos habitudes. On stationne nos véhicules sur les ponts dans les heures de pointe. Et nous sommes, semble-t-il, une société évoluée et instruite. 
 
Bref. 1-La fausse question pour se décharger de la responsabilité. 2-La réalité bénéfice diffus, coût concentré. 3-Les choix faciles d'une société qui se dit évoluée. Tout ça me fait penser que le mur sera difficile à éviter.

Alain Cloutier, La Prairie

10 juin 2011

Tout le monde sait qu'il faut agir et changer notre façon de considérer notre environnement. Certains remettent en question les donnés concernant les changements climatiques ou les limites sur la capacité de la terre à fournir pour tous. Dans tous les cas je pense qu'on peut tous se rallier à l'idée de donner à nos enfants et petits enfants un monde meilleur et si on y arrive, ça ne sera pas "absolument pour rien...".  
Alors ma question c'est, qu'est-ce qu'on attend pour commencer ? On sait que, peut-être pas demain, mais on sait que nos ressources s'épuisent, que nos aliments sont de moins en moins résilient, qu'on perd nos abeilles pour polliniser, que la pollution des voitures causes du smog au dessus de nos villes, que nos dépotoirs de remplissent à vu d'oeil et qu'il nous en coute de plus en plus chers de produire de l'énergie parce que le pétrole et les gaz sont de plus en plus difficile à aller chercher. Pour moi, ces problèmes sont des problèmes locaux et on peut leur trouver des solutions locales.  
 
Sans laisser de côté les autres problèmes environnementaux qui semblent soulever la controverse (les scientifiques s'entendent presque tous dans le dossier des changements climatiques, en passant), pourquoi attendre pour régler nos problèmes ?  
 
M. Fillion, vous êtes expert en économie, est-ce que ce serait vraiment catastrophique pour l'économie canadienne ou québécoise que de changer nos façons de faire et devenir des chefs de fils dans le domaine de l'économie verte ?

Guillaume Lamb, Ottawa

10 juin 2011

Un autre avertissement qui tombera dans des oreilles de sourds. Il y a belle lurette que l`environnement a été relégué au bas de la liste des intérets internationals, surtout avec notre gouvernement actuel. Il n`y a qu'a demandé aux gens quelle est leur priorité numéro un, réponse: c`est l'économie et les jobs, point ! On fait partie d`un systéme capitaliste qui encourage la consommation sans limite, l`individualisme et la déconnexion totale du monde naturelle. Les gens semblent vaguement au courant mais pas un seul ne veut changer sa facon de vivre, encore moins diminuer son niveau de vie. L'univers pour la plupart des personnes est très restreint et s`arrête à leur besoins immédiats et leur possessions. Le réchauffement climatique est un concept lointain qui arrivera dans des centaines d`années. Malgré déja les signes évidents, sécheresses, inondations, tempêtes de plus en plus violentes, on ne fait pas de connexion. Tout ce qui nous intéresse, c`est la croissance économique (celle la que vous même M.Fillion sembler diviniser). On a oublié qu`on fait parti d`un environnement naturel et qu`on a toujours besoin pour vivre de l`air, de l`eau propre et de la nourriture saine. Il va falloir une crise majeure comme l`eau potable, l'explosion du prix des aliments, un aggravement majeur de la faim dans le monde pour qu`on se réveille, mais trop tard. L`avenir de l`humanité s'annonce très sombre et j`ai honte de laisser ce monde à mes enfants juste à cause de notre cupidité sans borne.

mario rouillard, Montreal

10 juin 2011

Faut pas tout mélanger:  
La pollution et la surconsommation c'est une chose et il faut s'en occuper, plus que maintenant. 
 
La surpopulation aussi est un problème, mais dans les années 70, les "scientifiques" prédisaient des famines dues à la surpopulation pour les années 80 et 90. Ils prédisaient aussi une ère glaciaire avant l'an 2000 
 
Les GES c'est une arnaque, il y a toujours eu des variations de températures dues à des cycles naturel, et le CO2 n'a rien a y voir. Il y a des gens qui profitent de ce mensonge et qui l'alimentent. 
Il y a 400 ans, il y avait une mini ère glacaire. Il y a 1000 ans, il faisait plus chaud qu'aujourd'hui (optimum médiéval) Il y a 10000 ans, ont avait 2 kilomètre de glace par dessus nos têtes. Depuis 2 millions d'années la terre est la plupart du temps dans des ère glaciaires. Il y a 65 millions d'années, il faisait non seulement beaucoup plus chaud, mais le taux de CO2 était 5 fois plus élevé et la vie y prospérait. 
 
Alors cessez de capoter et de tenter de mettre sur le dos de l'humanité des cycles naturels. 
 
 
 

Christian Rioux, Gaspé

10 juin 2011

On voit bien qu'avec le réchauffement planétaire et les supposément activités humaines qui en sont responsables, rien n'est prouvé scientifiquement par le sacro-saint milieu scientifique. C'est surement un cycle naturel tel qu'il en est survenu dans le passé, certains scientifiques le disent. 
On ne peut remettre en question l'opinion des scientifiques, ils sont porteurs de la vérité et ce qu'ils avancent est indiscutable. C'est surtout indiscutable si l'un deux supporte ce que nous voulons croire. S'ils disent qu'il y a une cause à un événement, on les croit. S'ils disent qu'ils n'ont pas réussi à établir un lien entre une cause et un événement, on s'empresse de crier à qui veut bien l'entendre que la cause n'a aucun lien avec l'événement... 
Ceux qui ne supportent pas ce que nous voulons croire sont des charlatans corrompus par un quelconque groupe occulte qui veut nous contrôler. 
On nous demande de se remettre en question, de changer, d'être plus verts, plus respectueux de l'environnement. 
Ca sert à rien tout ca, on va faire tous ces efforts et dans 50 ans, nos enfants et petits enfants pourraient réaliser qu'on a crée pour eux un monde meilleur absolument pour rien... 

