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Carnet Manon Globensky

11 janvier 2011

Le débat sur le port d'armes


« Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d'un État libre, le droit qu'a le peuple de détenir et de porter des armes ne sera pas transgressé » : ainsi se lit le deuxième amendement de la Constitution américaine, qui est à l'origine de tellement de débats aux États-Unis.  
 
Des débats qui se tiennent principalement entre la National Rifle Association (NRA), qui est le défenseur absolu du droit de posséder et de porter des armes, et ses détracteurs, souvent des citoyens qui ont été blessés eux-mêmes ou ont perdu des êtres chers lors de fusillades.  
 
C'est un débat qui est en évolution constante. Et comme les règles quant à la possession d'armes varient d'un État à l'autre, alors permettez-moi de ne retenir, pour ce carnet, que quelques éléments pour illustrer la remise en question qui fait surface depuis la tragique fusillade de samedi dernier, à Tucson, en Arizona.  
 
L'impact éphémère des tragédies 
 
Lors de la tentative d'assassinat du président Ronald Reagan, le 30 mars 1981, son secrétaire de presse, Jim Brady, a été touché à la tête. Il en est demeuré partiellement paralysé. Une campagne en son nom a réussi à instaurer, à partir de 1994, une vérification fédérale des antécédents des personnes voulant acheter une arme. Mais la Cour suprême a jugé inconstitutionnelle la provision de la loi Brady qui obligeait les États à faire aussi de telles vérifications. 
 
Par ailleurs, la Cour suprême, au cours des dernières années, a donné raison, en général, aux défenseurs du deuxième amendement lorsqu'ils contestent les restrictions que des États et des villes tentent d'imposer.  
 
Dans une décision de cinq contre quatre en juin dernier, la plus haute instance du pays réaffirmait que le deuxième amendement s'applique tant au niveau fédéral qu'à celui des États et ouvrait la porte à la révocation d'une interdiction vieille de 28 ans des pistolets dans Chicago et sa banlieue d'Oak Park.  
 
L'arme à feu, un mode de vie 
 
La représentante démocrate de l'Arizona, Gabrielle Giffords, qui lutte encore pour sa vie à l'hôpital de Tucson, est elle-même partisane du droit du port d'armes, aimant dire qu'elle possède un Glock 9 mm et qu'elle est une bonne tireuse. Le juge qui est mort était membre d'un club de tir.  
 
L'Arizona est un des États qui a les lois les plus souples en matière de possession et de port d'arme. C'est un des trois États où il ne faut pas de permis pour porter une arme dissimulée. Les gens peuvent même aller au restaurant ou dans les bars avec une arme dissimulée sur eux.  
 
Jared Lee Loughner a pu se procurer une arme légalement sans problème parce qu'il n'était pas fiché. Il a acheté ses trois chargeurs de capacité supérieure – ils contiennent 33 balles chacun, plutôt que 10 ou 17 balles - le jour même de la fusillade. Dans un Walmart.  
 
La difficulté de réglementer 
 
Dans les heures qui ont suivi la fusillade, des voix ont commencé à s'élever sur le contrôle des armes à feu... comme chaque fois. Mais une des plus ardentes militantes pour la restriction des armes à feu, la représentante démocrate de New York, Carolyn McCarthy, admet elle-même qu'elle ne peut pas s'attaquer au contrôle des armes à feu devant le Congrès actuel. 
 
Par contre, elle présentera dès le début de la semaine prochaine un projet de loi pour interdire la vente au grand public des chargeurs de capacité supérieure. Ces chargeurs ont été interdits jusqu'en 2004 en vertu d'une loi qui empêchait l'achat de certaines armes semi-automatiques par le grand public, loi qui a cessé de s'appliquer en 2004 donc. Aujourd'hui, seuls six États et le District de Columbia interdisent ce type de chargeurs. 
 
Fait intéressant : au lendemain de la fusillade, les ventes quotidiennes de pistolet ont augmenté de 60 % en Arizona, par rapport à la même journée l'année dernière. Et un des modèles les plus populaires : le Glock 19, comme celui qu'a utilisé Jared Lee Loughner.


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Manon Globensky est la correspondante de la radio de Radio-Canada à Washington. 
 
Elle a fait ses débuts comme reporter radio en 1986. Elle a occupé le poste de correspondante parlementaire à Ottawa de 1994 à 2004, tout en faisant quelques couvertures à l'étranger. Ainsi, elle s'est rendue au Kosovo en 1999, en Afghanistan en 2001 et 2006, au Koweït et en Irak en 2003. Elle était également sur place lors du départ du président Jean-Bertrand Aristide d'Haïti, en 2004. 
 
Lorsqu'elle était correspondante au Proche-Orient de 2004 à 2007, Manon Globensky a suivi le retrait israélien de la bande de Gaza, l'élection du Hamas lors des législatives palestiniennes et les récentes tensions entre le Fatah et le Hamas. Elle a aussi couvert les élections présidentielles en Égypte, les importants changements politiques au Liban et la guerre entre le Hezbollah et Israël en 2006. 
 
Elle a ensuite été la correspondante de la radio de Radio-Canada à Paris pendant trois ans. Elle y a couvert l'actualité dans toute l'Europe.

13 janvier 2011

Plus pres de nous , a Montréal , nous avons une milice patriotique dirigée par un pseudo major , y a t`il des armes prohibées ?? je m`inquiete sur le fait que des illuminés qui se veulent patriotiques puissent fonder une milice et tres probablement avoir en leur possession des armes . ca se passe en plein quartier résidentiel dans l`est de Montréal , c`est plutot surprenant que ces individus puissent fonctionner en tant que milice dans un pays comme le notre , nous ne sommes pourtant pas en Somalie .

m Edoin, trois rivieres

11 janvier 2011

Sauf erreur de ma part, ce sont environ 30 000 personnes qui perdent la vie aux États chaque année par des armes à feu. C’est pire que la guerre. Le port d’arme existe dans d’autres pays du monde, c’est le cas de la Suisse notamment où toute personne en âge de faire son service militaire conserve un fusil de guerre et souvent un pistolet. Pourtant, jamais personne ne parle de la Suisse pour ces excès, car c’est un pays paisible.  
 
D’où vient la différence ? – Culturelle peut-être, mais elle est surtout au niveau de l’instruction.  
 
Le manque d’instruction est un fléau pour tout et pas seulement pour les armes. Parce que les gens maquent d’instruction, ils mangent mal, deviennent trop gros, dépense l’argent là où il ne faut pas, développent quantités de troubles de toutes sortes, psychologiques et physiques et parce qu’ils manquent d’instruction font des usages dysfonctionnels de quantités de choses qui sont en vente libre. Ce n’est pas spécifiquement le second amendement qu’il faut amender, c’est l’instruction qu’il faut rendre obligatoire jusqu’à l’âge de 20 ans. Ainsi les américains se conduiront comme des adultes et sauront dans quelles dépenses il doivent mettre leurs priorités. 
 
L’instruction publique reste la clef de voûte d’une société paisible et organisée.

Serge Drouginsky, Longueuil

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