Belanger Sylvain, Montréal

10 juin 2011

Oui, il y a un déni, mais il y a pire que le déni, il y a le manque d'intelligence. Pourquoi imposer une taxe pour trouver des altenatives quand les alternatives existent déjà? Pourquoi ne pas les employer tout simplement?  
Une taxe sur la carbone équivaut à acheter le droit de polluer. L'argent qu'on pense sauver au départ, va être dépensé en double, plusieurs années plus tard. Les êtres intelligents adoptent des mesures intelligentes qui sont avantageuses économiquement, les idiots ne les voient pas et ne profitent pas des opportunités qui sont viables dans tous les sens du mot. L'intelligence ne s'achète pas et toute taxe ne nous en donne pas.

Jean Lespérance, Montréal Québec

9 juin 2011

Le niveau des débats actuels est futile. L'humain croit-il vraiment pouvoir prendre un certain contrôle sur la Nature par la gestion de ses habitudes ou par la recherche? C'est une goutte d'eau dans l'océan. C'est rêver en couleurs! 
 
La Nature aura toujours le dernier mot, avec ou sans nous. Il faut regarder la réalité en face et chercher surtout à trouver une solution humaine à l'accroissement constant de la population mondiale. Il est là le vrai problème. Mais il s'agit d'un sujet tabou... 
 
Une crise écologique désastreuse, déjà en branle, est ce que la Nature nous réserve si nous n'agissons pas dès maintenant avec responsabilité et modération.

Patrice Bernard, Amos

9 juin 2011

Prix citron à cette déclaration de Flaherty à la conférence OCDE: «On ne fait pas dans les augmentations d'impôt. Nous, on les baisse», et à la suite qui concerne l'idée de taxe verte: «Nous pensons que la meilleure façon de stimuler l'économie est de laisser le plus d'argent possible dans les poches des gens.» On sait où cette idéologie sans vision (et sans coeur pour les plus démunis de la société) a conduit l'économie des USA...

Jacques Lison, Gatineau

9 juin 2011

Merci de votre billet, il est rafraîchissant, d'autant plus que vous êtes économiste. Trop souvent les économistes mettent en contradiction croissance économique et développement durable. Comme l'économie mène notre monde... vous comprendrez que la notion d'environnement et de développement durable n'est pas vraiment d'actualité (pas pour le monde sérieux à tout le moins... cela doit être réservé aux jeunes, aux extrémistes ou aux rêveurs!). 
Vous, semblez y voir une avenue possible, voire nécessaire.  
Je suis totalement de votre avis. Nous nageons dans le déni et malheureusement, ce ne sont pas nos élus actuels qui veulent et donc, peuvent, changer les choses.  
Dans l'espoir que nous pourrons faire quelque chose avant qu'il ne soit trop tard... 2025 ou 2050, c'est demain matin et qui sait ce que l'environnement nous réserve dans cet écosystème meurtri.

Annie Chouinard, Gaspé

9 juin 2011

Les gens sont dans le déni, il y a juste à regarder ces derniers jours tout le smog à Montréal, j'étais à Varennes sur la Rive-Sud et il y a avait du smog. Maintenant les gens vont passer l'été à l'intérieur parce que ce sera le seul endroit exempt de pollution. Notre société s'en va dans le mauvais sens, je prône un retour aux valeurs de la nature et un rejet des valeurs trop capitalistes.

Julienne Tremblay, Montréal

9 juin 2011

– Prenons un exemple concret : Un des enjeux de la dernière campagne électorale était pour les habitants de la Rive sud : « On veut un nouveau Pont Champlain ! », hormis que ce joli ouvrage devrait coûter au moins 6 milliards. On prévoit certes deux voies dédiées pour le transport en commun et six pour les véhicules automobiles. En clair on anticipe avec une certaine raison que l’étalement urbain est fait pour durer. Qu’un nombre toujours croissant de « commuters » vont continuer de passer environ 10 heures par semaines minimum dans leur auto pour aller travailler. « On veut un nouveau Pont ! », mais mais mille pardons : « Où est le développement durable dans tout cela ? » – « Où se trouve cette croissance verte dont il est sujet dans ce bulletin ? » 
 
« On veut des autos qui consomment moins ! Mais on veut pas changer nos habitudes de vie ! » – « On veut le beurre pour pouvoir financer notre style de vie ; on veut en plus l’argent du beurre pour avoir du fun ! » -– « Pourquoi voudriez-vous que ça change ? » Le Canada est un pays riche, nous avons de belles ressources naturelles, les cours de ces ressources ne cessent de monter, nous avons de l’eau plus qu’il n’en faut et nous continuons toujours d’importer des populations comme d’autres importent du riz ou des denrées de première nécessité. 
 
Pourquoi nous en faire ? – Si les choses devaient aller plus mal ailleurs nous aurons encore plus de candidats à l’immigration ! C’est une véritable aubaine que d’avoir plus de main d’œuvre qui puisse travailler plus pour moins. Ceux qui sont déjà là devront ajuster leurs prétentions face à cette concurrence bon marché. 
 
J’ai encore une autre très bonne nouvelle : 20 à 25% de citoyens bien équipés pour consommer sont largement autosuffisants pour faire tourner 75% de l’économie. Il n’y a aucun souci à se faire ! Notre avenir est radieux quitte à avoir quelques laissés pour compte de plus ! Et s’il devait y avoir une crise, ce serait alors une occasion d’affaire exceptionnelle pour des investisseurs aguerris.

Serge Drouginsky, Longueuil

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